« Mademoiselle, avez-vous besoin d’aide ? »

Tu sais comme moi que parfois les fins de session peuvent être très horribles sur le corps, sur la vie et, dans mon cas à moi, plus particulièrement, sur le mental. Mais tsé, encore à ce jour, je me remémore ce moment et je me pose tout simplement la question : « Maude, Pourquoi ? »

 

Check moé ben aller…

 

Cela faisait quelque temps que je jasais à un petit garçon sur les applications de rencontre comme le fameux Bumble. (On dirait que ça me gêne à chaque fois quand je dis aux gens que je me suis déjà inscrite là-dessus, mais je ne connais pas la raison qui m’évoque ce sentiment. Peut-être que c’est à cause que je n’ai jamais réellement été en date avec aucun des garçons que j’ai « like » sur Bumble. Je ne pourrais pas dire, mais ouain). Alors, parle, parle et jase, jase comme dirait tit Jacques pour arriver à l’événement croustillant de son histoire. Et je dois vous avouer que je ne comprends pas les gens qui vont s’étendre pendant dix ans sur les réseaux sociaux avant d’aller rencontrer la personne. De mon côté, je préfère rencontrer la personne dès le début pour ne pas perdre mon temps, car comme dirait Stephen : « Time is money! » (un grand sage du marketing). Où je veux en venir avec cela, c’est que j’avais l’impression que ça « glandait » avec lui. À chaque fois qu’on voulait se voir, ça finissait par ne pas arriver et ça m’énervait énormément. Tsé, mettre mes énergies dans une personne qui ne veut rien savoir, je vais aller voère ailleurs. Merci, bonsoère.

 

Alors, une journée avec très peu de sommeil, je me suis dit que c’était la journée où je mettais fin à tout ça. Et cette journée était précédée d’une remise qui s’est terminée à 4 h du matin. Ainsi, j’avais opté pour ma technique préférée : le dodo habillé. Cette technique consiste à s’habiller de manière confortable pour ma journée d’école du lendemain et d’aller me coucher afin que si mon réveil a du retard, je n’ai pas besoin de me casser la noix à essayer de choisir du linge. Le lendemain matin, presque aussi rayonnant que le soleil dans les Télétubies (mais qui rush un peu, mettons), je me dirige vers l’école. Sur le chemin du retour vers la maison, je fais un petit détour pour aller déposer son amie où ses parents l’attendaient. Et cet endroit se trouvait à proximité du dit lieu de travail à ce cher jeune homme, alors je le texte : « Allô, veux-tu que je te dise un tit kekou à la job ? ». STOP.

 

  1. C’est non.
  2. C’est non.
  3. C’est non, tu ne vas jamais rencontrer une personne pour la première fois à son lieu de travail.
  4. C’est non.
  5. C’est non.

 

Mon histoire aurait dû se terminer ici, mais comme je n’ai pas pris la bonne décision et que je n’ai pas suivi les cinq règles d’or présentées ci-dessus, il y a une suite…

 

Il me répond : « Oui, tu peux venir ! ». Oh la la ! Je vire excitée. Je prends mes clics et mes claques, je dis beubye à ma chum et je me dirige en direction de sa job. Quelle erreur ! (les yeux m’ont fermé et j’ai eu un pincement de douleur dans mon ventre, car je n’en reviens pas de ce que je suis sur le point de te raconter) je suis à deux pas de rentrée, je l’appelle. Il me répond, mais il me dit qu’il ne peut pas me répondre tout de suite, car il est avec une cliente, mais que je peux rentrer et l’attendre dans le magasin. Je rentre.

 

C’est un magasin de meubles haut de gamme. Oh c’est sûr que c’est une blague !

 

Je n’ai aucunement la tête d’une fille qui va magasiner des meubles, on va se le dire, mais j’essaie de me convaincre moi-même et je pousse la porte avec confiance et conviction. Je suis nerveuse au boute. Je vois passer une silhouette d’homme avec une cliente. ZOUP (bruit d’un déplacement rapide). Je me cache dans une section loin de l’endroit où cedit homme se dirige. Je panique un peu, car je n’ai pas mes lunettes et je ne suis pas capable de discerner si c’est lui ou pas de loin. Je commence à paniquer, je n’ai aucunement le goût qu’on se ramasse un en face de l’autre à cause que je suis assise sur une belle chaise de velours émeraude et qu’il souhaite la conseiller à sa cliente. Je me résonne, je suis rentrée, je ne peux pas juste ressortir comme une tite brebis apeurée. Tout en restant cachée derrière une colonne telle qu’une espionne en herbe, je ne fais que balancer mon corps légèrement à gauche pour voir si cette section est libre d’exploration. Au même moment, j’entends un « Bonjour Madame, est-ce qu’on peut vous aider dans vos recherches ? » Je sursaute comme jamais. Je me retourne vers elle et je la regarde avec un sourire de fille ben malalalalalaise, car elle m’a prise lorsque je me prenais pour James Bond et je lui réponds que tout est correct pour moi et qu’elle est bien fine. Elle me répond avec un silence et un sourire fake et retourne à l’accueil.

Je commence à explorer la section dans laquelle je suis comme une personne normale. Après avoir fait trois fois le tour de la même section, je prends mon courage à deux mains et je décide de traverser vers une autre section, la section des chambres à coucher. Dès mes premiers pas en dehors, je vis un stresse immense et je ressens le besoin de retourner à toute vitesse dans la section de départ accessoire cutie pie. Cependant, je décide de passer, disons, par la mauvaise place, je me ramasse la tête dans une jungle de fausse plante. Parce qu’il fallait de toutes les entrées possibles que je prenne la plus serrées et la plus occupées par des plantes (il faut croire que j’ai un faible naturel pour les plantes).

 

Bing

Bang

Fonce dans le pot de fleurs

Essaie de le rattraper

Hip, ça ne marche pas…

Awaille à terre le vase de fleurs en crystal à 400$

 

Tout ça pour dire que je me suis ramassé la tête complète dans les arbustes. Je recrachais les tiges et j’étais sur le point de retirer la branche qui m’avait été plantée dans la narine (c’est le cas de le dire une plante plantée… tu l’as pognes-tu ?), lorsqu’un homme m’approche et me dit « Mademoiselle, est-ce que vous êtes correcte ? »

 

Silence

 

Je regarde à gauche et à droite.

 

Et je lui réponds avec ma branche bien enfoncée dans ma narine comme si de rien n’était : « Oui, oui ! A1! Comme sur des roulettes ! » (avec un bon vieux thumbs-up pour bien closer le malaise). Il me lance un regard jugeur et se dirige vers une direction inconnue du magasin. Je retire la tige de mon nez et je suis découragée. Cela fait 15 minutes que j’attends et il est encore avec sa cliente. Là ça suffit les conneries, je sors de cette section sinon ce sont des plans pour que l’ensemble des employés appelle Info Santé et pose des questions sur quel genre de maladie j’ai.

 

Je commence à marcher dans le magasin, jusqu’à tant que je croise un miroir. Oh petit Jésus. Je commence par me regarder les pieds… Je portais des vieilles bottes dont les lacets m’avaient lâché le matin même, alors j’avais pris mes lacets de converse blancs et je les avais mis sur mes bottes noires… l’ensemble est terrible. Je remonte le outfit et mon regard s’arrête sur mon haut j’ai un immense hood avec un manteau Tommy Hillfiger d’homme. J’ai l’air d’une fille qui essaie d’être sportive. Oh Jésus. Je regarde au loin la dame en robe avec un long manteau de feutre et je suis découragée par mon habillement. Mes yeux finissent par s’apposer sur mon visage. STOP.

 

Avant que je commence à me décrire, je te conseille d’aller sur Google Images et de rechercher « Bibi et Geneviève ». La beubitte verte, je ressemblais à cela.

 

Mes cheveux étaient le reflet de ma courte nuit, mes yeux étaient creusés par les cernes et le stresse avait ravager mon visage avec des boutons. J’ai eu peur de moi-même quand je me suis vue. Au même moment que je constate ma laideur, je vois son visage apparaître vite vite dans le coin de mon miroir. Je me retourne, il est en train de montrer une magnifique commode en bois d’acajou pour la chère dame. Il prend son téléphone et au moment qu’il le redépose, le mien sonne. Je le regarde et il m’a écrit qu’il est désolé de ne pas être à moi, la cliente lui prend plus de temps que prévu. Je lui réponds que ce n’est pas grave, que je vais l’attendre.

 

Malgré ma laideur je tiens le coup. Je regrette d’avoir mis les pieds dans le magasin. Cela fait plus de 45 minutes que je tourne en rond. Je commence à perdre légèrement patience et mon ventre me crie à tour de bras qu’il est affamé. J’abandonne, je décide de m’asseoir dans une chaise. Une dame me voit et se dirige vers moi. Nenon, pas encore là. Elle me dit :

 

– Mademoiselle, cherchez-vous quelque chose en particulier ?

– Non, je suis ici pour voir Tanguy.

– Désirez-vous que j’aille l’avertir de votre présence, il ne semble pas au courant ?

– Non, il est au courant. Il est présentement avec une cliente. Il viendra me voir après…

 

Malheureusement, j’étais dans le déni, car une heure et demie plus tard, après mes trois naps différents sur divers matelas (je suis définitivement une fille de matelas semi-mou) et dans divers décors (le sommeil me venait plus rapidement dans une ambiance chic, mais décontractée), j’ai pris la décision de quitter le magasin. Dès que la vieille dame tourna le regard, j’ai accompli le plus gros sprint de ma vie et j’ai traversé les portes du magasin vers l’extérieur. À ce moment, j’ai réalisé que j’avais eu ben l’air pathétique.

 

Pi ben c’est ça.

 

Comme dirait Jean : « Ne lâche pas la dating ma jeune ».

 

Et je lui répondrai un pouce levé (thumbs-up) de championne….

 

Malèze.

 

MG

 

 

Oué, oué. Me too! (partie #2)

Es-tu prêt(e) à te remettre dans le bain?

Ok, 3, 4.

Bloup, bloup.

C’est parti.

George m’attend dans l’auto. Je regarde par la fenêtre entre deux panneaux de stores pour voir s’il a l’air similaire à ses pics Instagram. OK, c’est lui ! Je sors dehors, je suis nerveuse comme une chenille qui se transforme en beau papillon. Je tiens le regard bas à la hauteur de mes pieds, en cas de prévention à la chute (je ne fais qu’être prudente). J’ouvre la porte de derrière, et je lance un « allô » en déposant mes raquettes et ma salopette (oui, oui, ma salopette comme un enfant de 4e année qui va jouer chez son ami tit Guy). Il me répond un « Hi ». Oh petit Jésus ! J’avais oublié. Oh Jésus. Parce que, oui, petit détail important que je n’ai pas mentionné, le gars est méga solide anglophone (tu l’as pognes tu maintenant George, c’est George, mais dit avec un accent english. OK, elle n’était pas si drôle)Toutes personnes qui étudient avec moi savent que je déteste parler en anglais. (Ce qui est très absurde, car j’étudie dans une université anglophone, mais bon hein). Même qu’il m’arrive de m’obstiner à répondre en français à mes professeurs (les pauvres), alors mes amis deviennent mes traducteurs privés. Histoire vraie. Bref, peux-tu te dire que la motivation de discuter en anglais ce matin est à – 10/1000 (si tu n’avais pas deviné plus tôt, ceci est une échelle de motivation que j’utilise dans l’ensemble de ma vie pour n’importe quelle situation. Mon usage est un petit peu abusif et cela devient légèrement agressant à la longue). Je m’assois. Je commence la conversation en anglais. Après mes deux premières phrases, je me dis que c’est assez pour aujourd’hui. George comprenait super bien le français, alors pourquoi me fendre les foufounes ? Tsé veux dire. (Tu me détestes encore hein ?)

Il est possible de conclure que je considère George comme mon âme sœur dès les premières minutes de notre rencontre. Oué.

 

La route se déroule super bien, on parle un peu de n’importe quoi. Mais au moment où on est sur le point d’arriver à la montagne (une heure plus tard), je réalise que j’ai épuisé l’ensemble de mes sujets de conversations et qu’il me reste encore l’ascension complète du mont ET LE RETOUR. Je commence à paniquer… légèrement. On débarque de l’auto et il est temps de se préparer pour la randonnée. Je me déplace vers l’arrière et je mets mes pantalons de neige. HIPELAYE. Je réalise que j’ai commis une immense erreur la veille ; un retour au gym. J’avais les jambes aussi stiff que des pattes de poules. Tous les mouvements que j’exécutais me prenaient l’ensemble de mon énergie. Je n’ai rentré qu’une seule de mes courtes cannes dans ma salopette que je réalise que je suis déjà à bout de souffle. Je fais comme si de rien n’était, je continue à me préparer en lui lançant l’un de mes plus beaux sourires les moins convaincants. Je finalise mon sexy outfit qui se résume à mes pantalons de neige orange et rose fluo pour bien l’aveuglé, mon manteau North Face bonhomme Michelin (je tiens à clarifier que je parle bien du personnage fait à partir d’un empilage de pneus) et ma tuque qui me donne une tête d’œuf (elle est tellement serrée qu’elle finit toujours par se ramasser juste sur le dessus de ma tête comme un cône, c’est super). Je me sens, comment dire, aussi sexy qu’une Megan Fox qui va faire de la pêche sur glace, not. On se dirige vers l’entrée du sentier.

 

On arrive au début de la piste… J’ai passé à deux poèls de virée de bord. Oh non, nenon. Déjà que j’ai perdu la moitié de mon énergie en mettant mes pantalons de neige, je viens de céder le restant en montant mes yeux jusqu’en haut de cette piste. Comment vous expliquer… le chemin était aussi abrupt qu’une piste de ski dont la pancarte indique 100 losanges noirs (pour te mettre en contexte, j’ai de la misère à faire les pistes familiales avec un cercle vert). Il s’élance. Je le suis. Cela ne fait qu’une minute et j’ai la patate cardiaque dans le tapis. Je manque de souffle. J’ai chaud. Il faut que je trouve une manière de prendre une pause après deux minutes de marche sans que ça ait l’air d’être à cause que je n’ai aucun cardio, mais bien, car je suis une fille en forme qui cherche à améliorer ses performances. Je m’observe. AH ! LES RAQUETTES. Je m’arrête. Je me plie en deux et je commence à jouer avec toutes les ganses et les clips pour les « arranger » telle une mécanicienne de la raquette hivernale. Je relève ma tête rouge comme une tomate à cause de mon corps qui bouillonne de chaleur et l’ensemble de mon sang qui est rendu dans celle-ci à force d’étirer le temps en flattant mes raquettes (parce que, oui, après 30 secondes, il est possible de conclure qu’il n’y a pas 100 éléments à fixer sur ses raquettes, donc je manquais un peu d’inspiration). Après cinq minutes, je réalise que je ne peux pas éterniser encore plus la chose, je repars. Un autre cinq minutes plus tard, je ne suis plus capable. Je dégouline. Je sens une goutte qui glisse contre mon visage, je ne m’endure plus ! Je m’observe pour une seconde fois et la tactique des raquettes me tente, mais je crois que si je la réutilise cela va être évident que je ne suis tout simplement pas en forme. Je compte mon nombre de chandails et je me dis qu’un de moins pourrait aider mon corps à se tempérer et cela pourrait être coquin, n’oublions pas qu’on est encore dans le contexte d’une date. OK superbe ! J’enlève mon manteau. Je retire mon chandail. J’essaie de le ranger dans mon sac, il est trop gros, je suis incapable. Je pousse comme une bonne folle. Il me propose de le mettre dans son sac, mais je me garde une rikiki gêne avec l’odeur qui a dû s’imprégner dans mon kangourou. Celle d’une jeune femme qui a beaucoup de volonté, mais qui est peu en forme à cause de son petit gras d’ours polaire. Je réessaie quelques fois à le faire rentrer dans mon sac (je ne suis pas conne, j’essaie de gagner du temps de pause, bon). Je l’enroule autour de ma taille. Nous repartons et nous arrivons, finalement, à la fin de ce chemin que l’on pourrait comparer à la montée de l’Everest.

 

George prend un moment pour regarder les diverses pistes qui mènent au sommet. PARTÉ, je peux reprendre mon souffle. Nous repartons dans une autre direction. Je marche à sa vitesse, et je m’avoue que je ne suis aucunement capable de le suivre. Je suis tellement essoufflée que je suis incapable de répondre à ses questions lorsqu’il m’en pose (et c’est tellement malalalalalaisant qu’il ne m’en pose aux 20 minutes). Je me tiens à des réponses qui ne contiennent pas plus que quatre mots pour ne pas que mon essoufflement se fasse ressentir. J’avais l’impression d’être le genre de personne qui a gonflé des ballons pendant deux jours de suite, sans pause, et qui souhaite reprendre son air, mais qu’elle est incapable, car elle vient de recevoir l’annonce que c’est la fête de son amie Jocelyne et qu’elle doit regonfler des ballons (tu la pognes-tu ?). Bref, plus nous avançons dans la montée, plus je réalise que je m’en fous. Oui, je m’en fous. Je suis tannée d’essayer de le suivre, je ne suis in-ca-pa-ble. Alors, je décide de ralentir le pas. Il se retourne. Il me regarde dans le blanc des yeux et…continue. IL NE DÉCÉLÈRE PAS. IL GARDE LA MÊME VITESSE. AUCUNE PITIÉ. Toutes les 15 minutes, j’avais le droit à un « How’s going back there? », et je dois vous avouer que c’était la phrase la plus mignonne qu’il m’a dite dans l’ensemble de notre journée. Je me sentais en santé et vivante, tsé.

 

Nous arrivons à une nouvelle croisée des chemins. Je ne souhaitais qu’une chose qui me pointe la piste que nous venions de prendre, afin de retourner sur nos pas. Entre temps, nous avons rencontré des gens qui faisaient du ski de fond. Au même moment, l’un d’eux tombe dans la neige et perd ses skis. Mon instinct de survie s’enclenche. Je saute sur l’occasion pour prendre une branche de sapin. Je cogne le garçon avec celle-ci, afin de le sonner, et je pars avec ses skis vers le pied de la montagne. (Ce n’est définitivement pas ce qui est arrivé, mais cela m’a réellement traversé l’esprit. Tu sais quand ta date se déroule juste trop bien ? Awn, c’est si beau les papillons du premier rendez-vous.). Il me pointe le prochain et dernier chemin pour atteindre le sommet. Nous voilà repartis.

 

Il recommence à avoir la jasette (te le dis! J’étais aussi surprise que toi). Par contre, la conversation ne s’étend sur qu’un seul sujet, lui qui veut absolument que je lui parle en anglais. Ça fait plus de 15 minutes qu’il me parle de ça. Je pogne les nerfs à l’intérieur. Malgré que je lui répète depuis le début que je n’ai pas le goût et ni l’envie de converser en anglais, car je ne suis pas alaise. Il continue à pousser et à pousser. Peux-tu te dire que lorsque j’ai vu que le message ne passait pas, j’ai EXTRÊMEMENT RALENTI LE TEMPO. Je voulais avoir la sainte paix…

 

Nous sommes rendus à la moitié du chemin final. Seigneur de petit Jésus. Celui-ci vient de me délivrer de ma souffrance. George ne cessait de me dire qu’il avait mal à la cheville depuis le début de la montée, et étant donné mon état de jeune athlète olympique dans la catégorie plongeon, je ne souhaitais qu’à chaque fois qu’il me dise qu’il n’était plus capable de supporter sa cheville, afin que l’on redescende. Et ce moment, mesdames et messieurs, s’est produit. Un peu trop tard, mais bon, on ne se plaindra pas. Il me demande ce que je désire faire, je lui réponds « ça ne me dérange pas » (ne mentez pas les jeunes, c’est méchant). Il prend la décision d’arrêter pour sa cheville. Nous faisons demi-tour. Une larme de joie s’écoule sur mon visage. Je me sens reprendre vie, comme si une petite lumière me soulevait de bonheur.

 

Après une descente à un bras de distance de chacun, devrais-je dire à 100 km de distance de chacun, nous sommes enfin au pied de la montagne. Nous nous déshabillions. Je conserve ma tête d’œuf pour le trajet du retour pour ne pas trop l’horrifier et lui démontrer mes efforts trop prononcés pour cette randonnée et mes magnifiques combines de ski pour lui montrer mon corps de mannequin de pieds. Nous sommes sur le chemin du retour et il me demande si j’ai le goût d’aller manger. Ben non. Ben voyons dont. On ne sait pas dit un seul mot de l’ensemble du temps qu’on a passé dans la montagne. Il ne fait que se résumer à « Why won’t you to talk to me in english? ». Sérieusement, je ne peux juste pas dire un oui. Je ne comprends même pas pourquoi lui-même veut continuer à passer du temps avec moi. Il m’a laissé poiroter (comme dirait Pierrette) derrière lui, seule, TOUT LE LONG DE LA RANDONNÉE, chocolat! (Comme redirait Pierrette). Je suis dans le néant. (Et me revoilà une personne terrible. 3, 4) Je lui dis que ma grand-mère est arrivée à la maison plus tôt que prévu. Aouch. Je sais, mais à ma défense, je l’avais prévenue que je n’allais pas pouvoir le soir. Et ce n’était pas totalement faux, ma grand-mère allait être en route vers ma maison, mais le lendemain. Ça ne se fait pas ? Non ? OK. Alors, il me conduit chez moi.

 

L’heure

la

plus

malaisante

de

ma

vie.

 

Tic

Toc

Tic

Toc

Malèze

 

Silence

Silence (pour les Anglos)

NON, MAIS UNE CHANCE QUE NOUS SOMMES PARTIS PLUS TÔT, SINON NOUS AURIONS ÉTÉ PRIS DANS LE TRAFIC. T’IMAGINES-TU 2 h 30 DE TIC TOC MALÈZE

 

J’étais tellement malalalalalalalalaise que j’ai texté un autre garçon pour savoir ce qu’il faisait ce soir, honte à moéééééééé.

Mauvais coup, après mauvais coup la chum.

On arrive enfin chez nous. Il me dit « It was nice to see you, We should do this again. ». Je lui réponds « Oué oué, me too ». Dès que je ferme la porte, je me confirme que c’était la dernière fois que je le voyais. Impossible que je revive une date de même. Non merci. Comme non de chez merci.

 

Le lendemain matin, je reçois un texte :

George: Hi!

Ben voyons dont.

Moi qui croyais avoir agi comme le Grinch, il faut croire que c’est attirant…

 

MG

Oué, oué. Me too! (partie #1)

Taluuuuuuuuuuuuuuut !

(Moi qui te retiens de tomber de peu importe la place où tu te trouves, que ce soit une chaise, un lit, un trottoir, une trottinette [r’garde où qui te plaît]) Eh oui, malheureusement, je suis encore vivante. On va s’avouer ici nos quatre vérités, je ne suis, définitivement, aucunement assidue. Sérieusement, cela fait pitié ! Il est possible de conclure, dans ce cas-ci, que je ne deviendrais pas une business girl en vous harcelant avec des up coming articles sur ma story Instagram ou en faisant des vidéos de ma vieille tête. Bon, on va commencer avant que tu te rappelles que je te gosse, légèrement, un peu.

Comme dirait ma grande chum du Nord : « 2019, l’année du sexe » et je lui répondrai « On me le souhaite ça fait 100 ans que je n’ai pas eu de sexe ! »

Après l’avoir ri en titi, j’ai réalisé que ma réponse se rapprochait, tristement, de la réalité. Alors, je me suis dit que j’allais être active sur le marché des célibataires en tentant d’aller à des dates. Rappelons-nous que je ne suis jamais, réellement, allée en date. Mettons. Tsé. Ouain, non. C’est la réalité. Ainsi, tu peux comprendre que je ne détiens, certainement, pas une ceinture noire dans le domaine du « swipage » sur Tinder. J’ai le pouce, légèrement, fatigué après trois têtes et un sentiment de culpabilité qui m’empare quand je croise des gens que je connais ou des fréquentations dont j’ai mis terme la veille (malèze). Je ressens ce besoin et ce goût d’arriver à faire le quart de ce que certaines personnes font, car oui, nous, les millénaux, nous détenons des GODDESSES de dating life. Ce sont des gens qui sont capables de date un individu différent à chaque repas de la journée ; un pour le petit brunch coquin du matin (si tu considères la mauvaise haleine du matinale comme un turn on, cette heure est conseillée pour toi), un pour le dîner (cependant, il n’est pas très recommandé, car c’est trop une atmosphère casual), un pour le souper (oh la la ! Si tu veux être une tarte mignonne, c’est le bon repas à choisir) et quand les GODDESSES de Bumble se sentent funky, elles ont le droit à une personne pour un verre durant la fin de soirée (ça les copains, c’est coquin de chez coquin) ( j’ai l’impression d’être une rédactrice de chez Narcity. Woop! Woop!).  Alors, si on fait les calculs, le quart équivaut à une personne par journée. Donc, ça devrait être faisable comme objectif que je me disais…

PS Les parenthèses de conseils, mentionnées plus haut, sont déconseillées pour une dating life en santé. Si tu appliques, tu vas te ramasser comme moé chum. Penses-y deux fois.

 

Jusqu’à temps

Qu’un jeune homme slide dans mes DM, parce qu’aujourd’hui on sait qu’il n’y a rien de plus romantique que quelqu’un qui t’envoie un message Instagram. À chaque fois, j’ai un petit pincement de cœur, car j’aimerais, définitivement, plus recevoir un tweet, tsé veux dire. (Comprends-tu ? Non ? Parfait, moi non plus ! On continue). Alors, ce monsieur que nous allons appeler George pour les besoins de la cause (la cause, ici, qui est le fait que je vais te partager une histoire vraie, ouéoué, it is based on a true story mon cher, comme un bon vieux film d’Hollywood). Avant que l’on commence, je tiens juste à dire que tu as mal lu le nom, c’est George, pas George. Non. Tu ne l’as toujours pas. En tout cas, tu comprendras plus tard.

DONC (oui, je te le promets que l’histoire commence maintenant !), nous jasons sur les réseaux sociaux. Et puis, on prend le numéro de l’un et de l’autre. Et nous arrivons à ce fameux moment où George me demande si j’ai un petit trou pour lui pour qu’on se jase de nos vies respectives en espérant impressionner l’un et l’autre. J’étais très hésitante face à cette rencontre, car George ne faisait pas partie de ma palette. THE PALETTE, comme dirait ma chum Alex : « Si tu ne fit pas dans la palette à Maude, Good Luck mon chum ! » En d’autres mots, ce qu’elle essaye de transmettre comme message, c’est que je suis légèrement, juste un petit peu, mais comme vraiment pas beaucoup difficile avec les garçons. (Si jamais vous voulez savoir si vous passez le test, messieurs, veuillez m’écrire en privé. C’est une blague. C’EST UNE BLAGUE. NE FAITES-LE PAS ! Merci ). Alors, disons que je n’ai pas pris le temps de prendre le temps de passer du temps avec lui (j’ai ce pressentiment que ma répétition maline du mot « temps » te donne envie de t’arracher les poèls de la tête, hehe), mais, en 2019, j’ai attrapé mon courage à deux mains et j’ai dit oui. Oui à la date. Eh merde.

 

Le gars me propose une date surprise toé.

 

La date pas mal surprise confettis va comme suis :

(Prépare-toi à me détester durant le premier paragraphe). Nous sommes à la veille de notre rendez-vous. Il est 23 h du soir et je vis des regrets. Il m’écrit qu’il a hâte de me voir et je n’ai aucunement ce sentiment en retour, donc je ne fais que lui envoyer ma fameuse lune malaisante qui évite son regard. Cependant, je me fais à l’idée que c’est sûrement juste parce que je suis fatiguée ? (OK, svp, ne me juge pas, je finis par y aller!) Il termine en m’écrivant que demain je vais devoir être prête tôt le matin. Moi, nonchalante, innocente, je me dis que je me réveillerai au gré de mon être, étant donné que je suis un petit early bird (très faux, je n’avais juste aucune motivation et je me cherchais une excuse pour le lendemain. Honte à moi !)

 

Jour de la date surprise, dont j’ai reçu l’ensemble des confettis dans le visage :

Je me réveille, 8 h du matin (maudite marde que c’est tôt), je vois que j’ai texto de sa part me disant « Good Morning ». Je culpabilise. Je fixe mon téléphone et je me demande si je fais profil bas sur les réseaux sociaux et je demeure hors ligne ou si je lui réponds pour lui annoncer mon réveil. Je prends la décision méchante, et j’y vais avec la première option. Une heure et demie plus tard, je culpabilise à 10/10, je ne peux pas continuer. Je lui réponds que je suis debout. Il me dit que nous avons toujours assez de temps pour accomplir l’activité qu’il souhaite faire……………………………………………………………………..

 

MOUNTAIN CLIMBING. osti.

 

Où sont les caméras cachées de « Je t’ai eu ! » ?

Comme nenon là.

Habituellement, j’aurais été la première à sauter de joie, car j’ai cet amour, cette passion pour le plein air, mais là, pour un rendez-vous ? Hen hen, no way. En lui répondant, je m’embarquais dans une date qui va non seulement s’écouler sur une journée COMPLÈTE, MAIS QUI COMMENCE DANS UN CHAR. AIDEZ LA QUELQU’UN!

Suite à venir.

MG

Le trésor empoisonné

J’ai 20 ans.

Je suis de retour au chalet par ce mois gris de novembre. Je suis seule. Seule au monde. Je n’ai aucun contact avec l’extérieur, car je n’ai pas réseau Wi-fi, mes voisins ne sont pas dans leur maison, mes parents ne m’ont pas accompagné. Je suis seule, seule étendue sur mon divan vert crotte de nez foncé pas mal laitte et ensevelit par deux doudous brunes ben ben douces (tu n’y créerais même pas tellement qu’elles sont douces). Bref, hein on ne va pas commencer le concours de la personne qui a les doudous les plus douces à son chalet, ok ? Calme ton esprit compétitif loh. En gros, je suis dans mon salon, je regarde par la fenêtre en écoutant ma playlist « franco doux » (je sens le jugement de mon nom de playlist à des kilomètres à la ronde, r’garde j’essayais juste d’être un peu poétique. Gimme a chance chum!) surtout les jams à Charlotte Cardin, el l’aime ben gros la petite. Caline, j’ai l’air 0 sérieuse, et je veux vraiment te transmettre cette drôle de sensation que j’ai dans l’estomac. Alors, pu de joke. Je vais être drôle une autre fois ok ?

3, 4.

J’écoute Double Shifts de Charlotte Cardin et je ressens cette drôle de sensation dans mon corps.

« But I noticed that you noticed me 
I’ve been a good girl just for you baby
Been working double shifts, it’s you who made me ».
[Paroles de la chanson, je voulais te mettre dans l’ambiance loh]

Je me sens encore plus seule au monde que lorsque j’étais au Pérou durant mon voyage solo. Je ne suis toujours pas capable de m’habituer au fait qu’il ne soit plus là. Plus là pour me mettre un chrono dans les founes quand je me dirige vers Québec (ouff hein, j’aurais pu être plus cute là-dessus mettons), car il a hâte de me voir. Plus là pour me proposer des activités, des soirées. Plus là pour me tenir compagnie durant chaque seconde que j’ai ici. Un vide. Un vide immense m’habite. J’ai juste le goût, le goût de je ne sais quoi. Je le voudrais avec moi, mais je veux qu’il soit heureux. Et mettons que si je fous la marde, ben il ne le sera pas ben ben.

« So tell me when
To tell you again
That I »
[Awaille dont, encore un petit peu d’ambiance]

La dernière fois que je suis venue au chalet, j’ai fait cette terrible erreur. L’erreur de débutante ; essayer de prendre des nouvelles. Je n’aurais jamais dû. On dirait que la blessure s’est encore plus agrandie. Cette conversation extrêmement superficielle m’a confirmé que nous nous étions complètement détachés l’un de l’autre, du moins surtout lui. Je l’avais perdu comme ami. Ça fait super étrange, car il ne s’est jamais rien passé avec lui, mais j’ai l’impression d’être considérée comme une ex de son côté, et je vis le deuil d’une personne qui s’est fait laisser, mais à moins grande échelle bien sûr.

« I wouln’t mind, wouldn’t mind, wouldn’t mind
If you called me up sometime
I wouln’t mind, wouldn’t mind, wouldn’t mind
You know I’m cute, I’m kind and I’m willing
Call me up and you’ll see what you’re missing
I wouln’t mind, wouldn’t mind, wouldn’t mind
If you called me up sometime »
[woah ok, c’est la dernière fois]

Mon cell sonne, ce sont des messages textes. Des messages textes de garçons, dont j’ai plus ou moins d’intérêt envers eux, mais je continue à leur parler pour me donner un peu d’estime de moi. J’ai juste besoin de cette attention masculine pour me confirmer que je suis encore potable, mais rien de plus. Mais cette tristesse, que je ressens ne s’étend pas jusqu’à Montréal, elle est ici. Et elle m’occupe toujours lors de mon trajet en direction de Québec, car je sais que les souvenirs et les ressentiments m’attendent au chalet.

MG

Ps: by the way la gang, je vais bien. J’avais juste le goût de te ressortir un vieux texte qui te ferais vivre peut-être une beubé émotion. Je feel émotive ce soir.

Gros beusous

 

Mon one-woman-show

Comme tu le sais très bien (à chaque texte, je t’en fais part, suit la game si tu n’es pas au courant) ces temps-ci ma vie amoureuse est un gros mess. Plus précisément, mettons que dans mon dictionnaire le Petit Maude les termes « ces temps-ci » sont des synonymes de « depuis 4 ans ». Alors, tsé veux dire… Je n’ai même pas besoin de continuer ma phrase, tu le sais. Bref, où je veux en venir avec ça, c’est que je pense que c’est rendu un running gag avec mes amies et ça me rend malalalalaise. Tsé, j’ai l’impression qu’elles me mettent constamment sous le projecteur et qu’elle me lance dans mon premier one-woman-show sans que je le veuille.

L’autre jour.

« Et puis, Maude ? Que se passe-t-il avec tes BbBbBBBbbbBBbBBBooOOOooOOoOOOOOoOOOYyyYYyYYyYSSssssSSsSSz ? »

Mesdames et messieurs, je vous présente la question qui me toujours pogner les nerfs. La longueur interminable de cet anglicisme me lève les poèls de bras et je constate que mon amie à l’air d’une vraie cruche à essayer de donner aussi d’effet à un mot. Parce qu’on se rappelle qu’un mouvement de temps et de différentes intonations sont souvent rattachés à cette expression. En gros, elle l’a l’air d’un canard qui fait la moue, dont le morceau de pain ne passe pas bien dans la gorge.

Une autre chose qui me fait tenir le poèl de bras ben gros en l’air est l’utilisation du déterminant « les ». Pourquoi ? Ceci est la seule question qui me vient en tête. Est-ce que j’ai l’air de Queen B ? D’un mannequin ? D’un influenceur ? Non, alors pourquoi aurais-je plus d’un seul garçon après moi ? Tsé, le déterminant « le » lui sauverait plus de salive et elle ne me mettrait pas constamment le couteau dans le cœur sur le fait qu’aucun garçon ne me désire depuis plus de quatre ans. Elle me rend du rêve sur mes capacités à séduire les garçons et des fois je m’y rattache comme une nounoune.

En gros, suite à cette question j’ai l’air d’un ours, car avec mon poèl relevé, je suis poilu à souhait qui est semi-content de voir son saumon se faire tout mangé par son bon chum qui lui avait promis de partager. Mais, pour être gentil, je lui raconte encore mon flop de garçon qui va comme suit :

Avant mon voyage, l’amour de ma vie me dit ENFIN qu’il a un intérêt. Et, il m’a bien avoué que peut-être lui aussi au fond, comme ouain, genre du style, il aurait, peut-être, mais emporte toi pas Maude, comme une petit, mais mini intérêt…

MAIS (osti, el savais, c’était trop beau pour être vrai)

Qu’avec les circonstances de crushes amoureux entre amis d’enfance et meilleurs amis que ça n’allait pas être possible, ou du moins difficile à pousser la relation d’amitié à l’autre niveau du genre peut être fréquentation coquine. Après cette conversation, je suis sur un semi-nuage. Il a un intérêt, mais il ne sait pas si ça pourrait marcher. Mais aussi l’autre problème, c’est que je m’apprête à partir pendant un mois dans un pays de l’Amérique du Sud.

Durant mon voyage, nous nous donnons quelques signes de vie, mais rien de plus. Nous nous ne reparlons pas de notre conversation entre nous, mais de mon côté j’en parle à chaque inconnu possible que je rencontre, car maudine je veux savoir quoi faire à mon retour. Après avoir recueillis plusieurs conseils exotiques, la conclusion est que je ne peux pas arrêter de vivre pour les autres, car sinon je ne vais jamais pouvoir réaliser mes propres envies. Sur ces belles paroles latinos, je me prépare pour qu’à mon retour, je puisse le reconquérir comme une chevalière. En gros, je me mets en gros mode french.

Dès que j’atterris à Montréal, je décide de partir pour mon chalet pour aller le voir. La minute où je débarque de mon automobile, je le texte :

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

(Le bruit de mes textes qui s’enfilent dans la conversation de imessage…) Tu peux conclure que je ne reçois aucune réponse, mais je continue, car je suis une petite fille persévérante, souriante et dynamique.

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

Ho !

Ho !

H !

H !

H !

H !

IH CRISS !

IL EST EN COUPLE.

Pause-silence-soupir de découragement. Je regarde vers le ciel pour retenir mes larmes, et j’entends un cillement.

Je redescends mon regard vers elle, l’osti. Elle se met à éclater de rire.

EXCUSE-MOI PEUX-TU ME DIRE OÙ EST LA JOKE ? Je sais que mon punch d’histoire était aussi bon que ceux de Martin Matte dans son spectacle, mais je ne croyais pas être aussi drôle. C’est quand même fascinant comme elle s’est fait un plaisir malsain avec ma peine. Je pourrais peut-être réinventer les spectacles d’humour au Québec. Définitivement une option à considérer pour ma future carrière.

En gros, elle pleure de rire, et moi je pleure de tristesse. J’essaie de tourner mes pleurs, comme si je venais de rire.

Et elle conclue en disant: “Aille ! Toi et ta chance avec les garçons, hein !”

MG.

« Vous devez quitter la destination » (partie #2)

Pour ma chère Gabrielle,

Désastre total. Tu ne veux même pas savoir la suite.

Fin.

 

 

 

 

 

 

 

Mauvaise blague ok. Je sais. Je suis pourrite, oui oui comme une poire pourrite pour faire des blagues. Peux-tu croire qu’une personne m’a déjà proposé AVEC UN TON SÉRIEUX, lorsque j’étais en questionnement sur mon avenir, d’aller à L’ÉCOLE NATIONALE DE L’HUMOUR. Pour de vrai, je respecte les humoristes et ils font un des plus beaux métiers au monde selon moi, mais ALLÔ ! Je n’ai pas ce talent. J’ai de la misère à faire rire une tortue (pour être honnête, je n’ai aucune idée si c’est facile à faire rire une tortue, mais l’image de la fille qui raconte une blague à une tortue et celle de la tortue qui rie, je les trouvais cocasses). Est-ce que tu m’imagines ? La fille, située au centre de la scène, qui est tellement gênée qu’elle tourne en rond sur la scène et qu’elle fait des petits jeux de pieds (je te jure que quand je vis une grosse émotion, je ne sais plus comment gérer mon corps, alors il m’arrive parfois de juste faire des mouvements bizarres. Ouin, la fille est, légèrement, étrange tsé). Non seulement elle essaie ben gros de ne pas être malaisante, mais, aussi, de faire rire les gens. Bref, on pourrait qualifier le tout à l’aide du mot « horreur ». Même moi je ne te conseillerais pas d’acheter mes billets. Seulement ma grand-maman aurait le droit de prendre des billets, car elle veut absolument être ma plus grande fan. Maudit que je l’aime et que je passerais mes journées à lui croquer les joues… En tout cas, je ne veux pas vous raconter comment j’aime ma grand-mère et à quel point la fille me connaissait 0 pour me lancer une connerie de même comme proposition d’avenir, mais bien de LA soirée.

On passe la soirée ensemble, pi ben ça se passe hyper bien ! Oué oué, je te le dis. J’ai réussi à avoir le droit à une invitation pour dodo à sa maison malgré ma montée sportive de patate grelot. Cela est, définitivement, un exploit à inscrire dans mon journal intime.

Finalement, c’est peut-être beaucoup moins excitant que je le pensais. Après la soirée, nous sommes de retour chez eux et nous sommes prêts à nous écraser en pyjamas pour le restant de la soirée. Ouin, LE PYJAMA. Je n’aurais jamais pensé que choisir un pyjama pouvait être aussi compliqué. Sur mon départ, j’avais pris un vieux pyjama qui traînait dans ma chambre vite vite et je l’avais mis dans mon sac. Mais l’affaire, c’est que je ne savais pas trop s’il s’attendait à un pyjama sexy de ma part tsé. OK. J’aimerais prendre un moment pour parler de ma relation avec les pyjamas sexy ou les déshabillés, si tu préfères. Non, mais ça ne fonctionne juste pas avec moi. On voit toujours dans les films la fille qui ouvre la porte de la chambre de bain full sexaaaaaaay avec beaucoup de confiance qui est appuyée sur le bord de la porte. Ben moi je serais du genre à :

1. Mettre mon déshabillé à l’envers.

2. Me rentrer la face sur le bord de la porte en essayant de sortir de la toilette.

3. Essayer de me déhancher de manière sexy jusqu’au lit (mais d’un point de vue extérieur, j’aurais la démarche d’un hippopo).

4. Pour finalement, me cogner le petit orteil sur le bord du lit. Je tournerais agressive et je sortirais une petite « Christine ».

À ce moment, tout le peu de « sexyness » que j’avais ou que j’essayais d’avoir s’envolerait.

Voilà. Tu peux comprendre que je ne peux pas m’embarquer dans cette « game » coquine. De retour à mon moment de panique, j’ouvre mon sac pour prendre mon pyjama, mais ça me rend un peu malalaise. Est-ce que je mets juste mon gros chandail qui me fait une robe pi je reste en bobettes ? (ok, s’il te plaît ! Je ne te parle pas des culottes que j’avais à 7 ans avec des princesses. Je sais comment choisir les bonnes culottes dans ces moments-là, c’est juste que je trouve ça plus sympathique de dire « bobette ». Je trouve ça cutie pie.) Ou mon gros chandail avec un bas de pyjama ? Sérieux, je pense que j’ai gossé pendant un bon 5 minutes dans mon sac pendant ce questionnement. De son côté, il fouille dans sa garde-robe et il est tout aussi malalaise que moi. Il m’avoue qu’il n’a pas vraiment de pyjama… L’AMBIANCE DE MALAISE TOÉ CHOSE. Après s’être échangé 150 regards et soupirs malaisants, finalement, il me propose (je remercie le petit Jésus) : « veux-tu que je te passe de quoi pour ton pyjama ce soir ? » Je lâche mon sac avec un immense sentiment de soulagement et je réponds que ça serait ben gentil. Alors, il me tend un « gros chandail ».

C’est ça qu’il disait… oué oué.

Je me dirige vers la salle de bain… Je mets le chandail… Ih boy….. J’avais oublié la partie genre IL MESURE LA MÊME GRANDEUR QUE MOI (tu peux conclure que le t-shirt n’est pas ben ben grand hein). Legit, je me suis fait prendre dans un piège. Il est plus court que mon gros t-shirt qui n’est (je tiens à le mentionner) pas avec moi dans la salle de bain, mais bien dans la chambre du mec. Le chandail m’arrive, comme j’aime bien le dire, « à ras de noune ». En d’autres mots, plus français et plus sophistiqués, ça veut dire que le chandail tombe, DIRECTEMENT, sous ma vulve. Si je lève un bras, une troisième personne se joint à nous pour la soirée tsé (pour les intimes, elle se nomme Sylvie… C’est une blague ! Je ne suis pas le genre de personne qui donne un nom à sa partie génitale. Cela a toujours été un phénomène qui me laisse perplexe face à la race humaine. Cependant, je ne juge pas ! Cela est un choix tout à fait personnel). Rendu à ce point, j’ai deux choix : sortir toute nue ou mettre le chandail (les deux options sont équivalentes, mais bon). Je sors de la salle de bain, avec le moins de confiance sur la terre, en tirant le plus fort possible sur le chandail pour qu’il soit plus long (je pense qu’il n’a même pas rallongé de 1 mm, mais c’était un bel essai de ma part). Il me trouve ben cute. Je lui réponds avec un sourire malaisant « oué oué » (la fille n’est vraiment pas réceptive au compliment… Je suis encore sûre que c’était tout calculé de sa part).

Après plusieurs discussions et blabla, imagine ce que tu veux (rien de trop coquin, please). On se met un cadran pour demain matin, car j’ai de l’école à 8 h dans mon petit village (il est à mettre en évidence que je ne peux ABSOLUMENT pas manquer ce cours de physique, car je suis l’élève la plus nulle dans la classe, tsé j’aurais l’air de quoi), alors on s’obstine sur l’heure à laquelle on devrait le mettre. Je pense que j’ai gagné et que le cadran va sonner pour 6 h 30. On s’endort.

Urgh. Chaque soir, j’aimerais donc que quelqu’un soit à mes côtés lors de la sieste, mais, après chaque fois que je dors accompagnée, maudit que je le regrette. Écoute, je pense que j’ai un don pour choisir LA soirée la plus chaude de l’été et LE garçon qui a le plus chaud quand il dort pour être accompagné pour une sieste. Pour te donner une image, j’avais l’impression d’être dans un four à 450 degrés sur la première grille du haut avec le mode « broil » activé (un peu plus et je sentais le CALCINÉ). Même la chaleur du désert ne faisait pas compétition à la température ressentie dans les couvertes. Pi moi, j’ai la pire habitude de vie, te l’dis, je dois absolument avoir un MINIMUM de 6 doudous sur moi, peu importe la saison (je dois, définitivement, aller consulter pour changer cette habitude si je veux rester en vie plus que 20 ans). Je me tortille dans les couvertes. J’ai chaud. Il me colle, je le repousse. Il finit par m’écraser et me tasser jusqu’à la limite du lit. Sur le bord du précipice (le bord du lit, si tu n’avais pas « catché »), j’abandonne. Je le laisse plaqué contre moi (on n’est pas encore assez alaise ensemble pour que je puisse le repousser avec toutes mes forces ou d’exécuter « le rouleau compresseur ». Je t’explique cette technique, si tu ne la connais pas. Tu dois rouler par-dessus la personne pour atteindre la plus grande partie du lit qui n’est pas occupée. C’est aussi simple que cela). Je combats contre la chaleur. J’ai chaud à la moustache, je ne m’endure plus. La seule solution que j’ai trouvée pour me maintenir en vie, c’est de sortir mon petit orteil pour essayer de tempérer mon corps. Finalement, lorsque je réussis à m’endormir, ben j’avais l’œil qui ouvrait chaque heure. En gros, dormir avec quelqu’un ne me manquait pas autant que je le pensais.

Le réveil. Le cadran sonne, il est 7 h. LE PETIT TAQUIN (ou LE PETIT CRISS, c’est au choix selon la sensibilité de tes yeux). Je me lève en flèche. Je sors de la chambre, je me dirige dans la toilette et je me change rapido. Je me brosse les dents. Je me lève la tête pour me regarder la noix dans le miroir. Osti ma tête est grasse, MAIS GRASSE là (tu as, rarement, vu cela. Je pouvais les presser et apercevoir un peu de gras sortir de mes poils). Ce n’était, mettons, pas très élégant. Je le plains de s’être réveillé à côté de ça. Tsé la fille essaie d’être cute avec ses cheveux gras, ses crottes d’yeux et sa mauvaise haleine. On ne lâche pas ! J’enfile mes vêtements. Je lui dis au revoir dans son lit. Il reste couché. Je prends mon sac, je mets mes souliers à moitié et j’essaie d’ouvrir la porte. Je ne suis pas capable. Je gosse dessus, pas capable. SOS. Il se lève, il vient m’aider. Je le regarde avec ma vieille tête grasse et mes talons sortis de mes souliers avec un sourire malaisant en guise de remerciement et je pars débouler les 150 escaliers pour sortir de son bloc. Je pense, sérieusement, que je l’ai traumatisé avec ma laideur matinale.

J’arrive à l’école. Je monte les escaliers le plus rapidement possible. Évidemment, mes poils deviennent encore plus gras et j’ai le droit à une prise #2 pour la moustache en chaleur. Je rentre dans mon cours, il est 8 h 20.

Le silence toé chose dans la classe. Tous les regards sont pointés sur moi. Et j’entends :

« Madame Gariépy, le cours de physique commence à 8 h ».

MG

PS J’aimerais prendre un moment pour remercier Robi (le professeur de physique) pour ce moment de gloire. Définitivement, j’étais aussi rayonnante devant la classe que le gras sur mes cheveux.

 

«Vous êtes arrivés à la destination »

On se croise à un endroit anodin, on se trouve cute. Je le trouve comme une agente secrète du FBI. Je l’inbox et il accepte ma demande (même si j’ai l’air méga freak. ET NON CE N’EST PAS LA MEILLEURE MÉTHODE pour approcher un garçon, mais bon c’était la première et dernière fois que je l’utilisais). On se parle et après quelques petits « allo » et « bonne nuit », nous décidons de nous voir. L’affaire, c’est qu’il a un horaire MÉGA chargé et il ne « fit », aucunement, avec le mien. Alors, après avoir échangé 150 dates et notre agenda personnel au complet, NOUS AVONS UN RENDEZ-VOUS (une date fixée pour notre rencontre, pas une « date » en tant que telle, en tout cas si ce l’était, je n’étais pas au courant. Tu vois cette attitude est classique chez moi. Je veux commencer par être ami avec tout le monde, on dirait que si l’on commence tout de suite par plus qu’une amitié je feel bleu comme un gros bleuet (écoute, tu peux me surnommer Émile Nelligan pour cette magnifique comparaison digne d’un poète qui pratique l’art des mots depuis une dizaine d’années). J’ai l’impression que dans ces moments-là, il faut que je me la joue coquine et je suis nulle. Je ne suis juste pas capable. J’essaye d’appliquer les techniques que l’on voit dans les films typiquement américains. Du genre celles des jeunes filles qui conseillent Aquamarine (IL FAUT QUE TU VOIS CE FILM SI TU NE L’AS PAS VUE. Raymond était, définitivement, mon mec de rêve quand j’étais jeune), genre tourne ta couette autour de ton doigt, cambre le dos, ris fort, fais-lui de petits yeux doux, mors-toi, légèrement, la lèvre…. Mais…… j’ai plus l’air d’une fille avec un toc grave qui se tortille le 3/4 de la crinière autour du doigt ou d’une fille qui vient d’attraper la rage à cause du léger filet de bave qui me coule dans le coin de mes lèvres et de ma lèvre inférieure en sang dû à mon mordillage incontrôlé. En plus, j’ai toujours l’impression qu’une « game » de « sentiments » va commencer après notre rencontre. Cette « game » finit toujours par être un mess, car je dois parler de sentiments et dans cette situation-là, je suis pire que faire la coquine, si seulement tu savais. (Je ne sais pas si je suis seule, mais quand j’arrive pour parler de mes sentiments, mon cerveau bogue et il ne veut pas que je les divulgue à qui que ce soit. J’ai tellement un tempérament de fille indépendante que même ma tête est convaincue que je n’ai besoin de personne. Bon mon cœur, c’est un autre cas, mais encore là, il est très sélectif envers les gens qui constituent mon entourage. Ses critères de sélection se résument à une personne qui saura toujours comment me faire grandir et qui m’apportera plus que des potins de secondaire). Bref tout cela pour dire que même quand je le sais que c’est une « date », j’essaie de faire comme si, ce ne l’était pas.

Cette date était une journée où je travaillais en début d’après-midi et après j’allais directement le rejoindre, car il avait un empêchement vers l’heure du souper. Pas le temps de niaiser. MAIS l’affaire, c’est que je travaille dans une pizzéria, alors l’odeur des pizzas, ça me connaît. En gros, on s’aime beaucoup ! Dès mon entrée dans le restaurant, elle se colle à moi et elle ne me quitte pas jusqu’à tant que je la mette dans le lavage avec mes pièces de vêtements. (tsu tsu tsu, par contre, je tiens mentionné que ce n’est pas une pizzeria où la graisse coule sur les murs et Ginette avec sa mouche sur le bord de sa bouche crie avec sa voix puissante et agressante à son cuisiner « 3 pepperoni fromage larges » [dans ces moments-là, j’ai toujours le goût de lui proposer des alternatives moins agressantes comme, par exemple, marcher jusqu’à son cuisiner avec sur un bout de papier la commande ou l’utilisation d’un micro ou d’un walkie-talkie].

Alors, je commence mon shift [tu as rarement vu une fille aussi excitée de travailler de même de toute sa vie], je n’arrête pas d’en parler aux filles qui m’accompagnent dans mon emploi. L’air vire excité aussi dû aux petits excitements de chacune. La première serveuse est coupée, la deuxième aussi, la troisième… PUIS MOI. OK. Je cours vers mon auto. J’embarque et je me brûle au 3e degré, car mes bancs de cuir sont HYPER chauds, à cause du soleil qui plombe dessus. Je m’imagine dans la mer pour oublier la chaleur infernale et constante sous mes cuisses et je me mets en mode « HAWTTY MAUDY SHAWTY ». Je me change dans mon auto et je réalise que les vitres ne sont pas teintées. Pas grave, awaille en brassière et en bobette devant tous les clients de mon restaurant [bon, j’utilise la position « coquillage de mer » pour que personne ne me voie la bedaine à l’air]. Je me tortille de tous les bords et de tous les côtés, Dieu sait que ce n’est pas facile de changer son pantalon dans une auto. ET VOILA, je me mets à suer de la moustache, Christine. C’est terrible, comment le changement de vêtement me donne chaud. Je pars l’auto. J’essaie de trouver une manière de partir l’air conditionné, JE NE TROUVE PAS LE PITON, alors je conclus que je n’en ai pas [j’en avais, mais je n’étais juste pas au courant, c’est durant le chemin vers chez lui que j’ai réalisé. Merci le petit Jésus, il m’a rendue fraîche pour ma nouvelle rencontre]. En gros, j’ai chaud DE PARTOUT, c’est ben simple. Je réussis à mettre mon outfit qui on espère va encore sentir le downy,  malgré que j’aille chaud comme un chameau [tu t’en rappelles ?] et que l’odeur de la pizza napolitaine s’est imprégnée sur mes poils [ma chevelure] et ma peau. Mon ami me souhaite « bonne chance, pourquoi ? Je ne le sais pas, mais je le prends [bon, peut-être, car il me connaît par cœur et qu’il sait que je suis un peu légèrement beaucoup maladroite, mais bon]. Je baisse les fenêtres pour aérer mes aisselles [c’était nécessaire], je démarre le GPS [pour les intimes Janine la coquine] et je pèse sur le champignon. Awaille en direction de l’appartement de ma nouvelle flamme.

Je suis rendu proche de son appartement et je n’ai AUCUNE IDÉE où il se situe. Je fais trois fois le tour de sa rue ONE WAY, car je dépasse TOUJOURS, son appartement. Eh oui, Janine [le GPS] à cette habitude très désagréable de me dire  à la dernière minute que je suis arrivée à la destination. Bref,  je te confirme que ce n’est pas facile de revenir sur ses pas dans un one way tsé. Après 15 minutes de “je tourne en rond” [on prie pour qu’il ne m’ait pas vue passée 3 fois devant son appartement, il aurait été légèrement découragé, mais bon. Je ne peux pas avoir tous les talents, dont ceux de conduire à Montréal sans aucun problème. Tsé, je viens de la campagne, moi]. Je me stationne N’IMPORTE OÙ, car, je suis heureuse d’avoir arrêté au bon moment et je le texte “SOS, je ne sais pas où me stationner”. Il me répond et me dit qu’il descend dans quelques minutes. Je le vois sortir de son appartement et je le vois marcher dans la rue DANS MA DIRECTION [Bon je te dirais que c’était pas mal un guess, car avec ma myopie je te dirais que je voyais seulement qu’un corps flou s’approcher de moi]. Je sors de mon auto,  je prends mon téléphone, je prends mes clés et je me dirige vers lui. Écoute, plus j’avance, plus la maladie du Parkinson me pogne. Dès que ma vision m’indique que c’est bel et bien lui, je commence à devenir HYPER nerveuse. J’essaie de fermer mon maudit GPS, mais je ne suis pas capable, car JE SHAKE TROP. Je te le jure. Je cliquais n’importe où sauf sur le piton “fin”. Malgré mes multiples essais lorsque je me dirige vers le garçon, Janine ne cesse de répéter “VOUS ÊTES ARRIVÉE À LA DESTINATION ». ELLE L’A MÊME RÉPÉTÉ QUAND JE LUI DONNAIS DEUX BECS. Après 150 essaies et un sourire de fille ben malalaise qui sait qu’elle est rendue à la destination, Janine décide qu’elle n’a pas assez d’attention. À la place de se fermer par elle-même, car cela fait plus de 10 minutes que je suis à la foutue destination. ELLE A RÉPONDU à sa question « comment ça va ? ».La maudine, elle a répondu en disant :  « vous êtes arrivés à la destination », mais avec un ton sensuel. Je vire agressive [tsé no way que mon GPS va me faire de la compétition pour ma nouvelle flamme]. Je tape avec mon index comme une vieille femme enragée qui maîtrise seulement le toucher de l’index sur son iPhone et je réussis, FINALEMENT, à mettre fin à celle-ci. Merci petit Jésus.

Il me confirme que je ne peux pas me stationner là. Alors, je décide de lui confier les clés de mon automobile et je lui dis, stationne où tu veux, je suis trop nulle en stationnement parallèle. [JE TE LE JURE, que je suis la pire, même si j’ai pratiqué ben des fois le tout avec Mireille durant mes cours de conduite technic. Soit que je passe à deux poils de rentrer dans l’autre auto ou je rentre dans le trottoir. C’est ben simple, je suis toujours, tout croche quand j’exécute cette manœuvre et je deviens tellement stressé que j’ai chaud et je vire essoufflée. Des plans pour que je me ramasse à l’urgence]. Bref, il rentre dans mon auto.. eh merde. J’ai oublié de ranger mon linge dans mon sac comme du monde. Il me dit « ouin, la Audi n’est pas propre » Eh merde de merde de merde. Mon chandail viré à l’envers tout croche, non seulement il est délavé, mais en plus il a les fameuses taches blanches que mon déodorant au melon d’eau a laissé sous les aisselles, mon linge étendu tout partout sur le banc et ma brassière qui pend de mon sac [oui, j’ai changé de brassière. Ce n’était pas pour être plus sexy, c’est seulement que ma camisole nécessitait une brassière sans bretelles. Je te l’ai déjà dit, je ne suis pas si coquine que cela]. Je suis, légèrement, beaucoup, malalaise. J’essaie de ranger le tout le plus rapidement  possible avec la vitesse d’une panthère pour qu’il oublie l’image de mes vêtements de travail dégueu. On roule un bébé peu, on trouve un stationnement et, il stationne mon auto. Ouin, ok j’aurais pu faire mieux moi-même, mais bon [on ne va quand même pas lui briser sa bulle, cela commencerait mal le début de notre après-midi. Ça me fait juste réaliser qu’il y a aussi pire que moi. Un petit high five à moi-même].

On se dirige vers son appartement. Il veut me le montrer avant d’aller prendre une bière, alors pourquoi pas ? Il commence à monter les escaliers toé chose… 2 À LA FOIS. Non, mais tu ne comprends pas, il est très rare que je m’aventure de ce genre de montée, car mes cannes ont une longueur qui fait en sorte qu’elles ne sont pas très alaises avec la montée des escaliers par coup de 2, mais elles montent des escaliers avec facilité une à la fois. Alors, je tente la montée « deux escaliers à la fois » pour pouvoir monter au même rythme que lui et lui montrer mon cardio de joueuse de soccer. EH MERDE. J’ai failli passer à 2 poils de me casser les 2 palettes dans les escaliers. J’avais oublié que je portais les pires flip flops sur la terre. Te l ’dis, c’est plus qu’un sport marché avec ces flip flops là. J’abandonne la montée sportive et je traîne en arrière comme une petite patate grelot… La première impression de moi qu’il a ? Je n’en ai aucune idée. On espère juste qu’elle n’est pas trop pire pour ne pas gâcher les 3 heures à venir…

Vas-tu trouver, un jour, el trésor? Por favor (Partie #2)

CAUCUS TIME LES GIRLS.

LES FILLES NOUS NE POUVONS PAS PARTIR TOUT DE SUITE.

Vous n’avez le droit à aucune opinion. Merci de votre compréhension.

Elles ne comprenaient pas…

Jusqu’à la minute où il passe la porte.

BOUM.

Les filles me regardent et elles hochent la tête avec un sourire coquin. Elles avaient tout compris (c’est pour cette raison que ce sont mes meilleurs chums, tsé). Il s’assoit à côté de moi. Il me pogne la cuisse et me la “shake” un peu (j’aimerais mentionner que des risques de traumatise peuvent s’en suivre lorsque mon gras de cuisse teddy bear se fait a aller sans sa permission). Et il me dit qu’il est vraiment content de me voir… Je suis super contente, mais je ne peux arrêter d’avoir la face d’une fille tendue tant qu’il n’enlève pas sa main de ma cuisse…
OK, c’est bon ! Tu peux enlever ta main. OK là. ALLER. AWAILLE. ÇA DEVIENT MOITE EN DESSOUS DE TA MAIN, COME ON. AUCUN DE NOUS N’AVONS DU PLAISIR.
Merci.

Une fois détendue,
OLÉ. Je me dis, ça y est, IL A TROUVÉ LE TRÉSOR, toé. Il est venu m’annoncer qu’il tripe sur moi. Je me prépare. J’avance tranquillement ma tête, mes lèvres sont prêtes pour l’embrasser et il me dit : “Hey ! Ma blonde aimerait vraiment ça te rencontrer”.

Ah.

Cool.

Ben c’est simple, mon cœur s’est arrêté.

Kapout.

C’était le fun.

À la prochaine là.

Ma face zéro contente lui répond : “Ahh ouais, OK oui. OK cool ! OK oui, ça me ferait plaisir ! Définitivement, j’étais la fille la moins convaincante au monde! J’ai ce problème que je qualifirais d’hyper transparence. En d’autres mots, lorsque je vis une émotion, elle est très présente dans mon visage, alors si je suis heureuse ça va paraître, mais si je suis malalaise ou que tu me gosses énormément, ça va paraître, mais ENCORE PLUS). Je lui donne un high five pour démontrer ma fausse joie (bravo très naturel, Maude). Et puis, je repars toujours aussi désespérée que la dernière fois.

Je reviens au chalet, j’ai mes 19 ANS.
Je suis avec un de mes bons amis garçon et la bête frisée décide de se pointer le nez. Parle, parle, jase, jase, comme dirait Richard, et puis

BAM.
BIM.
BOUM.

Il m’annonce qu’il N’EST PLUS EN COUPLE. Je capote, je vire folle, mais le PROBLÈME (parce que, oui, il y a toujours des petits pépins avec moi), est que je suis accompagnée d’un garçon. Ouin, un « ami » garçon. Du genre, que les deux nous ne nous trouvons pas de notre genre, mais à cause que nous sommes seules, des petits bisous s’échappent par-ci, par-là. Ouin.

J’aimerais prendre un moment pour faire une pause et pour te partager le fait qu’en t’écrivant cela, je repense à cette relation étrange et en bon québécois je la qualifierais celle-ci de « pas fort, fort, fort ». Honnêtement, je suis inconfortable et je ne sais même pas pourquoi je te partage cela, mais bon.

Bref, la seule fois que j’avais une chance de lui prouver mon intérêt, maudine, je suis accompagné d’un de mes amisavecambiguitébizarreokonpeuxtupasseràunautresujet. Puis-je te dire que j’ai regretté mon coup pendant une bonne heure… journée…vie ? Ehlalalalalaa. Je repars de mon chalet en étant encore une fois, désespérée.

Je reviens au chalet, j’ai toujours mes 19 ans.
Il est là et je ne suis pas accompagnée de mon côté. Alors, nous prenons la décision d’aller faire une randonnée dans l’après-midi afin de célébrer les magnifiques retrouvailles, toé. Pour combler les petites heures matinales avant l’expédition, je décide d’aller voir mon vieux mononcle coquin et voisin de mon chalet (appelons mononcle coquin-voisin Guétan pour les intimes) pour l’aider à faire sa lasagne. Durant la session popotte, où Guétan a paniqué et a failli m’arracher la tête lorsqu’il a vue que j’avais mélangé ses quatres fromages pour sa lasagne (quelle erreur de débutante, ben oué! Je m’excuse, je ne suis pas Ricardette [Ricardo au féminin, ta pognes-tu?] ).  La bête frisée rentre dans la maison discrètement pendant que je jase avec mon petit vieux Guétan…

WHAT A BAD MOMENT, toé.

Nous étions en plein milieu d’un débat sur amiavecambiguitébizarreok. Et au moment où la bête frisée arrive dans la cuisine, Guétan me dit : « Ben voyons Maude, si un gars dort avec toi et qu’il ne s’essaie pas, ça veut dire qu’il est très probable qu’il soit homosexuel » (une bonne vieille pensée d’un bon vieux Guétan qui n’est pas sorti du bois depuis longtemps). Je l’ostine en essayant d’expliquer mon point, ET PUIS LÀ, Guétan pose la question à la petite bête frisée… « Toi, si tu dormais avec Maude, ne t’essayerais-tu pas ? »
Opelaye.
J’avais le goût de mourir.
Seigneur de petit Jésus.

Pour inciter une réponse positive chez la bête frisée, je le regarde avec la sourire le plus malaisant au monde et des yeux de brebis en détresse. J’avais l’air ben sexay. Et c’est justement après ses mimiques qu’il a répondu : « Ben, oui ! C’est sûr que je m’essaie ! Voyons, Guétan, tu me prends pour qui, tsé ? »

Ben non ! Je t’ai eu ! (Ark, on dirait que j’essaie de recréer la vieille émission louche de Vrak TV. Je m’en excuse).

Bref, C’est une blagounette. Quand même, s’il te plaît, j’ai de la misère avec mes « crushes », mais ça reste des bons choix et ils sont de bonnes qualités. (On dirait que je te vends une automobile… Alors j’aimerais que tu oublies les dernières phrases, que tu acquiesces ta tête tout en souriant et finalement que tu comprennes que cette bête frisée est une belle personne tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et qu’elle est bien intentionnée).

On reprend. Oué. 1, 2, 3, maïs. (Ne cherche pas plus loin qu’il le faut).

Il ne répond pas à la question et ne fait que rire. OUFF. On part faire une petite randonnée, et puis le soir, nous soupons avec la famille à mes amis d’enfance et la mienne. Eh merde! Comment dire? Il y a eu un grand nombre de bouteilles de vinos qui se sont bues (j’aimerais faire un petit rappel que moi, Maude, après un verre, parfois [et j’ai bien dit, PARFOIS] je peux ressentir les petits effets de l’alcool ben el fun. En d’autres mots, j’étais un peu, beaucoup, pompette après ce souper…

MG

Est-ce qu’il faut que je te fasse une chasse au trésor pour que tu comprennes que je suis intéressée ?  (partie #1)

Depuis que je suis un petit gnome, mes parents nous trimbalent, mes frères et moi, dans plusieurs aventures de plein air pour nous faire découvrir la nature sous tous ses angles et développer un intérêt envers celle-ci. (Dit de cette façon, ma famille et moi avons l’air bohème, mais non, je vous confirme que mes parents sont très normaux, que mon père ne se prend pas pour un chaman et que nous sommes pour le port des souliers dans les lieux publics). Puis, à un moment donné, ben mes parents ont eu une bubulle au cerveau et ils se sont dit qu’on devrait se faire construire un chalet pour se rapprocher encore plus de la nature, parce qu’on va être bien honnête entre nous, Rosemère n’est pas ben ben exotique. C’est ben loin d’être considérée comme un parc de la Sépaq, mettons.

Lorsqu’on a eu notre chalet, on y allait assez régulièrement pour voir nos amis d’enfance qui, eux, c’étaient installés de manière permanente à côté de notre chalet (pour rendre la phrase précédente semie-plus-claire, les voisins, de mon chalet, sont mes amis d’enfance, mais eux ils sont la 24h/24h 7jours/7. Bref, ils vivent là. Simple de même). Un jour, les visites au chalet sont devenues plus pertinentes, intéressantes, surprenantes, car les voisins se sont liés d’amitiés avec de nouveaux copains du coin. Oh ben là, tu parles d’une belle affaire ! Bon au début, je trouvais cela assez « mas o menos » (petit cours d’espagnol rapido si tu ne te considères pas comme un latino tacos, « mas » signifie plus et « menos » signifie moins, alors la combinaison de ces deux mots à l’aide du « o » donne plus ou moins. Je pense définitivement rediriger mes études vers l’enseignement de l’espagnol… Ou peut-être pas), car mettons que je percevais les garçons du haut de mes 12 ans comme étant wash, cons et crottes de nez. Cependant, ces crottes de nez me faisaient vivre les aventures les plus drôles et faire les pires conneries.

Un jour, j’ai eu 13 ANS.

Un cute crotte de nez est venu faire de la raquette avec nos familles. À ce moment, mon adolescence au complet se met à chavirer, mais je ne comprends pas encore l’importance de ce cute wash spécimen dans ma vie. Du coup, (comme dirait mon bon ami français Didier [Didi pour les intimes]), j’ai fait ma raquette de mon bord, sans me préoccuper de celui-ci, mais Christine que j’aurais dû.

Et puis l’autre jour, j’ai eu 18 ANS.

Le fun commence, accroche-toi moussaillon.

Maude (moi, si tu avais oublié mon nom, tsé. Je n’espère pas, sinon quel genre de lecteur que es-tu ?) est rendue une jeune femme célibataire. Mon meilleur ami d’enfance descend/monte (je suis nulle en géographie, pardonne-moi) de Québec vers mon chez-moi et il me dit qu’il est en route avec sa gang de gars, car le lendemain ils partent pour une fin de semaine de boys avec les papas. Moi bien pénarde, je lui dis qu’il va patienter, car je ne suis pas chez nous et que je vais juste faire un bb tour pour venir le voir. Quand même, je vais lui faire plaisir, mais tsé pas trop.

SEIGNEUR DE PETIT JÉSUS.

J’arrive. El tourne le coin de mon entrée, je vois dans la salle à manger une table entourée de garçons. Je suis malalalalalalalaise. Ohlala. Ils me regardent tous. Je fais un sourire du type « hey la gang, à quel point je suis pas à l’aise sur une échelle de 1 à 10 » avec ma petite main molle qui fait d’un semi-mouvement de salutation, suivi d’un « salut » aussi confiant qu’un bébé tortue qui s’apprête à se jeter à la mer. Je spot mon ami d’enfance et je lui saute dessus. Mais attention. Ouf. Il y a une petite bête frisée derrière lui qui est dans ma palette, mettons pas pire. Je m’assois avec eux, le pas pire cute dans ma palette commence à me jaser, et il passe de plus en plus le test de je « fit dans ta palette » jusqu’à tant que le mot « blonde » vienne me titiller les oreilles. À ce moment, je me pose la question… Est-ce qu’il parle de ma couleur de cheveux ? Ou de la chose que les garçons aiment et qu’ils trimbalent à leurs côtés ? (PARCE QUE LES FRANÇAIS DE FRANCE NE COMPRENNENT PAS L’ORIGINE DE CETTE EXPRESSION. Ben oui, j’ai été prise sous le jugement d’une clique complète de Français. Du haut de leur de leur expression « c’est ouff » ou « du coup ». Je n’ai su comment leur expliquer l’origine de cette expression. Tsé, pourquoi pas une roussette ? Une brunette ? Une poire ? En tout cas, hein, ce n’est certainement pas moi qui va recréer le dictionnaire des expressions québécoises avec mes expressions complétement bidons/matante/incompréhensible. Ex : « seigneur de petit jésus (quand je suis surprise), découtaille (pour décrire l’état : être bien saoule, Simone (utiliser en tant que sacre. Ça surprend sur un temps quand tu l’utilises et il y a une Simone à proximité) Je prie le petit Jésus, pour qu’il me dise qu’il parle de ma couleur de cheveux, alors je le fais répéter… NON. IL A UNE BLONDE/COPINE/PETITE AMIE/AMOUR/CHOUCHOUNE (pour les plus intimes, cheesy qui se donnent des surnoms doux pour tous les différents moments de la journée).

À ce moment, je me prends un moment pour me rappeler la phrase de ma meilleure amie qui me dit :

« Maude, les garçons que tu vas toujours trouver de ton goût tant au niveau intellectuel qu’au niveau physique sont toujours en couple, alors dès qu’ils sont libres tu dois leur sauter dessus, car il y en déjà une dizaine de filles qui vont être après ».

Je regarde le ciel, je soupire avec désespoir et je verse une petite larme. Je me dis, encore une fois, « Câline, va falloir que je tasse le pion… » BEN NON ! Je ne suis pas une fille de même… ou peut-être que j’y prends un plaisir malsain. Qui sait ? Peut-être que je suis tout simplement folle et que je crois que je tasse le pion quand tout ce que je fais c’est tasser le gars lui-même, tu la pognes-tu ? En tout cas.

Bref, je reviens à moi-même. Tsé, non plus, je ne veux pas le traumatiser hein ?

Suite à cette révélation, je reste un peu sous le choc, mais je reste docile tsé. JUSQU’AU MOMENT OÙ IL ME DIT : « Maude, je te trouve pas mal nice et sympathique. Pourquoi ne s’est-on jamais parlé avant ? »  QUOI ? STOP ! ATTENDS ! QUOI ? Il ose me dire ça… Nenon, mais il cherche à me planter le couteau dans l plaie ou quoi ?! Te l’dis qu’une petite amertume m’est montée à la gorge et je l’ai remercié avec un « ouéoué, ils disent tous ça ». Merci. Au revoir mon chum. Tu me tires ben du jus pour être honnête avec toé.

Quelques mois plus tard, je suis de retour au chalet.
Je suis en route vers une destination exotique qui se situe proche de mon chalet avec mes amies, alors je prends le temps de faire un petit détour pour aller dire un petit coucou à mon ami d’enfance. Je suis sur le point de partir de ma petite visite aller-retour Québec, les filles étaient vraiment motivées. Que veux-tu ? Nous avons la soif de l’aventure et nous cherchons à vivre de manière fofolle (ce que je dis ne fait aucun sens, mais j’espère que ça t’a au moins un peu inspiré). Et puis là, mon ami reçoit un appel et me demande dans combien de temps je prévois mon départ… Avec ma grosse face d’incompréhension, je lui réponds que les filles veulent retourner à la maison ce soir, alors que je m’apprête à partir dans les prochaines minutes. Il me demande si c’est possible d’attendre un petit 30 minutes de plus, car la petite bête frisée « cutie pie » de l’autre fois VEUT ME VOIR.

ATTENDS QUOI?

MG

Beach body? Body beach? En tout cas, tu m’as compris. ( partie #2 )

ATTENTION ! Pour les yeux sensibles, je tiens à mentionner que ce texte contient des termes à connotation sexuelle. Exemple : Seins, « Breast », Téties (expression personnelle, pour parler des seins. C’est comme une traduction mauvaise québécoise du mot « tits ») , Vulve, etc. Merci et bonne lecture.

Oh ben, oh ben, 3 semaines plus tard. Je reçois ma commande. Je la déballe. Je suis excitée. Et là, arrive le moment de l’ESSAYAGE. Ih boy… Je décide de commencer par le maillot rouge. C’était ma valeur sûre. Alors, awaille, on se met naked (traduction québécoise : « à poil ») et on se tortille le body pour rentrer dans le fameux maillot rouge. Je mets le haut. Christine. Je le savais. C’est encore arrivé. Je flotte dedans. Je peux faire du Hula Hoop avec mon top de maillot (tsé le « sport » ? Avec le cerceau que tu fais tourner autour de tes hanches et, pour les experts, autour de tes chevilles, de tes poignets et de ton cou. NE VOUS ÉTRANGLEZ PAS EN ESSAYANT CE SPORT S’IL-VOUS-PLAÎT). Mon tronc a encore décidé de faire sa diva. Je t’explique. J’ai le genre de grosseur de corps malaisante avec les maillots. Te l ’dis. Les designers de maillot bain et moi, nous faisons 2 (ou peut-être 10). J’ai un tronc pas assez large pour la grosseur de mes téties (je sais que tu as eu une image en tête. Calmos, je n’en ai vraiment pas des aussi gros que cela. Mon corps est juste mal proportionné dans sa petite-moyenne-malaisante taille). Alors, si je m’aventure dans la grandeur SMALL, les triangles compressent ma poitrine et les remontent dans mon cou, alors j’ai l’air d’avoir mis toute la money de mon Sugar Daddy dans ma nouvelle breast, MAIS c’est la parfaite grandeur pour mon tronc. Si je m’aventure dans la grandeur MEDIUM, le maillot se déplace sans aucune gêne sur mon tronc, mais les triangles sont de la bonne taille pour accueillir mes seins. Tu vois le genre. (Je sais que pour vous les garçons, c’est plus difficile, mais les filles, SUIS-JE LA SEULE?  SOS). À la fin, je finis toujours par prendre la grandeur medium (comme j’ai fait), car je préfère ne pas avoir à gérer mes téties quand ils voudront se sortir le bout du mamelon au grand public. Mettons que cette situation est déconseillée. EL SEMI-MONOKINI dans un party baignade, je te jure que tu ne vas pas te sentir A1 quand tout le monde va parler de la grosseur et de la couleur de tes salamis dans TOUS les prochains soupers qui suivront jusqu’à tes 50 ans. Ensuite, le bas. Ihp ok. Ok. Je dois légèrement faire une petite danse de type BALADI avec mes hanches pour rentrer dedans (je ne la maîtrise pas le déhanchement de cette danse, alors tous les gens qui souhaitaient me contacter pour avoir des cours. OUBLIEZ ÇA. Je suis nulle). Bref, j’ai vue élastique et j’ai vu mon bas de maillot de bain, mais, au moins, il est de la bonne grandeur. Je commence à faire mon premier tourniquet pour admirer ces morceaux de tissu qui ne cachent, définitivement, pas assez de peau. Et puis, je sens avec INTENSITÉ la brise de ma fenêtre de salle de bain… IL EST ÉCHANCRÉ, mais à un tel point que je me demande pourquoi ils ont fait un bas de maillot. Entre un morceau de tissu aussi gros que ma paume de main et rien, je ne vois pas c’est quoi la différence sur la plage. Le taux de sable qui te rentre dans la craque va pas mal être le même. Mettons que je ne mettrais pas cela pour un party piscine en famille. Je me garderai une petite gêne devant grand-ma et son maillot de bain une pièce avec la VIERGE MARIE dessus tsé. Bon, je termine mes tourniquets, je fais des poses à la classique « fille sur la beach qui feel le sun » devant mon miroir. Et je ne suis toujours pas certaine si j’ai acquis assez de confiance durant les 3 dernières semaines (le temps de recevoir ma commande) pour pouvoir le porter aisément devant les amis.

Maintenant, je me lance pour le maillot orange-brun brûlé. J’enfile le haut du bikini………. tu ne me croiras jamais……… J’ai l’air d’une tarte à la PUMPKIN. Honnêtement, je suis sûre que tu ne ferais même pas la différence entre moi  en position « roche » dans un champ de citrouilles et les vraies citrouilles autour de moi. (On ne va pas faire le test, ok ? Merci.) Bref, la couleur ne me va pas. En plus, on dirait que plus je m’observe dans le miroir, plus ma peau vire orange comme le maillot. (c’est à me demander si nous sommes rendus le jour de l’Halloween tsé ?) et la grandeur n’est encore pas très ajustée. Par contre, cette fois-ci, contrairement, au maillot précédent, mes seins sont un peu beaucoup compressés contre mon corps (eh, j’ai l’impression que si je porte ce maillot, je ne vais pas vraiment me présenter le tonton franc, mais bon. Je suis désolée d’avance, ce n’était pas mon intention). Juste avant de m’engager dans les tourniquets pour visualiser l’ensemble sur mon corps. J’exécute le mouvement « mettre son bas de maillot » et puis je réalise que je n’ai aucune idée quel bord va où (dans le fond [je déteste cette expression et je viens de faire une parenthèse dans une parenthèse, je suis tellement gossante], je ne sais pas quel bord va à l’avant pour couvrir ma partie intime, représentée généralement par la forme triangulaire et quel bord va à l’arrière pour couvrir mes foufounes). Sur cette parenthèse, tu peux comprendre qu’il est échancré, comme le rouge, à un tel point que l’on doute, encore une fois, de son utilité. Après 1 minute de réflexion en le tournant devant moi et en inclinant ma tête (comme si j’avais une meilleure perspective tsé) je trouve de quel bord il va et je l’enfile. Après un léger doute, mais sûre de ma shot qu’il est du bon côté sur mon corps, je trouve qu’il est coupé d’une façon très étrange pour cacher le devant. En effet, il monte EXTRÊMEMENT HAUT et il est très ÉTROIT au niveau de la vulve (oui, oui, j’ai utilisé le mot vulve). Je comprends à ce moment, que les fameuses photos dans le sable où les gens se font aller les cannes en l’air pour reproduire des poses de gymnastique les jambes écartées ou tout autres types acrobaties  « fancés », qu’elles seront très déconseillées avec ce bikini (je tiens juste à mentionner que je n’ai jamais compris la tendance « exécuter des poses de gymnases sur le sable qui à une température moyenne de 40 degrés » qui dure depuis 2001… C’est sûrement de la jalousie, car je n’ai jamais été capable de les exécuter. La fille n’est pas très flexible. Ce n’est pas ma force, mettons). Bref,  je devrai limiter mes mouvements (le seul mouvement que je me m’accorde est de marcher les cuisses serrées) SI JE LE METS. Finalement, je commence à virer trop orange bronzé fake, alors je décide de l’enlever même si je n’ai pas complété mes tourniquets et que je n’ai pas exécuté mes poses à la Tyra Banks.

Pour finir, la pièce de grâce, le maillot une pièce noire. (Accroche-toi à ton cell, je te jure que tu ne vas pas ben feeler). Écoute, j’enfile le maillot. IL EST TROP PETIT TOÉ CHOSE. L’endroit où ma poitrine doit se déposer arrive complètement sous la mienne. Alors, seules les BRETELLES VIENNENT S’ACCOTER SUR MES TÉTIES. JE TE JURE. Il n’y a que mes mamelons qui sont cachés. Non seulement j’ai l’air d’un lutteur prénommé « Maude Jalappenos Fire » (définitivement ce n’est pas, encore une fois, ma force la création de noms de lutteur mexicano), mais en plus le bas de maillot me pogne dans la craque comme s’il n’y avait pas de lendemain. Plus rien ne va. J’essaie de trouver espoir dans mon achat, alors je continue à me contempler dans le miroir avec mon nouveau maillot de bain vraiment trop vulgaire ET JE RÉALISE que Jean Airoldi m’a menti toute ma vie. CE N’EST PAS VRAI QUE LE NOIR AMINCIT. J’ai l’air d’avoir la bedaine et la shape d’un lutteur dans la catégorie des poids lourds (ou si tu préfères, j’ai l’air d’un saucisson. J’ai repris la « shape lutteur » pour être concept avec Maude Jalappenos Fire). Moi qui croyais que ma shape en forme de poire allait devenir à l’aide du noir en forme d’échalote (je n’ai pas trouvé de fruit mince et élancé, à part la banane, mais elle me rendait légèrement mal alaise. Je sais que l’échalote ce n’est pas mieux, mais bon). Pendant, un instant j’ai eu l’espoir que mes petits bourrelets « loud » se seraient pour une fois cachés sous la couleur noire. Quels faux espoirs ! Je suis découragée. Pourtant, il avait l’air si joli sur le mannequin le maillot… Maudine. C’est ben pour cela que je trouvais le magasinage en ligne trop beau, j’avais oublié pendant ces  instants que je n’avais, clairement, pas la même shape que la madame. (Tsé avec mon 5’5 et demi, on est loin du but. Mettons que l’on n’a pas la même longueur de cannes. Cela ne donne pas le même effet sur la beach).

Bref, moi qui voulais avoir un nouveau départ pour l’été 2017. J’ai vraiment raté. Je pense que c’était un message de rejet de la part du petit Jésus des partys piscines. Je suis condamné à « oublier mon maillot » dans les partys piscines..

MG

***Suite à ce texte,  tu dois comprendre quelque chose d’important. J’énonce souvent que je n’ai pas une « shape de mannequin » et que je ne l’apprécie pas. Cependant, je ne suis pas en train de dire qu’il faut que tu ressembles aux standards de beauté que la société nous impose, sinon je te considère comme laide. Au contraire, je veux que tu embrasses ton corps, tes courbes et tes différences. Peu importe le maillot que tu décides de porter, ne te cache pas. Je suis sûre que tu es magnifique. Je soulève seulement les idéaux « classiques » (si je peux les appeler ainsi) que j’entends souvent, des idéaux, quelquefois, très ridicules que j’ai et des petits complexes qui m’habitent chez MA personne pour que l’on en rie. (Pour ma part, je suis, encore, dans le processus « apprendre à s’aimer soi-même».)  N’oublie pas que tes complexes sont inexistants aux yeux des autres. Aie confiance en toi et en ce que tu es. En d’autres mots, sois femme. (Je sais que cela ne se dit pas, mais je trouvais que cela faisait « fierce » style Queen B).

Beach body? Body beach? En tout cas, tu m’as compris ( partie #1 )

On est rendu l’été, du moins, je pense. Quoiqu’ici en campagne (pour les purs Montréalais ou la Rive-Nord pour les banlieusards), il grêle le 27 juin 2017. Merci réchauffement climatique de me rappeler en été que j’ai des racines d’inuits qui vivent dans le nord et que je ne m’échapperais jamais de l’hiver et de sa « maudit qui fait frette » température même durant la saison estivale. Bref.

Alors, qui dit SUMMAHHH (summer*) dit… BEACH BODY (est-ce ça ? Ou Bodybeach ? en tout cas on s’est compris right ?) bon, tu dois comprendre que moi pi l’été on s’aime ben, car il est synonyme d’aventures, de fiestas et de plaisirs, MAIS, parfois, il me tire un peu du jus. Je te donne un exemple de « tirer un peu du jus » : quand il me fait découvrir que j’ai une moustache. Il me fait TOUJOURS suer à cet endroit, spécifiquement, lorsque les températures montent à 20 degrés et plus. Vraiment, j’apprécie, je me sens juste virile et 0 séduisante, mais ça va sérieux. Je le prends tout à fait bien que ma moustache reluit sous les rayons du soleil… OU lorsqu’il me restreint à porter du noir. C’est la SEULE couleur que je peux porter en tout temps sans m’inquiéter à chaque 5 secondes d’avoir un spot. Je t’explique le problème, EN GROS, c’est que je stresse d’avoir chaud, mais en stressant d’avoir chaud, je me donne des chaleurs plus intenses, alors je stresse en pensant à l’apparition des ronds de sueur dans mon dos, sous mes aisselles ou dans ma « craquen » dû aux chaleurs que je m’inflige et BOUM les chutes du Niagara se déclenchent. (ok, je ne sue pas à ce point là, c’est juste pour rendre le tout plus poétique.) Finito Pépito. J’ai l’air d’un chameau. (seul animal exotique que j’ai trouvé qui me rappelle la chaleur, qui rime avec « Pépito » et qui te donne une semi-image de quoi j’ai l’air avec mes ronds de sueurs qui me tapissent le corps, bref pas ben cute la fille.) Finalement, quand les ronds apparaissent, je suis prise à redevoir, encore une fois, sortir l’excuse que j’avais utilisée en 6e année pour les camoufler et changer leur identité en disant et je cite : « quand je suis allée boire de l’eau à l’abreuvoir, l’eau a éclaboussé sous mes aisselles. » (Histoire vraie. Les amis m’ont cru. Merci. Je mérite un prix pour l’histoire qui tient la moins debout et un pour l’enfant le plus convaincant. Sérieux.) Bref, tu vois que je ne m’en sortirais jamais si je portais des couleurs.

Mais s’il y a quelque chose qui veut me faire retourner en hiver (oui, oui, j’ai bien dit en HIVER), ce sont les PARTYS PISCINES. Non, mais tsé, on va se le dire, ben honnêtement, qui aime cela ??? Du moins pour ma part, it’s a NO NO. Je suis le genre de personne qui « oublie son maillot » à chaque party piscine. Pi obstine moé pas en disant que ta sœur-tante-cousine-maman porte la même taille que moi et que je pourrais lui emprunter un maillot….. je te dis ça de même. C’EST VOULU. JE NE SUIS PAS SI LUNATIQUE QUE ÇA POUR L’OUBLIER CONSTAMMENT (en vrai, oui, mais ce n’est qu’un détail). Pour que tu comprennes mieux, je ne suis jamais la première à sauter à l’eau, à me trémousser dans mon bikini devant les friends et à prendre des pics de chixes (j’adore ce terme démodé) ça me rend, comment dire…. malalalalalalalalalalalalalaise. Mais, parfois, je perds mon combat, alors, si je suis prise avec le sœur-tante-cousine-maman maillot, j’attends sagement qu’il fasse noir… TRÈS noir dehors. Ensuite, je m’enroule comme un saucisson dans ma serviette. J’attends que tous soient sous l’eau. À CE MOMENT, je déroule la serviette et je saute à l’eau. Personne n’a eu le temps d’analyser mon corps. C’est gagné. Je fais le « V » de la victoire. SINON, mon meilleur truc, je me trempe les cannes et je dis que la brise me donne de petits frissons et que j’ai trop froid pour me baigner… (mes trucs ne sont vraiment pas originaux. Je suis désolée, c’est tout ce que j’ai trouvé pour le moment). Mais l’affaire, c’est que j’aimerais donc ça avoir cette confiance. Vous êtes mon goal (ou gardien de but selon mon correcteur Larousse) les filles qui sont alaisent en b i k i n i. VRAIMENT.

ALORS POUR ME RAPPROCHER DE MON GOAL, je me dis avec entrain, nous commençons un nouvel été, alors fini le jeu de la cachette. Assume-toi et ton corps et commence à enjoy les partys piscine pour de vrai. Première étape pour enjoy le party piscine:  trouver un nouveau maillot pour se sentir mieux dans sa peau. Alors finit la bobette de maillot style « grand-maman qui va à la plage » et je commence mon magasinage EN LIGNE. La raison pour laquelle je ne vais pas en magasin, c’est qu’ils vont me coûter 150 $ chaque et, comment dire, ce n’est pas mon budget. EN PLUS, à chaque fois, je finis fâchée contre la madame qui s’occupe de la cabine d’essayage, car elle n’est pas capable de me trouver un maillot qui me fait sentir comme Gigi Hadid et elle me harcèle pour que je sorte de la cabine devant l’ensemble des clients avec mon petit bedon dodu et son maillot ridicule qu’elle m’a donné en disant : « je te jure qu’il va te faire comme un gant. Fais-moi confiance ». Tsé veut dire no thank you Ginette, on n’a pas vraiment le même style. Mais À CHAQUE FOIS, je me fais prendre dans le piège. Ma furie tourne au désespoir (parce que je ne peux pas être fâchée plus de 2 minutes) et j’achète son choix douteux. Alors, je me mets à scroll down les pages de maillot. Il y a des bikinis simples, des bikinis avec des motifs, des bikinis avec des espèces de morceaux de tissu qui pendent (des franges, ça l’air que c’est ben tendance 2016). Ensuite, il y a des une pièce avec des formes assez… Exotiques ? (tsé le genre de maillot que tu n’as pas vraiment le goût de te bronzer la couenne avec. Le genre que tu vas avoir le style « Marble » sur le corps. C’est tendance sur ta case à iPhone, mais plus ou moins sur ton Beach body surtout si tu veux cruiser sur ta serviette rose avec des pops sicles multicolores. [Pas très payant chez la gent masculine, comme on dit.] Finalement, il y en a que je ne pourrais même pas te dire s’ils sont considérés comme des maillots de bain. Comme tu peux voir, je ne suis pas ben ben une pro.

Après 2 heures à mettre des « like » sur des maillots que je n’apprécie pas vraiment, j’ai le goût d’abandonner pi de devenir un gars. SÉRIEUSEMENT. Eux, ils n’ont pas ben le choix entre le monokini et le monokini. Seulement, besoin d’un short ou d’un Speedo [pour les plus audacieux et ceux qui ont l’ultime volonté d’être aérodynamique dans l’eau] et HOP, ils sont prêts pour la baignade. Mais là, j’ai une pensée pour mes maillots « grand-maman sur la beach » qui sont dans mon tiroir. Eh non. stop.stop. On arrête d’y penser. Je dois continuer mes recherches. Après un autre une heure [je vous jure que cela m’a pris 3 heures], je me choisis 2 bikinis, un rouge et l’autre brun-orange brûlé [on n’est pas trop sur de la couleur, mais on essaie. Qui dit nouvel été dit nouvelle personne ? Je sais que cette expression n’existe aucunement, mais il fallait ben que je justifie ce choix douteux de couleur que je n’ai jamais portée auparavant] et un une pièce noir neutre. Je suis ben fière de moi. Un petit High Five. Je paie et j’attends ma commande… À suivre.

Ps : désolée madame de cabine d’essayage, je vous apprécie au fond de mon cœur

MG

Je te donne un preview sur la partie #2 :

« Oh, ben, oh ben, 3 semaines plus tard. Je reçois ma commande. Je la déballe. Je suis excitée. Et là, arrive le moment de l’ESSAYAGE. Ih boy… C’est pour ça que je trouvais le magasinage en ligne trop beau. Il devait ben il y avoir une pogne. »

Célèbrer Noël dans sa tente avec son nain de jardin…Ça doit être un drôle de feeling

Joyeux Noël des campeurs, mon petit poussin du Mexique. C’EST MA FÊTE. Je tiens juste à mentionner que lorsque j’étais jeune, je me sentais super spéciale, car il y avait un événement en même temps que ma fête. À ce jour, je trouve la festivité officielle du 25 juillet est, légèrement, malaisanteembarrassantedepressivebs, MAIS tout de même sympathique (je tiens à m’excuser pour ce jugement, mais je ne peux juste pas vraiment l’apprécier pleinement, car je ne suis pas une adepte de camping pour célébrer un Noël dans ma tente avec mon nain de jardin. En fait, je n’arrive pas à saisir le concept du sapin dans la tente… ça l’air le chiar à installer. Ouéoué, le chiar [traduction libre de « chiar » : la merde]). Peut-être, aussi, que je manque la meilleure célébration de l’année ? Qui sait ?Bref, tout ça pour dire que mettons que j’ai un peu moins de fierté et d’enthousiasme dans mon « Yay! Merci, Charles », lorsque mon oncle me dit « Hey, joyeux Noël des campeurs, ma belle Maude ». (Je tiens à mentionner qu’il ne l’oublie jamais).

Woahok.

Somme toute, mes chères, aujourd’hui est la journée où le petit Jésus m’a enfin libéré de mes 19 ans. Les 19 ans qui sont trop proches des 18 ans (je vis le rêve, je peux enfin aller dans les bars. Wild, wild, wild) et qui ne sont pas encore assez matures pour rentrer dans la game des 20 ans. Cet âge me rendait constamment mal à l’aise. En gros, je vis un soulagement. Ne demande moé pas pourquoi…

Ce n’est définitivement pas le principal point dont je voulais débattre dans ce mini/tout rikiki texte, alors revenons à nos paresseux (je choisis l’animal que je veux, c’est ma fête. Nanananana).

En cette journée festive, j’ai ressenti un coup de vieux du genre « matante » assez intense, mais cute lorsque j’étais en route vers un petit dîner « célébration des 20 ans de Maude » avec une de mes meilleures amies. Les gros thoughts dans la Hyundai Accent 2012, toé. J’ai repensé à tous mes accomplissements, mon cheminement personnel qui a été assez rock & roll, particulièrement, durant la dernière année (des hauts très forts comme des bas qui m’ont donné cette impression d’avoir atteint le seuil) et les futurs projets qui m’attendent… et j’étais fière. Je suis fière de la personne que je suis devenue après ces 20 ans existence. Je suis excitée pour la suite et prête à entrer dans cette 21eannée plus forte que jamais. Je voulais vous partager ce petit moment avec moi-même ben selfish, car durant notre journée de fête nous remercions tout le monde à gauche et à droite parce qu’ils ont pris le temps de nous souhaiter un joyeux anniversaire. Cependant, nous ne nous arrêtons jamais pour réfléchir à ce qui pousse nos proches à nous écrire tous ces beaux mots. Bref, à ton prochain anniversaire prend un moment avec toi-même pour te célébrer. Olé. Sombrero. Feliz compleanos.

 

MG

C’est une ère de renaissance…

Kekou mon petit poussin des fermes laitières du Québec.

Je sais tu te dis, MAIS ENFIN la petite est de retour. Ben oui, je le sais, maudine, tu verses une larme de bonheur et de loin je te la sèche. Je me fais désirer, que veux-tu ? Je suis désolée pour cette pause assez, pas pire, immense (oué, ok je suis désolée). Ne me fais pas plus sentir mal, s’il vous plaît, assez de regrets de même et cela ne fait que quatre jolis mois que l’année 2018 est commencée. Pour donner suite à cette observation cocasse, j’ai eu cette envie de prendre un moment afin de réviser mes résolutions que j’avais inscrite dans mon petit carnet aux pages vintages et à la couverture brune. En d’autres mots, j’ai établi la liste de mes résolutions dans l’application « notes » de mon téléphone cellulaire.

Alors, la liste commence ainsi :

  1. Avoir confiance en soi.

Celle-là c’est définitivement la meilleure…

Pour te faire un petit résumé vite vite, c’est que je n’ai aucune confiance en moi. C’est simple comme bonjour (comme dirait Girard qui embrasse chaque seconde de la vie). Le problème que je qualifierais de majeur est que je n’ai aucune confiance, mais dans TOUTES les sphères de ma vie…

Définitivement, j’approuve avec toi, l’ensemble est décourageant.

L’affaire c’est que je n’ai aucune idée, de comment je peux trouver ça. Quelquefois, j’aimerais que la confiance en soi se trouve comme un petit coquillage à la plage, toé. Il te pique le gros orteil, alors tu te fâches après lui, mais quand tu le déterres du sable, maudine que tu le trouves beau. Tu le trouves tellement adorable, coquet, charmant, délicieux que tu le rapportes chez vous et tu le conserves dans un petit pot sur lequel il est inscrit « Cuba 2012, best trip ever ».

Alors, cette magnifique confiance que je n’ai pas se reflète dans mes prises de décision. En d’autres mots, ne me demande pas de décider, tu vas virer agressif (ve) tellement que je deviens désemparée à la suite de cette demande qui était, tout simplement, bien intentionnée. Aussi désemparée que des tortues naissantes qui essaient de se rendre à la mer pour la première fois. (Tu dois, définitivement, voir cela si tu ne sais pas de quoi je parle. La scène est tellement cutie pie, tu as le goût de les croquer et de les kidnapper, jusqu’au moment où elles sont prises entre les pattes/crocs d’un prédateur. À cet instant-là, je te conseille de fermer le vidéo et d’écouter du Céline Dion pour effacer ces images traumatisantes). BREF, je divague. (J’aimerais prendre un moment pour souligner le choix de mot, dans ce cas-ci, très concept.)

Le plus bel exemple que je pourrais te donner est mon choix universitaire. Présentement, je suis dans le programme Communication Studies à l’Université de Concordia, mais j’hésite à retourner dans le domaine des sciences, plus précisément les Sciences biologiques à l’Université de Montréal. Chaque jour, je fais 10 sondages, 3 quizzes (ou jeux-questionnaires, si tu préfères) de personnalités dans le magazine Cool et je lis mon horoscope afin comprendre mon être intérieur et son désir le plus profond. Honnêtement, je me décourage moi-même. Mais là, je te vois, oui, oui, je te vois. Tu viens de prendre une pause au courant de ta lecture et te dire « Ben voyons dont, c’est quoi ce dilemme-là ! Ce sont deux domaines complètement différents ! Comment peut-elle hésiter ? » Bon, tu ne te le demandes sûrement pas d’une manière aussi posée, mais j’assume qu’il y a un peu de jugement et une coupe de relèvement de sourcil. N’ai-je pas raison ? El savais. Ainsi, aux dernières nouvelles, j’ai vraiment, très accepté mon admission à l’UdeM et fait mon horaire pour la session prochaine à Concordia, mais tout va bien. Vraiment. Je te le dis. J’ai un talent naturel pour convaincre.

  1. Prendre le temps de lire des livres.

Oh my my.

J’ai tellement essayé fort pour celle-ci. Je te jure, à chaque fois, mon cerveau me joue le même tour. Oui, oui, mon cerveau est un super bon magicien. Je t’explique à chaque fois que je m’apprête à lire un livre, je prends le temps de me vider l’esprit, d’être calme et sereine, afin de pouvoir complètement vivre l’histoire que l’auteur de mon livre s’apprête à me raconter. Une fille de même moi, que veux-tu ? Alors, aspirée par mon livre, je lis la préface, l’introduction, car toute personne qui est adepte de livres fait de même. J’arrive au chapitre 1… Mon cerveau pique une crise. Il me jette en pleine tête des questionnements sur N’IMPORTE QUOI, N’IMPORTE QUOI. Ça varie entre quelle est la température en Russie ? À est-ce que mon frère à vider le lave-vaisselle ? Mais le pire là-dedans, c’est qu’il ne s’arrête pas à un questionnement, IL SE LES ENCHAÎNE. Un après l’autre toé, comme dans un concours de celui qui mange le plus de Hot Dogs en 1 minute (définitivement, le genre de concours où le sentiment dégoût m’est tellement fort que je n’arrive plus à concevoir que cela est un exploit, mais bon). Mais là, il ne faut pas oublier que moi j’essaie de comprendre une histoire ici, là. Après 5 minutes de combats, 6 relectures d’une même page, je suis complètement perdue, mais tu sais quoi ? JE N’ABANDONNE PAS. Je suis déterminée à savoir le déroulement de l’histoire, jusqu’au moment où toute mon énergie est consommée. Je shut down. Beubye Maude. Mes paupières, oh qu’elles deviennent lourdes les petites. Et puis le roupillon s’emporte de mon corps vulnérable. Easy de même toé. Alors, puis-je te dire que non, je ne m’enfile pas des briques de livres chaque semaine, parce que non, je ne suis tout simplement pas capable. J’ai essayé de lire « Plaidoyer pour le bonheur » et j’ai dû encore une fois abandonner. Moi qui voulais juste pouvoir avoir des pensées bouddhistes et prendre soin de moi, mais non. Je suis prise à essayer de comprendre par moi-même où se cache ce fameux bonheur qui se considère comme le trésor dans une chasse au trésor.

  1. Prendre soin de toi

J’ai été une semaine au gym, j’ai abandonné.

J’ai fait l’escalade sur des murs complètement inexistants. En d’autres mots, simple et concis, j’ai abandonné. Cependant, je tiens à mentionner que j’étais très assidue dans mes paiements mensuels. Mais peux-tu te dire que ça fait mal 50 $ par mois, quand tu fais de l’escalade invisible ?

J’ai ouvert mes horizons, alors j’ai fait du yoga pendant 5 minutes. Les deux premières minutes, extase ! Je me sentais gracieuse, je prenais conscience de mon corps et de l’énergie qui circule dans celui-ci. La troisième minute, le chaos. J’ai réalisé que j’étais beaucoup trop impatiente pour faire la salutation au soleil, en plus, d’être aussi flexible comme un hippopotame. Puis-je te dire que la position du chien tête baissée n’était pas ma plus grande force ? Oh que non, ce n’était pas facile.

Finalement, j’ai essayé le jogging. Après 2 minutes, j’ai eu peur de me perdre, alors pour mon bien-être, j’ai pris la décision de retourner à la maison. Je suis tellement une fille sage.

J’aime les lindts. Merci, bonsoère.

4.Aimer les autres.

Oué, j’ai réellement écrit cette résolution… NON, ce n’est pas parce que je suis Shrek. Ce que je voulais sous-entendre par cette résolution, c’est d’aimer l’autre sans se gêner, mais avec modération aussi. On dirait que je te parle de consommation d’alcool, nenon. Laisse-moi t’expliquer. Je me disais, si un petit garçon arrivait dans ma vie, ben je n’avais pas le goût de jouer la game de « je n’ai pas de feelings » quand mon petit bedon avait des papillons. Ainsi, je voulais me convaincre que c’est bien de donner de l’amour aux gens qui te sont chers. PAR CONTRE, je voulais aussi me rappeler qu’il est important de ne pas laisser les gens abuser de ta bonté qui vient souvent dans le package de l’amour. Me comprends-tu ? Définitivement, je pourrais devenir conseillère dans le domaine des relations amoureuses, suite à l’utilisation de ses mots émouvants. Même si j’ai juste fait une « couple » de frenchs par-ci, par-là depuis les quatre derniers mois, je crois encore sincèrement à ma capacité à conseiller les autres… En d’autres mots, mes gros frenchs payants dont la plupart se sont déroulés dans les bars m’ont poussé à utiliser l’application Bumble/Tinder. Hip. C’est tout ce que j’ai à rajouter. (Peut-être dans le prochain article, OK. Merci. Bye).

5.Voyager.

Hmmmmmmmmmmm. Oué. OK. Je l’ai suivi. Je me suis acheté un billet d’avion en direction du Pérou. Je pars dans 3 semaines. Je n’ai rien de préparé. Je suis seule. Je n’ai jamais voyagé seule. Apparemment, il y a des gens qui te capturent et te volent tes organes afin de les revendre. Je suis vraiment excitée. Tout va super bien.

  1. Se laisser aller/emporter

Emporter par quoi ? El ne sait pas. Je pense, honnêtement, que j’ai seulement écrit cela, car je me sentais comme Émile Nelligan. Dans le genre poétique, réfléchi, donner de la liberté au lecteur afin qu’il ait sa propre interprétation de mes mots…

Mais je peux définitivement te dire que les premières sessions universitaires m’ont emporté ben fort… dans un mur… de briques. Ouais. OK. Cool.

Finalement, j’ai le goût de conclure avec une phrase digne d’une artiste incomprise : « c’est une ère de renaissance pour l’année de mes 20 ans »

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BEN VOYONS DONT, TOÉ.

LA « RENAISSANCE ».

COUDONC, EST-CE QUE JE ME PRENDS POUR UNE CHENILLE QUI EST SUR LE POINT DE SE TRANSFORMER EN PAPILLON?

Sûrement.

Définitivement.

C’est sûr que je me sentais comme ça.

Je tripe sur les papillons.

C’est mon rêve de devenir un papillon.

Bref,

Vive les résolutions.

Je ne suis qu’une déception.

Peut-être vais-je apprendre ?

Que la vie n’est pas toujours tendre.

 

 MG.

 

 

Une baleine échouée volante, as-tu déjà vue ça?

Parce que je trouve que mes « dates » sont toujours très cocasses, comme les précédentes que je t’ai partagées, alors ben je me suis dit que j’allais t’en partager une autre. Qu’est-ce que tu en dis ? ( J’ai l’air d’une fille qui s’enfile les dates une après l’autre et que j’attire tous les mecs tel un aimant, mais je te confirme que j’ai la cruise aussi allumée qu’un hippopotame. En d’autres mots (parce que ma comparaison est digne un philosophe pas claire), ça veut dire que je l’ai pas pentoute.) Bref, oui je le sais que tu es très excité par cette annonce et que présentement tu ressens une légère agressivité, car je ne commence pas mon histoire. Héhé.

 

Alors,

 

C’est parti mon kiki ! (Je tiens à mentionner que j’ai un petit faible pour les expressions dans le style « ma tante Diane ».)

 

J’ai un MATCH sur Bumble avec un garçon, OLÉ ! Bumble, si tu ne connais pas, c’est une application dans le même style que Tinder que je chéris 2 jours sur 365 et que j’utilise quand je vis un manque d’attention assez critique de la gent masculine (ben oui, ça m’arrive d’aimer ça que les garçons me courent après, qu’est-ce que tu veux ?). À chaque fois, je la supprime, ben je la retélécharge juste pour retrouver un sentiment d’appréciation (genre ?) pendant une heure. Parce qu’après une heure, ben je me tanne de « swiper » des garçons et je réalise que je ne suis pas capable de « flasher » sur un gars quand je ne connais pas sa personnalité. Aille, je suis vraiment quétaine, mais c’est la vérité pour ma drôle de personne, mais aussi, car j’ai aucun match. Aoutch à l’orgueil. Alors, ouin. Bref, j’ai la notification que j’ai un match Bumble. Je m’assure que le garçon est cute, parce cela l’arrive un peu trop souvent que je « swipe » du mauvais côté et que je me retrouve à avoir « like » un Yvan sans m’en rendre compte. Cependant, au moins, la beauté de Bumble, c’est qu’il y a que les filles qui peuvent commencer les conversations, alors pas de message cochon de Yvan sans ma permission. J’adore ça.

 

Je regarde ses photos, ok, j’accepte, il est cute. Je me lance. Je lui écris un petit « hello » avec la petite fleur rose (si tu me connais bien tu sais que je vis pour la petite fleur rose, l’étoile filante et les deux lunes avec un visage malaisant, ne te poses pas de question sur mes choix d’émoticons, s’il vous plaît). Il me répond (olé !) et on commence à se jaser de tout et de rien. ET PUIS BAM. ON SE TROUVE UN POINT EN COMMUN. Mesdames et messieurs, L’ESCALADE. Alors, on se donne un rendez-vous escalade style.

 

Bonsoir la mauvaise idée.

 

LA SOIRÉE

 

J’arrive là-bas. Je ne sais pas trop si je dois l’attendre dans l’entrée ou s’il est arrivé, alors je tourne en rond pendant 3 minutes dans l’entrée. Je suis ben stressée, j’ai chaud, mon cœur débat ET IL N’EST MÊME PAS ENCORE LÀ. CALME TOÉ FILLE. Les employés me dévisagent un peu, ils se disent « ok fille, es-tu ici pour les story Instagram ou pour grimper ? »  Alors, après ces regards de jugements, je vais dans le vestiaire me changer. J’ouvre mon sac. Eh merde ! JE N’AI PAS LE BON LINGE. Je sors ma vieille paire de leggin. Ohlala, elle est toute trouée. Je l’ai tellement porté, que l’on peut la qualifiée « legging à patte d’éléphant » tellement que je l’ai étirée. MA CAMISOLE, TOÉ CHOSE. Je te dirais que lorsque j’ai croisé mon reflet dans le miroir, ben j’ai un peu PANIQUÉ. Les bretelles de ma camisole mettaient en valeur le gras de bingo de mes bras (le gras de bingo se situe dans la partie inférieure de ton biceps. En d’autres mots, c’est le gras que les Ginette se font aller lorsqu’elles ont un bingo). En plus, elle est tellement serrée que j’ai de la misère à respirer et qu’elle devient une camisole bedaine (un tank top, mais en moins cute mettons). Ohlalala, que je suis mal alaise. Tsé, non seulement, j’ai l’air d’une gurda qui a essayé d’avoir un look sexy tout en démontrant que je suis une fille sportive, mais en plus j’ai l’air d’une fille qui sort tout droit des années disco. On ne lâche pas.

 

Je sors des vestiaires, je le vois qui m’attend dans l’entrée. STOP. Je ne peux pas me présenter, son habillement de sport est plus « fancy » et sa coche que le mien. En plus, il est 100 fois plus beau que ses photos Bumble. Cela n’a pas de sens, j’ai encore plus chaud que tantôt, même que je sens une goutte de sueur tombée de mon aisselle. Charmant. Je ne me gère plus.

 

AVANT DE COMMENCER POUR DE VRAI, j’aimerais qu’on mette quelque chose au clair. Les garçons vous n’avez jamais des photos qui sont représentatives de votre réelle beauté. Non, mais c’est vrai ! Combien de fois entre nous les filles nous nous disons : « Non, mais il est plus beau en vrai que sur cette photo-là, mais c’est la seule que je trouve ! » Rendez-nous la tâche plus facile, please. Allez donc suivre un cours sur « comment prendre une photo de façon à ce que notre beauté soit représentative. » Merci de votre compréhension. De la part de toutes les filles qui trippent sur vous et qui aimeraient avoir l’appréhension de leurs copines.

 

Honnêtement, je suis gênée. Je me cache le corps derrière le mur et je sors seulement ma tête du coin du mur et je lui lance un « Tourlou » (non, ce n’est pas une blague, j’ai vraiment fait ça. Définitivement, Nath ne m’a pas montré comment être sexy et comment « cruiser » un garçon. Mettons que je ne l’ai pas naturel, hein ?). Il semble heureux, ben en tout cas, je pense et il vient me dire le bonjour, comme le dirait notre bon ami Richard (Richard est un monsieur de 55 ans fictif). Ensuite, il va déposer ses choses dans le vestiaire. Et le plaisir commence…

 

Mettons que j’avais un peu oublié de lui dire que ça fait seulement un mois que je pratique l’escalade, même si j’y allais 2-3 fois semaine….

 

Premier mur que je grimpe, mon corps se met à shaker tellement que je suis nerveuse. Après deux prises, la craie est déjà toute partie, je glisse sur celles-ci tellement que j’ai les mains moites. Pour de vrai s’en ait aussi dégueu que ma goûte de sueur que je sentais coulée de mon aisselle. Sérieusement, j’ai rarement été aussi nulle que ça. En plus, SURPRISE, SURPRISE, le gars grimpait des V5 (Pour les curieux, ce sont les niveaux de difficulté des problèmes d’escalades. Ils s’échelonnent de V0 à V12, si je ne me trompe pas). À un moment donné, J’ESSAIE UNE V1 ET JE NE SUIS PAS CAPABLE… définitivement, il était découragé. Alors, pour être gentil, il la grimpe et me montre où je devrais mettre mes pieds et mes mains pour la réussir. Mais l’affaire, c’est que je n’étais pas capable de reproduire ce qu’il exécutait, même si j’avais la plus grande volonté du monde. ÇA NE MARCHAIT PAS R’GARDE ! Mais l’affaire qui est cocasse dans toute cette histoire c’est que je sentais qu’il pognait un peu les nerfs après moi parce que je ne comprenais pas ses explications sur « comment monter la V1 comme une championne ». Alors, non seulement il se fâchait, mais moi je me fâchais, AUSSI, contre moi, parce que n’étais pas capable de réussir à reproduire son mouvement. Définitivement, la plus belle ambiance de date que j’ai vécue ; saine, pure, douce, calme et romantique sont les mots les mieux choisis pour représenter ce moment.

 

Je réessaye pour la dernière fois mon problème. Je grimpe le mur jusqu’à l’avant-dernière prise. Je ne veux pas abandonner, alors je me donne un swing comme jamais auparavant j’essaie de prendre la dernière prise. ÉCHEC. Je passe tout drette. Mon corps se tourne complètement et je tombe FACE PREMIÈRE, EL BEDON SUR LE MATELAS. Mesdames et Messieurs, cet atterrissage était digne d’une BALEINE ÉCHOUÉE VOLANTE. Lorsque je me suis relevée, j’étais GÊNÉE, même que le mot n’est pas assez fort pour représenter mon sentiment. AU MOINS, j’ai réussi à lui mettre un sourire aux lèvres, tsé c’est tellement ça l’important… NOT. J’ai toute perdu ma crédibilité et mes chances de le séduire. Ihalala.

 

J’aimerais que tu t’imagines une musique d’ambiance dans le genre nostalgique et ascenseur pour la fin de la lecture.

 

 

Il sourit.

Je m’évanouis.

Notre amour meurt,

Sous l’accumulation de mes erreurs.

Petit Jésus de seigneur,

J’ai encore eu l’air d’une folle

Digne d’un rossignol.

 

Après ce poème, peux-tu croire que je me pose encore la question « Pourquoi je ne pogne pas avec les garçons ? »

 

MG