Mon one-woman-show

Comme tu le sais très bien (à chaque texte, je t’en fais part, suit la game si tu n’es pas au courant) ces temps-ci ma vie amoureuse est un gros mess. Plus précisément, mettons que dans mon dictionnaire le Petit Maude les termes « ces temps-ci » sont des synonymes de « depuis 4 ans ». Alors, tsé veux dire… Je n’ai même pas besoin de continuer ma phrase, tu le sais. Bref, où je veux en venir avec ça, c’est que je pense que c’est rendu un running gag avec mes amies et ça me rend malalalalaise. Tsé, j’ai l’impression qu’elles me mettent constamment sous le projecteur et qu’elle me lance dans mon premier one-woman-show sans que je le veuille.

L’autre jour.

« Et puis, Maude ? Que se passe-t-il avec tes BbBbBBBbbbBBbBBBooOOOooOOoOOOOOoOOOYyyYYyYYyYSSssssSSsSSz ? »

Mesdames et messieurs, je vous présente la question qui me toujours pogner les nerfs. La longueur interminable de cet anglicisme me lève les poèls de bras et je constate que mon amie à l’air d’une vraie cruche à essayer de donner aussi d’effet à un mot. Parce qu’on se rappelle qu’un mouvement de temps et de différentes intonations sont souvent rattachés à cette expression. En gros, elle l’a l’air d’un canard qui fait la moue, dont le morceau de pain ne passe pas bien dans la gorge.

Une autre chose qui me fait tenir le poèl de bras ben gros en l’air est l’utilisation du déterminant « les ». Pourquoi ? Ceci est la seule question qui me vient en tête. Est-ce que j’ai l’air de Queen B ? D’un mannequin ? D’un influenceur ? Non, alors pourquoi aurais-je plus d’un seul garçon après moi ? Tsé, le déterminant « le » lui sauverait plus de salive et elle ne me mettrait pas constamment le couteau dans le cœur sur le fait qu’aucun garçon ne me désire depuis plus de quatre ans. Elle me rend du rêve sur mes capacités à séduire les garçons et des fois je m’y rattache comme une nounoune.

En gros, suite à cette question j’ai l’air d’un ours, car avec mon poèl relevé, je suis poilu à souhait qui est semi-content de voir son saumon se faire tout mangé par son bon chum qui lui avait promis de partager. Mais, pour être gentil, je lui raconte encore mon flop de garçon qui va comme suit :

Avant mon voyage, l’amour de ma vie me dit ENFIN qu’il a un intérêt. Et, il m’a bien avoué que peut-être lui aussi au fond, comme ouain, genre du style, il aurait, peut-être, mais emporte toi pas Maude, comme une petit, mais mini intérêt…

MAIS (osti, el savais, c’était trop beau pour être vrai)

Qu’avec les circonstances de crushes amoureux entre amis d’enfance et meilleurs amis que ça n’allait pas être possible, ou du moins difficile à pousser la relation d’amitié à l’autre niveau du genre peut être fréquentation coquine. Après cette conversation, je suis sur un semi-nuage. Il a un intérêt, mais il ne sait pas si ça pourrait marcher. Mais aussi l’autre problème, c’est que je m’apprête à partir pendant un mois dans un pays de l’Amérique du Sud.

Durant mon voyage, nous nous donnons quelques signes de vie, mais rien de plus. Nous nous ne reparlons pas de notre conversation entre nous, mais de mon côté j’en parle à chaque inconnu possible que je rencontre, car maudine je veux savoir quoi faire à mon retour. Après avoir recueillis plusieurs conseils exotiques, la conclusion est que je ne peux pas arrêter de vivre pour les autres, car sinon je ne vais jamais pouvoir réaliser mes propres envies. Sur ces belles paroles latinos, je me prépare pour qu’à mon retour, je puisse le reconquérir comme une chevalière. En gros, je me mets en gros mode french.

Dès que j’atterris à Montréal, je décide de partir pour mon chalet pour aller le voir. La minute où je débarque de mon automobile, je le texte :

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

(Le bruit de mes textes qui s’enfilent dans la conversation de imessage…) Tu peux conclure que je ne reçois aucune réponse, mais je continue, car je suis une petite fille persévérante, souriante et dynamique.

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

Hop !

Ho !

Ho !

H !

H !

H !

H !

IH CRISS !

IL EST EN COUPLE.

Pause-silence-soupir de découragement. Je regarde vers le ciel pour retenir mes larmes, et j’entends un cillement.

Je redescends mon regard vers elle, l’osti. Elle se met à éclater de rire.

EXCUSE-MOI PEUX-TU ME DIRE OÙ EST LA JOKE ? Je sais que mon punch d’histoire était aussi bon que ceux de Martin Matte dans son spectacle, mais je ne croyais pas être aussi drôle. C’est quand même fascinant comme elle s’est fait un plaisir malsain avec ma peine. Je pourrais peut-être réinventer les spectacles d’humour au Québec. Définitivement une option à considérer pour ma future carrière.

En gros, elle pleure de rire, et moi je pleure de tristesse. J’essaie de tourner mes pleurs, comme si je venais de rire.

Et elle conclue en disant: “Aille ! Toi et ta chance avec les garçons, hein !”

MG.

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