Vas-tu trouver, un jour, el trésor? Por favor (Partie #2)

CAUCUS TIME LES GIRLS.

LES FILLES NOUS NE POUVONS PAS PARTIR TOUT DE SUITE.

Vous n’avez le droit à aucune opinion. Merci de votre compréhension.

Elles ne comprenaient pas…

Jusqu’à la minute où il passe la porte.

BOUM.

Les filles me regardent et elles hochent la tête avec un sourire coquin. Elles avaient tout compris (c’est pour cette raison que ce sont mes meilleurs chums, tsé). Il s’assoit à côté de moi. Il me pogne la cuisse et me la “shake” un peu (j’aimerais mentionner que des risques de traumatise peuvent s’en suivre lorsque mon gras de cuisse teddy bear se fait a aller sans sa permission). Et il me dit qu’il est vraiment content de me voir… Je suis super contente, mais je ne peux arrêter d’avoir la face d’une fille tendue tant qu’il n’enlève pas sa main de ma cuisse…
OK, c’est bon ! Tu peux enlever ta main. OK là. ALLER. AWAILLE. ÇA DEVIENT MOITE EN DESSOUS DE TA MAIN, COME ON. AUCUN DE NOUS N’AVONS DU PLAISIR.
Merci.

Une fois détendue,
OLÉ. Je me dis, ça y est, IL A TROUVÉ LE TRÉSOR, toé. Il est venu m’annoncer qu’il tripe sur moi. Je me prépare. J’avance tranquillement ma tête, mes lèvres sont prêtes pour l’embrasser et il me dit : “Hey ! Ma blonde aimerait vraiment ça te rencontrer”.

Ah.

Cool.

Ben c’est simple, mon cœur s’est arrêté.

Kapout.

C’était le fun.

À la prochaine là.

Ma face zéro contente lui répond : “Ahh ouais, OK oui. OK cool ! OK oui, ça me ferait plaisir ! Définitivement, j’étais la fille la moins convaincante au monde! J’ai ce problème que je qualifirais d’hyper transparence. En d’autres mots, lorsque je vis une émotion, elle est très présente dans mon visage, alors si je suis heureuse ça va paraître, mais si je suis malalaise ou que tu me gosses énormément, ça va paraître, mais ENCORE PLUS). Je lui donne un high five pour démontrer ma fausse joie (bravo très naturel, Maude). Et puis, je repars toujours aussi désespérée que la dernière fois.

Je reviens au chalet, j’ai mes 19 ANS.
Je suis avec un de mes bons amis garçon et la bête frisée décide de se pointer le nez. Parle, parle, jase, jase, comme dirait Richard, et puis

BAM.
BIM.
BOUM.

Il m’annonce qu’il N’EST PLUS EN COUPLE. Je capote, je vire folle, mais le PROBLÈME (parce que, oui, il y a toujours des petits pépins avec moi), est que je suis accompagnée d’un garçon. Ouin, un « ami » garçon. Du genre, que les deux nous ne nous trouvons pas de notre genre, mais à cause que nous sommes seules, des petits bisous s’échappent par-ci, par-là. Ouin.

J’aimerais prendre un moment pour faire une pause et pour te partager le fait qu’en t’écrivant cela, je repense à cette relation étrange et en bon québécois je la qualifierais celle-ci de « pas fort, fort, fort ». Honnêtement, je suis inconfortable et je ne sais même pas pourquoi je te partage cela, mais bon.

Bref, la seule fois que j’avais une chance de lui prouver mon intérêt, maudine, je suis accompagné d’un de mes amisavecambiguitébizarreokonpeuxtupasseràunautresujet. Puis-je te dire que j’ai regretté mon coup pendant une bonne heure… journée…vie ? Ehlalalalalaa. Je repars de mon chalet en étant encore une fois, désespérée.

Je reviens au chalet, j’ai toujours mes 19 ans.
Il est là et je ne suis pas accompagnée de mon côté. Alors, nous prenons la décision d’aller faire une randonnée dans l’après-midi afin de célébrer les magnifiques retrouvailles, toé. Pour combler les petites heures matinales avant l’expédition, je décide d’aller voir mon vieux mononcle coquin et voisin de mon chalet (appelons mononcle coquin-voisin Guétan pour les intimes) pour l’aider à faire sa lasagne. Durant la session popotte, où Guétan a paniqué et a failli m’arracher la tête lorsqu’il a vue que j’avais mélangé ses quatres fromages pour sa lasagne (quelle erreur de débutante, ben oué! Je m’excuse, je ne suis pas Ricardette [Ricardo au féminin, ta pognes-tu?] ).  La bête frisée rentre dans la maison discrètement pendant que je jase avec mon petit vieux Guétan…

WHAT A BAD MOMENT, toé.

Nous étions en plein milieu d’un débat sur amiavecambiguitébizarreok. Et au moment où la bête frisée arrive dans la cuisine, Guétan me dit : « Ben voyons Maude, si un gars dort avec toi et qu’il ne s’essaie pas, ça veut dire qu’il est très probable qu’il soit homosexuel » (une bonne vieille pensée d’un bon vieux Guétan qui n’est pas sorti du bois depuis longtemps). Je l’ostine en essayant d’expliquer mon point, ET PUIS LÀ, Guétan pose la question à la petite bête frisée… « Toi, si tu dormais avec Maude, ne t’essayerais-tu pas ? »
Opelaye.
J’avais le goût de mourir.
Seigneur de petit Jésus.

Pour inciter une réponse positive chez la bête frisée, je le regarde avec la sourire le plus malaisant au monde et des yeux de brebis en détresse. J’avais l’air ben sexay. Et c’est justement après ses mimiques qu’il a répondu : « Ben, oui ! C’est sûr que je m’essaie ! Voyons, Guétan, tu me prends pour qui, tsé ? »

Ben non ! Je t’ai eu ! (Ark, on dirait que j’essaie de recréer la vieille émission louche de Vrak TV. Je m’en excuse).

Bref, C’est une blagounette. Quand même, s’il te plaît, j’ai de la misère avec mes « crushes », mais ça reste des bons choix et ils sont de bonnes qualités. (On dirait que je te vends une automobile… Alors j’aimerais que tu oublies les dernières phrases, que tu acquiesces ta tête tout en souriant et finalement que tu comprennes que cette bête frisée est une belle personne tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et qu’elle est bien intentionnée).

On reprend. Oué. 1, 2, 3, maïs. (Ne cherche pas plus loin qu’il le faut).

Il ne répond pas à la question et ne fait que rire. OUFF. On part faire une petite randonnée, et puis le soir, nous soupons avec la famille à mes amis d’enfance et la mienne. Eh merde! Comment dire? Il y a eu un grand nombre de bouteilles de vinos qui se sont bues (j’aimerais faire un petit rappel que moi, Maude, après un verre, parfois [et j’ai bien dit, PARFOIS] je peux ressentir les petits effets de l’alcool ben el fun. En d’autres mots, j’étais un peu, beaucoup, pompette après ce souper…

MG

Est-ce qu’il faut que je te fasse une chasse au trésor pour que tu comprennes que je suis intéressée ?  (partie #1)

Depuis que je suis un petit gnome, mes parents nous trimbalent, mes frères et moi, dans plusieurs aventures de plein air pour nous faire découvrir la nature sous tous ses angles et développer un intérêt envers celle-ci. (Dit de cette façon, ma famille et moi avons l’air bohème, mais non, je vous confirme que mes parents sont très normaux, que mon père ne se prend pas pour un chaman et que nous sommes pour le port des souliers dans les lieux publics). Puis, à un moment donné, ben mes parents ont eu une bubulle au cerveau et ils se sont dit qu’on devrait se faire construire un chalet pour se rapprocher encore plus de la nature, parce qu’on va être bien honnête entre nous, Rosemère n’est pas ben ben exotique. C’est ben loin d’être considérée comme un parc de la Sépaq, mettons.

Lorsqu’on a eu notre chalet, on y allait assez régulièrement pour voir nos amis d’enfance qui, eux, c’étaient installés de manière permanente à côté de notre chalet (pour rendre la phrase précédente semie-plus-claire, les voisins, de mon chalet, sont mes amis d’enfance, mais eux ils sont la 24h/24h 7jours/7. Bref, ils vivent là. Simple de même). Un jour, les visites au chalet sont devenues plus pertinentes, intéressantes, surprenantes, car les voisins se sont liés d’amitiés avec de nouveaux copains du coin. Oh ben là, tu parles d’une belle affaire ! Bon au début, je trouvais cela assez « mas o menos » (petit cours d’espagnol rapido si tu ne te considères pas comme un latino tacos, « mas » signifie plus et « menos » signifie moins, alors la combinaison de ces deux mots à l’aide du « o » donne plus ou moins. Je pense définitivement rediriger mes études vers l’enseignement de l’espagnol… Ou peut-être pas), car mettons que je percevais les garçons du haut de mes 12 ans comme étant wash, cons et crottes de nez. Cependant, ces crottes de nez me faisaient vivre les aventures les plus drôles et faire les pires conneries.

Un jour, j’ai eu 13 ANS.

Un cute crotte de nez est venu faire de la raquette avec nos familles. À ce moment, mon adolescence au complet se met à chavirer, mais je ne comprends pas encore l’importance de ce cute wash spécimen dans ma vie. Du coup, (comme dirait mon bon ami français Didier [Didi pour les intimes]), j’ai fait ma raquette de mon bord, sans me préoccuper de celui-ci, mais Christine que j’aurais dû.

Et puis l’autre jour, j’ai eu 18 ANS.

Le fun commence, accroche-toi moussaillon.

Maude (moi, si tu avais oublié mon nom, tsé. Je n’espère pas, sinon quel genre de lecteur que es-tu ?) est rendue une jeune femme célibataire. Mon meilleur ami d’enfance descend/monte (je suis nulle en géographie, pardonne-moi) de Québec vers mon chez-moi et il me dit qu’il est en route avec sa gang de gars, car le lendemain ils partent pour une fin de semaine de boys avec les papas. Moi bien pénarde, je lui dis qu’il va patienter, car je ne suis pas chez nous et que je vais juste faire un bb tour pour venir le voir. Quand même, je vais lui faire plaisir, mais tsé pas trop.

SEIGNEUR DE PETIT JÉSUS.

J’arrive. El tourne le coin de mon entrée, je vois dans la salle à manger une table entourée de garçons. Je suis malalalalalalalaise. Ohlala. Ils me regardent tous. Je fais un sourire du type « hey la gang, à quel point je suis pas à l’aise sur une échelle de 1 à 10 » avec ma petite main molle qui fait d’un semi-mouvement de salutation, suivi d’un « salut » aussi confiant qu’un bébé tortue qui s’apprête à se jeter à la mer. Je spot mon ami d’enfance et je lui saute dessus. Mais attention. Ouf. Il y a une petite bête frisée derrière lui qui est dans ma palette, mettons pas pire. Je m’assois avec eux, le pas pire cute dans ma palette commence à me jaser, et il passe de plus en plus le test de je « fit dans ta palette » jusqu’à tant que le mot « blonde » vienne me titiller les oreilles. À ce moment, je me pose la question… Est-ce qu’il parle de ma couleur de cheveux ? Ou de la chose que les garçons aiment et qu’ils trimbalent à leurs côtés ? (PARCE QUE LES FRANÇAIS DE FRANCE NE COMPRENNENT PAS L’ORIGINE DE CETTE EXPRESSION. Ben oui, j’ai été prise sous le jugement d’une clique complète de Français. Du haut de leur de leur expression « c’est ouff » ou « du coup ». Je n’ai su comment leur expliquer l’origine de cette expression. Tsé, pourquoi pas une roussette ? Une brunette ? Une poire ? En tout cas, hein, ce n’est certainement pas moi qui va recréer le dictionnaire des expressions québécoises avec mes expressions complétement bidons/matante/incompréhensible. Ex : « seigneur de petit jésus (quand je suis surprise), découtaille (pour décrire l’état : être bien saoule, Simone (utiliser en tant que sacre. Ça surprend sur un temps quand tu l’utilises et il y a une Simone à proximité) Je prie le petit Jésus, pour qu’il me dise qu’il parle de ma couleur de cheveux, alors je le fais répéter… NON. IL A UNE BLONDE/COPINE/PETITE AMIE/AMOUR/CHOUCHOUNE (pour les plus intimes, cheesy qui se donnent des surnoms doux pour tous les différents moments de la journée).

À ce moment, je me prends un moment pour me rappeler la phrase de ma meilleure amie qui me dit :

« Maude, les garçons que tu vas toujours trouver de ton goût tant au niveau intellectuel qu’au niveau physique sont toujours en couple, alors dès qu’ils sont libres tu dois leur sauter dessus, car il y en déjà une dizaine de filles qui vont être après ».

Je regarde le ciel, je soupire avec désespoir et je verse une petite larme. Je me dis, encore une fois, « Câline, va falloir que je tasse le pion… » BEN NON ! Je ne suis pas une fille de même… ou peut-être que j’y prends un plaisir malsain. Qui sait ? Peut-être que je suis tout simplement folle et que je crois que je tasse le pion quand tout ce que je fais c’est tasser le gars lui-même, tu la pognes-tu ? En tout cas.

Bref, je reviens à moi-même. Tsé, non plus, je ne veux pas le traumatiser hein ?

Suite à cette révélation, je reste un peu sous le choc, mais je reste docile tsé. JUSQU’AU MOMENT OÙ IL ME DIT : « Maude, je te trouve pas mal nice et sympathique. Pourquoi ne s’est-on jamais parlé avant ? »  QUOI ? STOP ! ATTENDS ! QUOI ? Il ose me dire ça… Nenon, mais il cherche à me planter le couteau dans l plaie ou quoi ?! Te l’dis qu’une petite amertume m’est montée à la gorge et je l’ai remercié avec un « ouéoué, ils disent tous ça ». Merci. Au revoir mon chum. Tu me tires ben du jus pour être honnête avec toé.

Quelques mois plus tard, je suis de retour au chalet.
Je suis en route vers une destination exotique qui se situe proche de mon chalet avec mes amies, alors je prends le temps de faire un petit détour pour aller dire un petit coucou à mon ami d’enfance. Je suis sur le point de partir de ma petite visite aller-retour Québec, les filles étaient vraiment motivées. Que veux-tu ? Nous avons la soif de l’aventure et nous cherchons à vivre de manière fofolle (ce que je dis ne fait aucun sens, mais j’espère que ça t’a au moins un peu inspiré). Et puis là, mon ami reçoit un appel et me demande dans combien de temps je prévois mon départ… Avec ma grosse face d’incompréhension, je lui réponds que les filles veulent retourner à la maison ce soir, alors que je m’apprête à partir dans les prochaines minutes. Il me demande si c’est possible d’attendre un petit 30 minutes de plus, car la petite bête frisée « cutie pie » de l’autre fois VEUT ME VOIR.

ATTENDS QUOI?

MG

Beach body? Body beach? En tout cas, tu m’as compris. ( partie #2 )

ATTENTION ! Pour les yeux sensibles, je tiens à mentionner que ce texte contient des termes à connotation sexuelle. Exemple : Seins, « Breast », Téties (expression personnelle, pour parler des seins. C’est comme une traduction mauvaise québécoise du mot « tits ») , Vulve, etc. Merci et bonne lecture.

Oh ben, oh ben, 3 semaines plus tard. Je reçois ma commande. Je la déballe. Je suis excitée. Et là, arrive le moment de l’ESSAYAGE. Ih boy… Je décide de commencer par le maillot rouge. C’était ma valeur sûre. Alors, awaille, on se met naked (traduction québécoise : « à poil ») et on se tortille le body pour rentrer dans le fameux maillot rouge. Je mets le haut. Christine. Je le savais. C’est encore arrivé. Je flotte dedans. Je peux faire du Hula Hoop avec mon top de maillot (tsé le « sport » ? Avec le cerceau que tu fais tourner autour de tes hanches et, pour les experts, autour de tes chevilles, de tes poignets et de ton cou. NE VOUS ÉTRANGLEZ PAS EN ESSAYANT CE SPORT S’IL-VOUS-PLAÎT). Mon tronc a encore décidé de faire sa diva. Je t’explique. J’ai le genre de grosseur de corps malaisante avec les maillots. Te l ’dis. Les designers de maillot bain et moi, nous faisons 2 (ou peut-être 10). J’ai un tronc pas assez large pour la grosseur de mes téties (je sais que tu as eu une image en tête. Calmos, je n’en ai vraiment pas des aussi gros que cela. Mon corps est juste mal proportionné dans sa petite-moyenne-malaisante taille). Alors, si je m’aventure dans la grandeur SMALL, les triangles compressent ma poitrine et les remontent dans mon cou, alors j’ai l’air d’avoir mis toute la money de mon Sugar Daddy dans ma nouvelle breast, MAIS c’est la parfaite grandeur pour mon tronc. Si je m’aventure dans la grandeur MEDIUM, le maillot se déplace sans aucune gêne sur mon tronc, mais les triangles sont de la bonne taille pour accueillir mes seins. Tu vois le genre. (Je sais que pour vous les garçons, c’est plus difficile, mais les filles, SUIS-JE LA SEULE?  SOS). À la fin, je finis toujours par prendre la grandeur medium (comme j’ai fait), car je préfère ne pas avoir à gérer mes téties quand ils voudront se sortir le bout du mamelon au grand public. Mettons que cette situation est déconseillée. EL SEMI-MONOKINI dans un party baignade, je te jure que tu ne vas pas te sentir A1 quand tout le monde va parler de la grosseur et de la couleur de tes salamis dans TOUS les prochains soupers qui suivront jusqu’à tes 50 ans. Ensuite, le bas. Ihp ok. Ok. Je dois légèrement faire une petite danse de type BALADI avec mes hanches pour rentrer dedans (je ne la maîtrise pas le déhanchement de cette danse, alors tous les gens qui souhaitaient me contacter pour avoir des cours. OUBLIEZ ÇA. Je suis nulle). Bref, j’ai vue élastique et j’ai vu mon bas de maillot de bain, mais, au moins, il est de la bonne grandeur. Je commence à faire mon premier tourniquet pour admirer ces morceaux de tissu qui ne cachent, définitivement, pas assez de peau. Et puis, je sens avec INTENSITÉ la brise de ma fenêtre de salle de bain… IL EST ÉCHANCRÉ, mais à un tel point que je me demande pourquoi ils ont fait un bas de maillot. Entre un morceau de tissu aussi gros que ma paume de main et rien, je ne vois pas c’est quoi la différence sur la plage. Le taux de sable qui te rentre dans la craque va pas mal être le même. Mettons que je ne mettrais pas cela pour un party piscine en famille. Je me garderai une petite gêne devant grand-ma et son maillot de bain une pièce avec la VIERGE MARIE dessus tsé. Bon, je termine mes tourniquets, je fais des poses à la classique « fille sur la beach qui feel le sun » devant mon miroir. Et je ne suis toujours pas certaine si j’ai acquis assez de confiance durant les 3 dernières semaines (le temps de recevoir ma commande) pour pouvoir le porter aisément devant les amis.

Maintenant, je me lance pour le maillot orange-brun brûlé. J’enfile le haut du bikini………. tu ne me croiras jamais……… J’ai l’air d’une tarte à la PUMPKIN. Honnêtement, je suis sûre que tu ne ferais même pas la différence entre moi  en position « roche » dans un champ de citrouilles et les vraies citrouilles autour de moi. (On ne va pas faire le test, ok ? Merci.) Bref, la couleur ne me va pas. En plus, on dirait que plus je m’observe dans le miroir, plus ma peau vire orange comme le maillot. (c’est à me demander si nous sommes rendus le jour de l’Halloween tsé ?) et la grandeur n’est encore pas très ajustée. Par contre, cette fois-ci, contrairement, au maillot précédent, mes seins sont un peu beaucoup compressés contre mon corps (eh, j’ai l’impression que si je porte ce maillot, je ne vais pas vraiment me présenter le tonton franc, mais bon. Je suis désolée d’avance, ce n’était pas mon intention). Juste avant de m’engager dans les tourniquets pour visualiser l’ensemble sur mon corps. J’exécute le mouvement « mettre son bas de maillot » et puis je réalise que je n’ai aucune idée quel bord va où (dans le fond [je déteste cette expression et je viens de faire une parenthèse dans une parenthèse, je suis tellement gossante], je ne sais pas quel bord va à l’avant pour couvrir ma partie intime, représentée généralement par la forme triangulaire et quel bord va à l’arrière pour couvrir mes foufounes). Sur cette parenthèse, tu peux comprendre qu’il est échancré, comme le rouge, à un tel point que l’on doute, encore une fois, de son utilité. Après 1 minute de réflexion en le tournant devant moi et en inclinant ma tête (comme si j’avais une meilleure perspective tsé) je trouve de quel bord il va et je l’enfile. Après un léger doute, mais sûre de ma shot qu’il est du bon côté sur mon corps, je trouve qu’il est coupé d’une façon très étrange pour cacher le devant. En effet, il monte EXTRÊMEMENT HAUT et il est très ÉTROIT au niveau de la vulve (oui, oui, j’ai utilisé le mot vulve). Je comprends à ce moment, que les fameuses photos dans le sable où les gens se font aller les cannes en l’air pour reproduire des poses de gymnastique les jambes écartées ou tout autres types acrobaties  « fancés », qu’elles seront très déconseillées avec ce bikini (je tiens juste à mentionner que je n’ai jamais compris la tendance « exécuter des poses de gymnases sur le sable qui à une température moyenne de 40 degrés » qui dure depuis 2001… C’est sûrement de la jalousie, car je n’ai jamais été capable de les exécuter. La fille n’est pas très flexible. Ce n’est pas ma force, mettons). Bref,  je devrai limiter mes mouvements (le seul mouvement que je me m’accorde est de marcher les cuisses serrées) SI JE LE METS. Finalement, je commence à virer trop orange bronzé fake, alors je décide de l’enlever même si je n’ai pas complété mes tourniquets et que je n’ai pas exécuté mes poses à la Tyra Banks.

Pour finir, la pièce de grâce, le maillot une pièce noire. (Accroche-toi à ton cell, je te jure que tu ne vas pas ben feeler). Écoute, j’enfile le maillot. IL EST TROP PETIT TOÉ CHOSE. L’endroit où ma poitrine doit se déposer arrive complètement sous la mienne. Alors, seules les BRETELLES VIENNENT S’ACCOTER SUR MES TÉTIES. JE TE JURE. Il n’y a que mes mamelons qui sont cachés. Non seulement j’ai l’air d’un lutteur prénommé « Maude Jalappenos Fire » (définitivement ce n’est pas, encore une fois, ma force la création de noms de lutteur mexicano), mais en plus le bas de maillot me pogne dans la craque comme s’il n’y avait pas de lendemain. Plus rien ne va. J’essaie de trouver espoir dans mon achat, alors je continue à me contempler dans le miroir avec mon nouveau maillot de bain vraiment trop vulgaire ET JE RÉALISE que Jean Airoldi m’a menti toute ma vie. CE N’EST PAS VRAI QUE LE NOIR AMINCIT. J’ai l’air d’avoir la bedaine et la shape d’un lutteur dans la catégorie des poids lourds (ou si tu préfères, j’ai l’air d’un saucisson. J’ai repris la « shape lutteur » pour être concept avec Maude Jalappenos Fire). Moi qui croyais que ma shape en forme de poire allait devenir à l’aide du noir en forme d’échalote (je n’ai pas trouvé de fruit mince et élancé, à part la banane, mais elle me rendait légèrement mal alaise. Je sais que l’échalote ce n’est pas mieux, mais bon). Pendant, un instant j’ai eu l’espoir que mes petits bourrelets « loud » se seraient pour une fois cachés sous la couleur noire. Quels faux espoirs ! Je suis découragée. Pourtant, il avait l’air si joli sur le mannequin le maillot… Maudine. C’est ben pour cela que je trouvais le magasinage en ligne trop beau, j’avais oublié pendant ces  instants que je n’avais, clairement, pas la même shape que la madame. (Tsé avec mon 5’5 et demi, on est loin du but. Mettons que l’on n’a pas la même longueur de cannes. Cela ne donne pas le même effet sur la beach).

Bref, moi qui voulais avoir un nouveau départ pour l’été 2017. J’ai vraiment raté. Je pense que c’était un message de rejet de la part du petit Jésus des partys piscines. Je suis condamné à « oublier mon maillot » dans les partys piscines..

MG

***Suite à ce texte,  tu dois comprendre quelque chose d’important. J’énonce souvent que je n’ai pas une « shape de mannequin » et que je ne l’apprécie pas. Cependant, je ne suis pas en train de dire qu’il faut que tu ressembles aux standards de beauté que la société nous impose, sinon je te considère comme laide. Au contraire, je veux que tu embrasses ton corps, tes courbes et tes différences. Peu importe le maillot que tu décides de porter, ne te cache pas. Je suis sûre que tu es magnifique. Je soulève seulement les idéaux « classiques » (si je peux les appeler ainsi) que j’entends souvent, des idéaux, quelquefois, très ridicules que j’ai et des petits complexes qui m’habitent chez MA personne pour que l’on en rie. (Pour ma part, je suis, encore, dans le processus « apprendre à s’aimer soi-même».)  N’oublie pas que tes complexes sont inexistants aux yeux des autres. Aie confiance en toi et en ce que tu es. En d’autres mots, sois femme. (Je sais que cela ne se dit pas, mais je trouvais que cela faisait « fierce » style Queen B).

Beach body? Body beach? En tout cas, tu m’as compris ( partie #1 )

On est rendu l’été, du moins, je pense. Quoiqu’ici en campagne (pour les purs Montréalais ou la Rive-Nord pour les banlieusards), il grêle le 27 juin 2017. Merci réchauffement climatique de me rappeler en été que j’ai des racines d’inuits qui vivent dans le nord et que je ne m’échapperais jamais de l’hiver et de sa « maudit qui fait frette » température même durant la saison estivale. Bref.

Alors, qui dit SUMMAHHH (summer*) dit… BEACH BODY (est-ce ça ? Ou Bodybeach ? en tout cas on s’est compris right ?) bon, tu dois comprendre que moi pi l’été on s’aime ben, car il est synonyme d’aventures, de fiestas et de plaisirs, MAIS, parfois, il me tire un peu du jus. Je te donne un exemple de « tirer un peu du jus » : quand il me fait découvrir que j’ai une moustache. Il me fait TOUJOURS suer à cet endroit, spécifiquement, lorsque les températures montent à 20 degrés et plus. Vraiment, j’apprécie, je me sens juste virile et 0 séduisante, mais ça va sérieux. Je le prends tout à fait bien que ma moustache reluit sous les rayons du soleil… OU lorsqu’il me restreint à porter du noir. C’est la SEULE couleur que je peux porter en tout temps sans m’inquiéter à chaque 5 secondes d’avoir un spot. Je t’explique le problème, EN GROS, c’est que je stresse d’avoir chaud, mais en stressant d’avoir chaud, je me donne des chaleurs plus intenses, alors je stresse en pensant à l’apparition des ronds de sueur dans mon dos, sous mes aisselles ou dans ma « craquen » dû aux chaleurs que je m’inflige et BOUM les chutes du Niagara se déclenchent. (ok, je ne sue pas à ce point là, c’est juste pour rendre le tout plus poétique.) Finito Pépito. J’ai l’air d’un chameau. (seul animal exotique que j’ai trouvé qui me rappelle la chaleur, qui rime avec « Pépito » et qui te donne une semi-image de quoi j’ai l’air avec mes ronds de sueurs qui me tapissent le corps, bref pas ben cute la fille.) Finalement, quand les ronds apparaissent, je suis prise à redevoir, encore une fois, sortir l’excuse que j’avais utilisée en 6e année pour les camoufler et changer leur identité en disant et je cite : « quand je suis allée boire de l’eau à l’abreuvoir, l’eau a éclaboussé sous mes aisselles. » (Histoire vraie. Les amis m’ont cru. Merci. Je mérite un prix pour l’histoire qui tient la moins debout et un pour l’enfant le plus convaincant. Sérieux.) Bref, tu vois que je ne m’en sortirais jamais si je portais des couleurs.

Mais s’il y a quelque chose qui veut me faire retourner en hiver (oui, oui, j’ai bien dit en HIVER), ce sont les PARTYS PISCINES. Non, mais tsé, on va se le dire, ben honnêtement, qui aime cela ??? Du moins pour ma part, it’s a NO NO. Je suis le genre de personne qui « oublie son maillot » à chaque party piscine. Pi obstine moé pas en disant que ta sœur-tante-cousine-maman porte la même taille que moi et que je pourrais lui emprunter un maillot….. je te dis ça de même. C’EST VOULU. JE NE SUIS PAS SI LUNATIQUE QUE ÇA POUR L’OUBLIER CONSTAMMENT (en vrai, oui, mais ce n’est qu’un détail). Pour que tu comprennes mieux, je ne suis jamais la première à sauter à l’eau, à me trémousser dans mon bikini devant les friends et à prendre des pics de chixes (j’adore ce terme démodé) ça me rend, comment dire…. malalalalalalalalalalalalalaise. Mais, parfois, je perds mon combat, alors, si je suis prise avec le sœur-tante-cousine-maman maillot, j’attends sagement qu’il fasse noir… TRÈS noir dehors. Ensuite, je m’enroule comme un saucisson dans ma serviette. J’attends que tous soient sous l’eau. À CE MOMENT, je déroule la serviette et je saute à l’eau. Personne n’a eu le temps d’analyser mon corps. C’est gagné. Je fais le « V » de la victoire. SINON, mon meilleur truc, je me trempe les cannes et je dis que la brise me donne de petits frissons et que j’ai trop froid pour me baigner… (mes trucs ne sont vraiment pas originaux. Je suis désolée, c’est tout ce que j’ai trouvé pour le moment). Mais l’affaire, c’est que j’aimerais donc ça avoir cette confiance. Vous êtes mon goal (ou gardien de but selon mon correcteur Larousse) les filles qui sont alaisent en b i k i n i. VRAIMENT.

ALORS POUR ME RAPPROCHER DE MON GOAL, je me dis avec entrain, nous commençons un nouvel été, alors fini le jeu de la cachette. Assume-toi et ton corps et commence à enjoy les partys piscine pour de vrai. Première étape pour enjoy le party piscine:  trouver un nouveau maillot pour se sentir mieux dans sa peau. Alors finit la bobette de maillot style « grand-maman qui va à la plage » et je commence mon magasinage EN LIGNE. La raison pour laquelle je ne vais pas en magasin, c’est qu’ils vont me coûter 150 $ chaque et, comment dire, ce n’est pas mon budget. EN PLUS, à chaque fois, je finis fâchée contre la madame qui s’occupe de la cabine d’essayage, car elle n’est pas capable de me trouver un maillot qui me fait sentir comme Gigi Hadid et elle me harcèle pour que je sorte de la cabine devant l’ensemble des clients avec mon petit bedon dodu et son maillot ridicule qu’elle m’a donné en disant : « je te jure qu’il va te faire comme un gant. Fais-moi confiance ». Tsé veut dire no thank you Ginette, on n’a pas vraiment le même style. Mais À CHAQUE FOIS, je me fais prendre dans le piège. Ma furie tourne au désespoir (parce que je ne peux pas être fâchée plus de 2 minutes) et j’achète son choix douteux. Alors, je me mets à scroll down les pages de maillot. Il y a des bikinis simples, des bikinis avec des motifs, des bikinis avec des espèces de morceaux de tissu qui pendent (des franges, ça l’air que c’est ben tendance 2016). Ensuite, il y a des une pièce avec des formes assez… Exotiques ? (tsé le genre de maillot que tu n’as pas vraiment le goût de te bronzer la couenne avec. Le genre que tu vas avoir le style « Marble » sur le corps. C’est tendance sur ta case à iPhone, mais plus ou moins sur ton Beach body surtout si tu veux cruiser sur ta serviette rose avec des pops sicles multicolores. [Pas très payant chez la gent masculine, comme on dit.] Finalement, il y en a que je ne pourrais même pas te dire s’ils sont considérés comme des maillots de bain. Comme tu peux voir, je ne suis pas ben ben une pro.

Après 2 heures à mettre des « like » sur des maillots que je n’apprécie pas vraiment, j’ai le goût d’abandonner pi de devenir un gars. SÉRIEUSEMENT. Eux, ils n’ont pas ben le choix entre le monokini et le monokini. Seulement, besoin d’un short ou d’un Speedo [pour les plus audacieux et ceux qui ont l’ultime volonté d’être aérodynamique dans l’eau] et HOP, ils sont prêts pour la baignade. Mais là, j’ai une pensée pour mes maillots « grand-maman sur la beach » qui sont dans mon tiroir. Eh non. stop.stop. On arrête d’y penser. Je dois continuer mes recherches. Après un autre une heure [je vous jure que cela m’a pris 3 heures], je me choisis 2 bikinis, un rouge et l’autre brun-orange brûlé [on n’est pas trop sur de la couleur, mais on essaie. Qui dit nouvel été dit nouvelle personne ? Je sais que cette expression n’existe aucunement, mais il fallait ben que je justifie ce choix douteux de couleur que je n’ai jamais portée auparavant] et un une pièce noir neutre. Je suis ben fière de moi. Un petit High Five. Je paie et j’attends ma commande… À suivre.

Ps : désolée madame de cabine d’essayage, je vous apprécie au fond de mon cœur

MG

Je te donne un preview sur la partie #2 :

« Oh, ben, oh ben, 3 semaines plus tard. Je reçois ma commande. Je la déballe. Je suis excitée. Et là, arrive le moment de l’ESSAYAGE. Ih boy… C’est pour ça que je trouvais le magasinage en ligne trop beau. Il devait ben il y avoir une pogne. »

Célèbrer Noël dans sa tente avec son nain de jardin…Ça doit être un drôle de feeling

Joyeux Noël des campeurs, mon petit poussin du Mexique. C’EST MA FÊTE. Je tiens juste à mentionner que lorsque j’étais jeune, je me sentais super spéciale, car il y avait un événement en même temps que ma fête. À ce jour, je trouve la festivité officielle du 25 juillet est, légèrement, malaisanteembarrassantedepressivebs, MAIS tout de même sympathique (je tiens à m’excuser pour ce jugement, mais je ne peux juste pas vraiment l’apprécier pleinement, car je ne suis pas une adepte de camping pour célébrer un Noël dans ma tente avec mon nain de jardin. En fait, je n’arrive pas à saisir le concept du sapin dans la tente… ça l’air le chiar à installer. Ouéoué, le chiar [traduction libre de « chiar » : la merde]). Peut-être, aussi, que je manque la meilleure célébration de l’année ? Qui sait ?Bref, tout ça pour dire que mettons que j’ai un peu moins de fierté et d’enthousiasme dans mon « Yay! Merci, Charles », lorsque mon oncle me dit « Hey, joyeux Noël des campeurs, ma belle Maude ». (Je tiens à mentionner qu’il ne l’oublie jamais).

Woahok.

Somme toute, mes chères, aujourd’hui est la journée où le petit Jésus m’a enfin libéré de mes 19 ans. Les 19 ans qui sont trop proches des 18 ans (je vis le rêve, je peux enfin aller dans les bars. Wild, wild, wild) et qui ne sont pas encore assez matures pour rentrer dans la game des 20 ans. Cet âge me rendait constamment mal à l’aise. En gros, je vis un soulagement. Ne demande moé pas pourquoi…

Ce n’est définitivement pas le principal point dont je voulais débattre dans ce mini/tout rikiki texte, alors revenons à nos paresseux (je choisis l’animal que je veux, c’est ma fête. Nanananana).

En cette journée festive, j’ai ressenti un coup de vieux du genre « matante » assez intense, mais cute lorsque j’étais en route vers un petit dîner « célébration des 20 ans de Maude » avec une de mes meilleures amies. Les gros thoughts dans la Hyundai Accent 2012, toé. J’ai repensé à tous mes accomplissements, mon cheminement personnel qui a été assez rock & roll, particulièrement, durant la dernière année (des hauts très forts comme des bas qui m’ont donné cette impression d’avoir atteint le seuil) et les futurs projets qui m’attendent… et j’étais fière. Je suis fière de la personne que je suis devenue après ces 20 ans existence. Je suis excitée pour la suite et prête à entrer dans cette 21eannée plus forte que jamais. Je voulais vous partager ce petit moment avec moi-même ben selfish, car durant notre journée de fête nous remercions tout le monde à gauche et à droite parce qu’ils ont pris le temps de nous souhaiter un joyeux anniversaire. Cependant, nous ne nous arrêtons jamais pour réfléchir à ce qui pousse nos proches à nous écrire tous ces beaux mots. Bref, à ton prochain anniversaire prend un moment avec toi-même pour te célébrer. Olé. Sombrero. Feliz compleanos.

 

MG

Mes passions? Parles-tu du fruit de la passion?

Alors, pour débuter mon blogue, voici un de mes fameux malaises de date qui m’a marqué à vie.
Je suis au restaurant avec le gars et il est environ 21 h. Avant, d’aller plus loin dans mon histoire, je dois te mettre en contexte de la folie intérieure qui se passe dans mon estomac et  dans mes intestins. En gros, je tripe dessus ben raide. Je texte, subtilement, à ma mère qu’il est l’homme de ma vie, les papillons dans mon ventre se font aller depuis le début de la soirée qui a commencé dans les environs de 19 h. C’est la première fois depuis un an que quelqu’un me fait capoter de même. J’ai la face d’une fille, légèrement, retardée, tsé veut dire des fois mes yeux se mettaient à loucher, j’ai un petit sourire niaiseux, je me replace la mèche 150 fois, MAIS il a l’air ben alaise avec ça, sinon il aurait couru depuis très longtemps (ben en tout cas, c’est ce que je pense). Alors, nous sommes au restaurant et nous nous posons des questions pour apprendre plus à nous connaître. LE CLASSIQUE. L’affaire, c’est que je suis la pire pour répondre à ces questions. J’ai énormément misère à me mettre en valeur, car je ne suis pas nécessairement en paix avec moi-même (tsé je me trouve gossante et légèrement fofolle, alors j’y vais toujours pour genre « ben je suis une fille sympathique »). En plus, je trouve que ma vie parfois manque énormément d’action. J’ai toujours la même routine qui se résume à : étude, manger, famille, manger, amies, manger, dormir, dormir, travail, dormir et manger. Alors, tu vois le genre de vie que j’ai, tsé 0 palpitante.

Alors, on commence par commander notre nourriture, bon moi j’essaye d’être santé-fitness et je me commande une petite salade et une bière au hasard, car je n’ai aucune Christine d’idée des sortes de bières, car je DÉTESTE LA BIÈRE, mais ça l’air que selon les blogues féminins ou genre Wikipédia que ça l’attire ben la gent masculine quand on boit de la bière. Après un certain instant (durant lequel je maîtrisais la conversation, eh oui, je te le dis ? J’étais pas pire du tout), la salade est déposée sur la table par la serveuse qui fait de l’œil à ma date. PAS TOUCHE PLEASE. La panique me prend. Les laitues qui la constituent sont grosses comme ma noix (tête) et elles sont tapissées de pesto VERT (il est a mentionné que mes dents ne sont pas, complètement, droites, alors le petit jésus sait que le pesto aime, même adore, se loger dans mes craques de dents, des plans pour que je me retrouve avec le dentier vert). La panique me prend légèrement, mais je reste sereine et calme, 3-4 respirations du type exercice « le parapluie » de mon cours de relaxation et j’attaque la salade avec assurance. Après 2-3 laitues qui me font redouter de mon identité, parce que j’ai l’impression d’être un lapin et qu’au fond de mon cœur j’ai une envie de frites, il me pose cette question. CETTE FAMEUSE QUESTION. Accroche-toi parce qu’elle ramasse… « Quelles sont tes passions ? ». Mes yeux s’ouvrent, mon hamster tourne, je ne sais pas quoi répondre. Est-ce qu’il me parle de mes passions ? Ou du fruit de la passion ? Ou du magasin fruits & passion ? La question résonne dans ma tête et il me demande bel et bien QUELLES SONT MES PASSIONS !!

STOP. On fait pause sur l’histoire, je dois te mets en contexte de ma situation personnelle à ce moment de ma vie. Je m’approche de la fin de mon cégep et je ne sais plus ce que je veux faire de mon avenir. J’hésite à changer complètement de branche, car j’ai l’impression que mon domaine d’étude ne me passionne plus comme avant. Mon sport préféré depuis que je suis petite ne me fait plus vibré et depuis quelque temps j’ai arrêté de faire de la musique. Les 3 passions principales qui constituaient ma vie (les 3 passions classiques et non originales, non, mais c’est vrai on dirait que tout le monde à ces 3 passions la) ne sont plus présentes. Alors, moi et mon honnêteté, nous sommes confrontées à tout lui avouer.

ON REPREND. Je le regarde et je lui dis avec un ton plus ou moins convaincant, que je n’ai pas de passion, du moins que présentement je ne les connais pas et que je suis en période de questionnement. À ce moment, BOUM, je me suis tirée dans le pied. Je suis descendu sur l’échelle de « la fille intéressante » à -10 (0 n’étant pas intéressante et 10 très intéressante). Suite à cette réponse,  le regard du gars s’est éteint complètement et j’ai su que ma date était terminée. FINITO PÉPITO. AWAILLE À MAISON FILLE. Le léger, profond et intense silence qui en suit m’a donné le goût de me jeter en bas de ma chaise et  de ramper jusqu’à la sortie dans la position « chenille verte ». Il m’a répondu et je cite : « Ah…, tu n’as vraiment aucune passion ? » (si je pouvais continuer, je mettrais des petits points pendant 2-3 pages pour que tu ressentes le MALAISE). Et je lui répondis avec mon talent en improvisation de type solo dans le contexte « date » : « Nah…,  ben je ne le sais pas. Je n’y ai jamais vraiment pensé ». À ce moment, j’ai réalisé que j’avais perdu l’homme ma vie…… MAIS, avec fierté,  je me suis donné un high five pour le plus gros malaise créé à vie.

Morale de l’histoire (oui, oui parce que je te fais une morale pour de vrai) : j’ai réalisé que l’on ne prenait pas le temps de se poser la question « qu’elles sont nos passions ? » et que l’on ne prenait pas le temps de faire des activités qui nous font vibrer. Alors, si j’ai un conseil à te donner ; ne te fais pas chier (excuse-moi pour ce vocabulaire intense) à faire des choses qui ne te rendent pas heureuse. N’oublie pas que tu n’as qu’une seule vie (YOLO Tsé) profite-en.

MG

C’est une ère de renaissance…

Kekou mon petit poussin des fermes laitières du Québec.

Je sais tu te dis, MAIS ENFIN la petite est de retour. Ben oui, je le sais, maudine, tu verses une larme de bonheur et de loin je te la sèche. Je me fais désirer, que veux-tu ? Je suis désolée pour cette pause assez, pas pire, immense (oué, ok je suis désolée). Ne me fais pas plus sentir mal, s’il vous plaît, assez de regrets de même et cela ne fait que quatre jolis mois que l’année 2018 est commencée. Pour donner suite à cette observation cocasse, j’ai eu cette envie de prendre un moment afin de réviser mes résolutions que j’avais inscrite dans mon petit carnet aux pages vintages et à la couverture brune. En d’autres mots, j’ai établi la liste de mes résolutions dans l’application « notes » de mon téléphone cellulaire.

Alors, la liste commence ainsi :

  1. Avoir confiance en soi.

Celle-là c’est définitivement la meilleure…

Pour te faire un petit résumé vite vite, c’est que je n’ai aucune confiance en moi. C’est simple comme bonjour (comme dirait Girard qui embrasse chaque seconde de la vie). Le problème que je qualifierais de majeur est que je n’ai aucune confiance, mais dans TOUTES les sphères de ma vie…

Définitivement, j’approuve avec toi, l’ensemble est décourageant.

L’affaire c’est que je n’ai aucune idée, de comment je peux trouver ça. Quelquefois, j’aimerais que la confiance en soi se trouve comme un petit coquillage à la plage, toé. Il te pique le gros orteil, alors tu te fâches après lui, mais quand tu le déterres du sable, maudine que tu le trouves beau. Tu le trouves tellement adorable, coquet, charmant, délicieux que tu le rapportes chez vous et tu le conserves dans un petit pot sur lequel il est inscrit « Cuba 2012, best trip ever ».

Alors, cette magnifique confiance que je n’ai pas se reflète dans mes prises de décision. En d’autres mots, ne me demande pas de décider, tu vas virer agressif (ve) tellement que je deviens désemparée à la suite de cette demande qui était, tout simplement, bien intentionnée. Aussi désemparée que des tortues naissantes qui essaient de se rendre à la mer pour la première fois. (Tu dois, définitivement, voir cela si tu ne sais pas de quoi je parle. La scène est tellement cutie pie, tu as le goût de les croquer et de les kidnapper, jusqu’au moment où elles sont prises entre les pattes/crocs d’un prédateur. À cet instant-là, je te conseille de fermer le vidéo et d’écouter du Céline Dion pour effacer ces images traumatisantes). BREF, je divague. (J’aimerais prendre un moment pour souligner le choix de mot, dans ce cas-ci, très concept.)

Le plus bel exemple que je pourrais te donner est mon choix universitaire. Présentement, je suis dans le programme Communication Studies à l’Université de Concordia, mais j’hésite à retourner dans le domaine des sciences, plus précisément les Sciences biologiques à l’Université de Montréal. Chaque jour, je fais 10 sondages, 3 quizzes (ou jeux-questionnaires, si tu préfères) de personnalités dans le magazine Cool et je lis mon horoscope afin comprendre mon être intérieur et son désir le plus profond. Honnêtement, je me décourage moi-même. Mais là, je te vois, oui, oui, je te vois. Tu viens de prendre une pause au courant de ta lecture et te dire « Ben voyons dont, c’est quoi ce dilemme-là ! Ce sont deux domaines complètement différents ! Comment peut-elle hésiter ? » Bon, tu ne te le demandes sûrement pas d’une manière aussi posée, mais j’assume qu’il y a un peu de jugement et une coupe de relèvement de sourcil. N’ai-je pas raison ? El savais. Ainsi, aux dernières nouvelles, j’ai vraiment, très accepté mon admission à l’UdeM et fait mon horaire pour la session prochaine à Concordia, mais tout va bien. Vraiment. Je te le dis. J’ai un talent naturel pour convaincre.

  1. Prendre le temps de lire des livres.

Oh my my.

J’ai tellement essayé fort pour celle-ci. Je te jure, à chaque fois, mon cerveau me joue le même tour. Oui, oui, mon cerveau est un super bon magicien. Je t’explique à chaque fois que je m’apprête à lire un livre, je prends le temps de me vider l’esprit, d’être calme et sereine, afin de pouvoir complètement vivre l’histoire que l’auteur de mon livre s’apprête à me raconter. Une fille de même moi, que veux-tu ? Alors, aspirée par mon livre, je lis la préface, l’introduction, car toute personne qui est adepte de livres fait de même. J’arrive au chapitre 1… Mon cerveau pique une crise. Il me jette en pleine tête des questionnements sur N’IMPORTE QUOI, N’IMPORTE QUOI. Ça varie entre quelle est la température en Russie ? À est-ce que mon frère à vider le lave-vaisselle ? Mais le pire là-dedans, c’est qu’il ne s’arrête pas à un questionnement, IL SE LES ENCHAÎNE. Un après l’autre toé, comme dans un concours de celui qui mange le plus de Hot Dogs en 1 minute (définitivement, le genre de concours où le sentiment dégoût m’est tellement fort que je n’arrive plus à concevoir que cela est un exploit, mais bon). Mais là, il ne faut pas oublier que moi j’essaie de comprendre une histoire ici, là. Après 5 minutes de combats, 6 relectures d’une même page, je suis complètement perdue, mais tu sais quoi ? JE N’ABANDONNE PAS. Je suis déterminée à savoir le déroulement de l’histoire, jusqu’au moment où toute mon énergie est consommée. Je shut down. Beubye Maude. Mes paupières, oh qu’elles deviennent lourdes les petites. Et puis le roupillon s’emporte de mon corps vulnérable. Easy de même toé. Alors, puis-je te dire que non, je ne m’enfile pas des briques de livres chaque semaine, parce que non, je ne suis tout simplement pas capable. J’ai essayé de lire « Plaidoyer pour le bonheur » et j’ai dû encore une fois abandonner. Moi qui voulais juste pouvoir avoir des pensées bouddhistes et prendre soin de moi, mais non. Je suis prise à essayer de comprendre par moi-même où se cache ce fameux bonheur qui se considère comme le trésor dans une chasse au trésor.

  1. Prendre soin de toi

J’ai été une semaine au gym, j’ai abandonné.

J’ai fait l’escalade sur des murs complètement inexistants. En d’autres mots, simple et concis, j’ai abandonné. Cependant, je tiens à mentionner que j’étais très assidue dans mes paiements mensuels. Mais peux-tu te dire que ça fait mal 50 $ par mois, quand tu fais de l’escalade invisible ?

J’ai ouvert mes horizons, alors j’ai fait du yoga pendant 5 minutes. Les deux premières minutes, extase ! Je me sentais gracieuse, je prenais conscience de mon corps et de l’énergie qui circule dans celui-ci. La troisième minute, le chaos. J’ai réalisé que j’étais beaucoup trop impatiente pour faire la salutation au soleil, en plus, d’être aussi flexible comme un hippopotame. Puis-je te dire que la position du chien tête baissée n’était pas ma plus grande force ? Oh que non, ce n’était pas facile.

Finalement, j’ai essayé le jogging. Après 2 minutes, j’ai eu peur de me perdre, alors pour mon bien-être, j’ai pris la décision de retourner à la maison. Je suis tellement une fille sage.

J’aime les lindts. Merci, bonsoère.

4.Aimer les autres.

Oué, j’ai réellement écrit cette résolution… NON, ce n’est pas parce que je suis Shrek. Ce que je voulais sous-entendre par cette résolution, c’est d’aimer l’autre sans se gêner, mais avec modération aussi. On dirait que je te parle de consommation d’alcool, nenon. Laisse-moi t’expliquer. Je me disais, si un petit garçon arrivait dans ma vie, ben je n’avais pas le goût de jouer la game de « je n’ai pas de feelings » quand mon petit bedon avait des papillons. Ainsi, je voulais me convaincre que c’est bien de donner de l’amour aux gens qui te sont chers. PAR CONTRE, je voulais aussi me rappeler qu’il est important de ne pas laisser les gens abuser de ta bonté qui vient souvent dans le package de l’amour. Me comprends-tu ? Définitivement, je pourrais devenir conseillère dans le domaine des relations amoureuses, suite à l’utilisation de ses mots émouvants. Même si j’ai juste fait une « couple » de frenchs par-ci, par-là depuis les quatre derniers mois, je crois encore sincèrement à ma capacité à conseiller les autres… En d’autres mots, mes gros frenchs payants dont la plupart se sont déroulés dans les bars m’ont poussé à utiliser l’application Bumble/Tinder. Hip. C’est tout ce que j’ai à rajouter. (Peut-être dans le prochain article, OK. Merci. Bye).

5.Voyager.

Hmmmmmmmmmmm. Oué. OK. Je l’ai suivi. Je me suis acheté un billet d’avion en direction du Pérou. Je pars dans 3 semaines. Je n’ai rien de préparé. Je suis seule. Je n’ai jamais voyagé seule. Apparemment, il y a des gens qui te capturent et te volent tes organes afin de les revendre. Je suis vraiment excitée. Tout va super bien.

  1. Se laisser aller/emporter

Emporter par quoi ? El ne sait pas. Je pense, honnêtement, que j’ai seulement écrit cela, car je me sentais comme Émile Nelligan. Dans le genre poétique, réfléchi, donner de la liberté au lecteur afin qu’il ait sa propre interprétation de mes mots…

Mais je peux définitivement te dire que les premières sessions universitaires m’ont emporté ben fort… dans un mur… de briques. Ouais. OK. Cool.

Finalement, j’ai le goût de conclure avec une phrase digne d’une artiste incomprise : « c’est une ère de renaissance pour l’année de mes 20 ans »

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BEN VOYONS DONT, TOÉ.

LA « RENAISSANCE ».

COUDONC, EST-CE QUE JE ME PRENDS POUR UNE CHENILLE QUI EST SUR LE POINT DE SE TRANSFORMER EN PAPILLON?

Sûrement.

Définitivement.

C’est sûr que je me sentais comme ça.

Je tripe sur les papillons.

C’est mon rêve de devenir un papillon.

Bref,

Vive les résolutions.

Je ne suis qu’une déception.

Peut-être vais-je apprendre ?

Que la vie n’est pas toujours tendre.

 

 MG.