Une baleine échouée volante, as-tu déjà vue ça?

Parce que je trouve que mes « dates » sont toujours très cocasses, comme les précédentes que je t’ai partagées, alors ben je me suis dit que j’allais t’en partager une autre. Qu’est-ce que tu en dis ? ( J’ai l’air d’une fille qui s’enfile les dates une après l’autre et que j’attire tous les mecs tel un aimant, mais je te confirme que j’ai la cruise aussi allumée qu’un hippopotame. En d’autres mots (parce que ma comparaison est digne un philosophe pas claire), ça veut dire que je l’ai pas pentoute.) Bref, oui je le sais que tu es très excité par cette annonce et que présentement tu ressens une légère agressivité, car je ne commence pas mon histoire. Héhé.

 

Alors,

 

C’est parti mon kiki ! (Je tiens à mentionner que j’ai un petit faible pour les expressions dans le style « ma tante Diane ».)

 

J’ai un MATCH sur Bumble avec un garçon, OLÉ ! Bumble, si tu ne connais pas, c’est une application dans le même style que Tinder que je chéris 2 jours sur 365 et que j’utilise quand je vis un manque d’attention assez critique de la gent masculine (ben oui, ça m’arrive d’aimer ça que les garçons me courent après, qu’est-ce que tu veux ?). À chaque fois, je la supprime, ben je la retélécharge juste pour retrouver un sentiment d’appréciation (genre ?) pendant une heure. Parce qu’après une heure, ben je me tanne de « swiper » des garçons et je réalise que je ne suis pas capable de « flasher » sur un gars quand je ne connais pas sa personnalité. Aille, je suis vraiment quétaine, mais c’est la vérité pour ma drôle de personne, mais aussi, car j’ai aucun match. Aoutch à l’orgueil. Alors, ouin. Bref, j’ai la notification que j’ai un match Bumble. Je m’assure que le garçon est cute, parce cela l’arrive un peu trop souvent que je « swipe » du mauvais côté et que je me retrouve à avoir « like » un Yvan sans m’en rendre compte. Cependant, au moins, la beauté de Bumble, c’est qu’il y a que les filles qui peuvent commencer les conversations, alors pas de message cochon de Yvan sans ma permission. J’adore ça.

 

Je regarde ses photos, ok, j’accepte, il est cute. Je me lance. Je lui écris un petit « hello » avec la petite fleur rose (si tu me connais bien tu sais que je vis pour la petite fleur rose, l’étoile filante et les deux lunes avec un visage malaisant, ne te poses pas de question sur mes choix d’émoticons, s’il vous plaît). Il me répond (olé !) et on commence à se jaser de tout et de rien. ET PUIS BAM. ON SE TROUVE UN POINT EN COMMUN. Mesdames et messieurs, L’ESCALADE. Alors, on se donne un rendez-vous escalade style.

 

Bonsoir la mauvaise idée.

 

LA SOIRÉE

 

J’arrive là-bas. Je ne sais pas trop si je dois l’attendre dans l’entrée ou s’il est arrivé, alors je tourne en rond pendant 3 minutes dans l’entrée. Je suis ben stressée, j’ai chaud, mon cœur débat ET IL N’EST MÊME PAS ENCORE LÀ. CALME TOÉ FILLE. Les employés me dévisagent un peu, ils se disent « ok fille, es-tu ici pour les story Instagram ou pour grimper ? »  Alors, après ces regards de jugements, je vais dans le vestiaire me changer. J’ouvre mon sac. Eh merde ! JE N’AI PAS LE BON LINGE. Je sors ma vieille paire de leggin. Ohlala, elle est toute trouée. Je l’ai tellement porté, que l’on peut la qualifiée « legging à patte d’éléphant » tellement que je l’ai étirée. MA CAMISOLE, TOÉ CHOSE. Je te dirais que lorsque j’ai croisé mon reflet dans le miroir, ben j’ai un peu PANIQUÉ. Les bretelles de ma camisole mettaient en valeur le gras de bingo de mes bras (le gras de bingo se situe dans la partie inférieure de ton biceps. En d’autres mots, c’est le gras que les Ginette se font aller lorsqu’elles ont un bingo). En plus, elle est tellement serrée que j’ai de la misère à respirer et qu’elle devient une camisole bedaine (un tank top, mais en moins cute mettons). Ohlalala, que je suis mal alaise. Tsé, non seulement, j’ai l’air d’une gurda qui a essayé d’avoir un look sexy tout en démontrant que je suis une fille sportive, mais en plus j’ai l’air d’une fille qui sort tout droit des années disco. On ne lâche pas.

 

Je sors des vestiaires, je le vois qui m’attend dans l’entrée. STOP. Je ne peux pas me présenter, son habillement de sport est plus « fancy » et sa coche que le mien. En plus, il est 100 fois plus beau que ses photos Bumble. Cela n’a pas de sens, j’ai encore plus chaud que tantôt, même que je sens une goutte de sueur tombée de mon aisselle. Charmant. Je ne me gère plus.

 

AVANT DE COMMENCER POUR DE VRAI, j’aimerais qu’on mette quelque chose au clair. Les garçons vous n’avez jamais des photos qui sont représentatives de votre réelle beauté. Non, mais c’est vrai ! Combien de fois entre nous les filles nous nous disons : « Non, mais il est plus beau en vrai que sur cette photo-là, mais c’est la seule que je trouve ! » Rendez-nous la tâche plus facile, please. Allez donc suivre un cours sur « comment prendre une photo de façon à ce que notre beauté soit représentative. » Merci de votre compréhension. De la part de toutes les filles qui trippent sur vous et qui aimeraient avoir l’appréhension de leurs copines.

 

Honnêtement, je suis gênée. Je me cache le corps derrière le mur et je sors seulement ma tête du coin du mur et je lui lance un « Tourlou » (non, ce n’est pas une blague, j’ai vraiment fait ça. Définitivement, Nath ne m’a pas montré comment être sexy et comment « cruiser » un garçon. Mettons que je ne l’ai pas naturel, hein ?). Il semble heureux, ben en tout cas, je pense et il vient me dire le bonjour, comme le dirait notre bon ami Richard (Richard est un monsieur de 55 ans fictif). Ensuite, il va déposer ses choses dans le vestiaire. Et le plaisir commence…

 

Mettons que j’avais un peu oublié de lui dire que ça fait seulement un mois que je pratique l’escalade, même si j’y allais 2-3 fois semaine….

 

Premier mur que je grimpe, mon corps se met à shaker tellement que je suis nerveuse. Après deux prises, la craie est déjà toute partie, je glisse sur celles-ci tellement que j’ai les mains moites. Pour de vrai s’en ait aussi dégueu que ma goûte de sueur que je sentais coulée de mon aisselle. Sérieusement, j’ai rarement été aussi nulle que ça. En plus, SURPRISE, SURPRISE, le gars grimpait des V5 (Pour les curieux, ce sont les niveaux de difficulté des problèmes d’escalades. Ils s’échelonnent de V0 à V12, si je ne me trompe pas). À un moment donné, J’ESSAIE UNE V1 ET JE NE SUIS PAS CAPABLE… définitivement, il était découragé. Alors, pour être gentil, il la grimpe et me montre où je devrais mettre mes pieds et mes mains pour la réussir. Mais l’affaire, c’est que je n’étais pas capable de reproduire ce qu’il exécutait, même si j’avais la plus grande volonté du monde. ÇA NE MARCHAIT PAS R’GARDE ! Mais l’affaire qui est cocasse dans toute cette histoire c’est que je sentais qu’il pognait un peu les nerfs après moi parce que je ne comprenais pas ses explications sur « comment monter la V1 comme une championne ». Alors, non seulement il se fâchait, mais moi je me fâchais, AUSSI, contre moi, parce que n’étais pas capable de réussir à reproduire son mouvement. Définitivement, la plus belle ambiance de date que j’ai vécue ; saine, pure, douce, calme et romantique sont les mots les mieux choisis pour représenter ce moment.

 

Je réessaye pour la dernière fois mon problème. Je grimpe le mur jusqu’à l’avant-dernière prise. Je ne veux pas abandonner, alors je me donne un swing comme jamais auparavant j’essaie de prendre la dernière prise. ÉCHEC. Je passe tout drette. Mon corps se tourne complètement et je tombe FACE PREMIÈRE, EL BEDON SUR LE MATELAS. Mesdames et Messieurs, cet atterrissage était digne d’une BALEINE ÉCHOUÉE VOLANTE. Lorsque je me suis relevée, j’étais GÊNÉE, même que le mot n’est pas assez fort pour représenter mon sentiment. AU MOINS, j’ai réussi à lui mettre un sourire aux lèvres, tsé c’est tellement ça l’important… NOT. J’ai toute perdu ma crédibilité et mes chances de le séduire. Ihalala.

 

J’aimerais que tu t’imagines une musique d’ambiance dans le genre nostalgique et ascenseur pour la fin de la lecture.

 

 

Il sourit.

Je m’évanouis.

Notre amour meurt,

Sous l’accumulation de mes erreurs.

Petit Jésus de seigneur,

J’ai encore eu l’air d’une folle

Digne d’un rossignol.

 

Après ce poème, peux-tu croire que je me pose encore la question « Pourquoi je ne pogne pas avec les garçons ? »

 

MG

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