« Mademoiselle, avez-vous besoin d’aide ? »

Tu sais comme moi que parfois les fins de session peuvent être très horribles sur le corps, sur la vie et, dans mon cas à moi, plus particulièrement, sur le mental. Mais tsé, encore à ce jour, je me remémore ce moment et je me pose tout simplement la question : « Maude, Pourquoi ? »

 

Check moé ben aller…

 

Cela faisait quelque temps que je jasais à un petit garçon sur les applications de rencontre comme le fameux Bumble. (On dirait que ça me gêne à chaque fois quand je dis aux gens que je me suis déjà inscrite là-dessus, mais je ne connais pas la raison qui m’évoque ce sentiment. Peut-être que c’est à cause que je n’ai jamais réellement été en date avec aucun des garçons que j’ai « like » sur Bumble. Je ne pourrais pas dire, mais ouain). Alors, parle, parle et jase, jase comme dirait tit Jacques pour arriver à l’événement croustillant de son histoire. Et je dois vous avouer que je ne comprends pas les gens qui vont s’étendre pendant dix ans sur les réseaux sociaux avant d’aller rencontrer la personne. De mon côté, je préfère rencontrer la personne dès le début pour ne pas perdre mon temps, car comme dirait Stephen : « Time is money! » (un grand sage du marketing). Où je veux en venir avec cela, c’est que j’avais l’impression que ça « glandait » avec lui. À chaque fois qu’on voulait se voir, ça finissait par ne pas arriver et ça m’énervait énormément. Tsé, mettre mes énergies dans une personne qui ne veut rien savoir, je vais aller voère ailleurs. Merci, bonsoère.

 

Alors, une journée avec très peu de sommeil, je me suis dit que c’était la journée où je mettais fin à tout ça. Et cette journée était précédée d’une remise qui s’est terminée à 4 h du matin. Ainsi, j’avais opté pour ma technique préférée : le dodo habillé. Cette technique consiste à s’habiller de manière confortable pour ma journée d’école du lendemain et d’aller me coucher afin que si mon réveil a du retard, je n’ai pas besoin de me casser la noix à essayer de choisir du linge. Le lendemain matin, presque aussi rayonnant que le soleil dans les Télétubies (mais qui rush un peu, mettons), je me dirige vers l’école. Sur le chemin du retour vers la maison, je fais un petit détour pour aller déposer son amie où ses parents l’attendaient. Et cet endroit se trouvait à proximité du dit lieu de travail à ce cher jeune homme, alors je le texte : « Allô, veux-tu que je te dise un tit kekou à la job ? ». STOP.

 

  1. C’est non.
  2. C’est non.
  3. C’est non, tu ne vas jamais rencontrer une personne pour la première fois à son lieu de travail.
  4. C’est non.
  5. C’est non.

 

Mon histoire aurait dû se terminer ici, mais comme je n’ai pas pris la bonne décision et que je n’ai pas suivi les cinq règles d’or présentées ci-dessus, il y a une suite…

 

Il me répond : « Oui, tu peux venir ! ». Oh la la ! Je vire excitée. Je prends mes clics et mes claques, je dis beubye à ma chum et je me dirige en direction de sa job. Quelle erreur ! (les yeux m’ont fermé et j’ai eu un pincement de douleur dans mon ventre, car je n’en reviens pas de ce que je suis sur le point de te raconter) je suis à deux pas de rentrée, je l’appelle. Il me répond, mais il me dit qu’il ne peut pas me répondre tout de suite, car il est avec une cliente, mais que je peux rentrer et l’attendre dans le magasin. Je rentre.

 

C’est un magasin de meubles haut de gamme. Oh c’est sûr que c’est une blague !

 

Je n’ai aucunement la tête d’une fille qui va magasiner des meubles, on va se le dire, mais j’essaie de me convaincre moi-même et je pousse la porte avec confiance et conviction. Je suis nerveuse au boute. Je vois passer une silhouette d’homme avec une cliente. ZOUP (bruit d’un déplacement rapide). Je me cache dans une section loin de l’endroit où cedit homme se dirige. Je panique un peu, car je n’ai pas mes lunettes et je ne suis pas capable de discerner si c’est lui ou pas de loin. Je commence à paniquer, je n’ai aucunement le goût qu’on se ramasse un en face de l’autre à cause que je suis assise sur une belle chaise de velours émeraude et qu’il souhaite la conseiller à sa cliente. Je me résonne, je suis rentrée, je ne peux pas juste ressortir comme une tite brebis apeurée. Tout en restant cachée derrière une colonne telle qu’une espionne en herbe, je ne fais que balancer mon corps légèrement à gauche pour voir si cette section est libre d’exploration. Au même moment, j’entends un « Bonjour Madame, est-ce qu’on peut vous aider dans vos recherches ? » Je sursaute comme jamais. Je me retourne vers elle et je la regarde avec un sourire de fille ben malalalalalaise, car elle m’a prise lorsque je me prenais pour James Bond et je lui réponds que tout est correct pour moi et qu’elle est bien fine. Elle me répond avec un silence et un sourire fake et retourne à l’accueil.

Je commence à explorer la section dans laquelle je suis comme une personne normale. Après avoir fait trois fois le tour de la même section, je prends mon courage à deux mains et je décide de traverser vers une autre section, la section des chambres à coucher. Dès mes premiers pas en dehors, je vis un stresse immense et je ressens le besoin de retourner à toute vitesse dans la section de départ accessoire cutie pie. Cependant, je décide de passer, disons, par la mauvaise place, je me ramasse la tête dans une jungle de fausse plante. Parce qu’il fallait de toutes les entrées possibles que je prenne la plus serrées et la plus occupées par des plantes (il faut croire que j’ai un faible naturel pour les plantes).

 

Bing

Bang

Fonce dans le pot de fleurs

Essaie de le rattraper

Hip, ça ne marche pas…

Awaille à terre le vase de fleurs en crystal à 400$

 

Tout ça pour dire que je me suis ramassé la tête complète dans les arbustes. Je recrachais les tiges et j’étais sur le point de retirer la branche qui m’avait été plantée dans la narine (c’est le cas de le dire une plante plantée… tu l’as pognes-tu ?), lorsqu’un homme m’approche et me dit « Mademoiselle, est-ce que vous êtes correcte ? »

 

Silence

 

Je regarde à gauche et à droite.

 

Et je lui réponds avec ma branche bien enfoncée dans ma narine comme si de rien n’était : « Oui, oui ! A1! Comme sur des roulettes ! » (avec un bon vieux thumbs-up pour bien closer le malaise). Il me lance un regard jugeur et se dirige vers une direction inconnue du magasin. Je retire la tige de mon nez et je suis découragée. Cela fait 15 minutes que j’attends et il est encore avec sa cliente. Là ça suffit les conneries, je sors de cette section sinon ce sont des plans pour que l’ensemble des employés appelle Info Santé et pose des questions sur quel genre de maladie j’ai.

 

Je commence à marcher dans le magasin, jusqu’à tant que je croise un miroir. Oh petit Jésus. Je commence par me regarder les pieds… Je portais des vieilles bottes dont les lacets m’avaient lâché le matin même, alors j’avais pris mes lacets de converse blancs et je les avais mis sur mes bottes noires… l’ensemble est terrible. Je remonte le outfit et mon regard s’arrête sur mon haut j’ai un immense hood avec un manteau Tommy Hillfiger d’homme. J’ai l’air d’une fille qui essaie d’être sportive. Oh Jésus. Je regarde au loin la dame en robe avec un long manteau de feutre et je suis découragée par mon habillement. Mes yeux finissent par s’apposer sur mon visage. STOP.

 

Avant que je commence à me décrire, je te conseille d’aller sur Google Images et de rechercher « Bibi et Geneviève ». La beubitte verte, je ressemblais à cela.

 

Mes cheveux étaient le reflet de ma courte nuit, mes yeux étaient creusés par les cernes et le stresse avait ravager mon visage avec des boutons. J’ai eu peur de moi-même quand je me suis vue. Au même moment que je constate ma laideur, je vois son visage apparaître vite vite dans le coin de mon miroir. Je me retourne, il est en train de montrer une magnifique commode en bois d’acajou pour la chère dame. Il prend son téléphone et au moment qu’il le redépose, le mien sonne. Je le regarde et il m’a écrit qu’il est désolé de ne pas être à moi, la cliente lui prend plus de temps que prévu. Je lui réponds que ce n’est pas grave, que je vais l’attendre.

 

Malgré ma laideur je tiens le coup. Je regrette d’avoir mis les pieds dans le magasin. Cela fait plus de 45 minutes que je tourne en rond. Je commence à perdre légèrement patience et mon ventre me crie à tour de bras qu’il est affamé. J’abandonne, je décide de m’asseoir dans une chaise. Une dame me voit et se dirige vers moi. Nenon, pas encore là. Elle me dit :

 

– Mademoiselle, cherchez-vous quelque chose en particulier ?

– Non, je suis ici pour voir Tanguy.

– Désirez-vous que j’aille l’avertir de votre présence, il ne semble pas au courant ?

– Non, il est au courant. Il est présentement avec une cliente. Il viendra me voir après…

 

Malheureusement, j’étais dans le déni, car une heure et demie plus tard, après mes trois naps différents sur divers matelas (je suis définitivement une fille de matelas semi-mou) et dans divers décors (le sommeil me venait plus rapidement dans une ambiance chic, mais décontractée), j’ai pris la décision de quitter le magasin. Dès que la vieille dame tourna le regard, j’ai accompli le plus gros sprint de ma vie et j’ai traversé les portes du magasin vers l’extérieur. À ce moment, j’ai réalisé que j’avais eu ben l’air pathétique.

 

Pi ben c’est ça.

 

Comme dirait Jean : « Ne lâche pas la dating ma jeune ».

 

Et je lui répondrai un pouce levé (thumbs-up) de championne….

 

Malèze.

 

MG

 

 

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