Est-ce qu’il faut que je te fasse une chasse au trésor pour que tu comprennes que je suis intéressée ? (partie #1)

Depuis que je suis un petit gnome, mes parents nous trimbalent, mes frères et moi, dans plusieurs aventures de plein air pour nous faire découvrir la nature sous tous ses angles et développer un intérêt envers celle-ci. (Dit de cette façon, ma famille et moi avons l’air bohème, mais non, je vous confirme que mes parents sont très normaux, que mon père ne se prend pas pour un chaman et que nous sommes pour le port des souliers dans les lieux publics). Puis, à un moment donné, ben mes parents ont eu une bubulle au cerveau et ils se sont dit qu’on devrait se faire construire un chalet pour se rapprocher encore plus de la nature, parce qu’on va être bien honnête entre nous, Rosemère n’est pas ben ben exotique. C’est ben loin d’être considérée comme un parc de la Sépaq, mettons.

Lorsqu’on a eu notre chalet, on y allait assez régulièrement pour voir nos amis d’enfance qui, eux, c’étaient installés de manière permanente à côté de notre chalet (pour rendre la phrase précédente semie-plus-claire, les voisins, de mon chalet, sont mes amis d’enfance, mais eux ils sont la 24h/24h 7jours/7. Bref, ils vivent là. Simple de même). Un jour, les visites au chalet sont devenues plus pertinentes, intéressantes, surprenantes, car les voisins se sont liés d’amitiés avec de nouveaux copains du coin. Oh ben là, tu parles d’une belle affaire ! Bon au début, je trouvais cela assez « mas o menos » (petit cours d’espagnol rapido si tu ne te considères pas comme un latino tacos, « mas » signifie plus et « menos » signifie moins, alors la combinaison de ces deux mots à l’aide du « o » donne plus ou moins. Je pense définitivement rediriger mes études vers l’enseignement de l’espagnol… Ou peut-être pas), car mettons que je percevais les garçons du haut de mes 12 ans comme étant wash, cons et crottes de nez. Cependant, ces crottes de nez me faisaient vivre les aventures les plus drôles et faire les pires conneries.

Un jour, j’ai eu 13 ANS.

Un cute crotte de nez est venu faire de la raquette avec nos familles. À ce moment, mon adolescence au complet se met à chavirer, mais je ne comprends pas encore l’importance de ce cute wash spécimen dans ma vie. Du coup, (comme dirait mon bon ami français Didier [Didi pour les intimes]), j’ai fait ma raquette de mon bord, sans me préoccuper de celui-ci, mais Christine que j’aurais dû.

Et puis l’autre jour, j’ai eu 18 ANS.

Le fun commence, accroche-toi moussaillon.

Maude (moi, si tu avais oublié mon nom, tsé. Je n’espère pas, sinon quel genre de lecteur que es-tu ?) est rendue une jeune femme célibataire. Mon meilleur ami d’enfance descend/monte (je suis nulle en géographie, pardonne-moi) de Québec vers mon chez-moi et il me dit qu’il est en route avec sa gang de gars, car le lendemain ils partent pour une fin de semaine de boys avec les papas. Moi bien pénarde, je lui dis qu’il va patienter, car je ne suis pas chez nous et que je vais juste faire un bb tour pour venir le voir. Quand même, je vais lui faire plaisir, mais tsé pas trop.

SEIGNEUR DE PETIT JÉSUS.

J’arrive. El tourne le coin de mon entrée, je vois dans la salle à manger une table entourée de garçons. Je suis malalalalalalalaise. Ohlala. Ils me regardent tous. Je fais un sourire du type « hey la gang, à quel point je suis pas à l’aise sur une échelle de 1 à 10 » avec ma petite main molle qui fait d’un semi-mouvement de salutation, suivi d’un « salut » aussi confiant qu’un bébé tortue qui s’apprête à se jeter à la mer. Je spot mon ami d’enfance et je lui saute dessus. Mais attention. Ouf. Il y a une petite bête frisée derrière lui qui est dans ma palette, mettons pas pire. Je m’assois avec eux, le pas pire cute dans ma palette commence à me jaser, et il passe de plus en plus le test de je « fit dans ta palette » jusqu’à tant que le mot « blonde » vienne me titiller les oreilles. À ce moment, je me pose la question… Est-ce qu’il parle de ma couleur de cheveux ? Ou de la chose que les garçons aiment et qu’ils trimbalent à leurs côtés ? (PARCE QUE LES FRANÇAIS DE FRANCE NE COMPRENNENT PAS L’ORIGINE DE CETTE EXPRESSION. Ben oui, j’ai été prise sous le jugement d’une clique complète de Français. Du haut de leur de leur expression « c’est ouff » ou « du coup ». Je n’ai su comment leur expliquer l’origine de cette expression. Tsé, pourquoi pas une roussette ? Une brunette ? Une poire ? En tout cas, hein, ce n’est certainement pas moi qui va recréer le dictionnaire des expressions québécoises avec mes expressions complétement bidons/matante/incompréhensible. Ex : « seigneur de petit jésus (quand je suis surprise), découtaille (pour décrire l’état : être bien saoule, Simone (utiliser en tant que sacre. Ça surprend sur un temps quand tu l’utilises et il y a une Simone à proximité) Je prie le petit Jésus, pour qu’il me dise qu’il parle de ma couleur de cheveux, alors je le fais répéter… NON. IL A UNE BLONDE/COPINE/PETITE AMIE/AMOUR/CHOUCHOUNE (pour les plus intimes, cheesy qui se donnent des surnoms doux pour tous les différents moments de la journée).

À ce moment, je me prends un moment pour me rappeler la phrase de ma meilleure amie qui me dit :

« Maude, les garçons que tu vas toujours trouver de ton goût tant au niveau intellectuel qu’au niveau physique sont toujours en couple, alors dès qu’ils sont libres tu dois leur sauter dessus, car il y en déjà une dizaine de filles qui vont être après ».

Je regarde le ciel, je soupire avec désespoir et je verse une petite larme. Je me dis, encore une fois, « Câline, va falloir que je tasse le pion… » BEN NON ! Je ne suis pas une fille de même… ou peut-être que j’y prends un plaisir malsain. Qui sait ? Peut-être que je suis tout simplement folle et que je crois que je tasse le pion quand tout ce que je fais c’est tasser le gars lui-même, tu la pognes-tu ? En tout cas.

Bref, je reviens à moi-même. Tsé, non plus, je ne veux pas le traumatiser hein ?

Suite à cette révélation, je reste un peu sous le choc, mais je reste docile tsé. JUSQU’AU MOMENT OÙ IL ME DIT : « Maude, je te trouve pas mal nice et sympathique. Pourquoi ne s’est-on jamais parlé avant ? »  QUOI ? STOP ! ATTENDS ! QUOI ? Il ose me dire ça… Nenon, mais il cherche à me planter le couteau dans l plaie ou quoi ?! Te l’dis qu’une petite amertume m’est montée à la gorge et je l’ai remercié avec un « ouéoué, ils disent tous ça ». Merci. Au revoir mon chum. Tu me tires ben du jus pour être honnête avec toé.

Quelques mois plus tard, je suis de retour au chalet.
Je suis en route vers une destination exotique qui se situe proche de mon chalet avec mes amies, alors je prends le temps de faire un petit détour pour aller dire un petit coucou à mon ami d’enfance. Je suis sur le point de partir de ma petite visite aller-retour Québec, les filles étaient vraiment motivées. Que veux-tu ? Nous avons la soif de l’aventure et nous cherchons à vivre de manière fofolle (ce que je dis ne fait aucun sens, mais j’espère que ça t’a au moins un peu inspiré). Et puis là, mon ami reçoit un appel et me demande dans combien de temps je prévois mon départ… Avec ma grosse face d’incompréhension, je lui réponds que les filles veulent retourner à la maison ce soir, alors que je m’apprête à partir dans les prochaines minutes. Il me demande si c’est possible d’attendre un petit 30 minutes de plus, car la petite bête frisée « cutie pie » de l’autre fois VEUT ME VOIR.

ATTENDS QUOI?

MG

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