«Vous êtes arrivés à la destination »

On se croise à un endroit anodin, on se trouve cute. Je le trouve comme une agente secrète du FBI. Je l’inbox et il accepte ma demande (même si j’ai l’air méga freak. ET NON CE N’EST PAS LA MEILLEURE MÉTHODE pour approcher un garçon, mais bon c’était la première et dernière fois que je l’utilisais). On se parle et après quelques petits « allo » et « bonne nuit », nous décidons de nous voir. L’affaire, c’est qu’il a un horaire MÉGA chargé et il ne « fit », aucunement, avec le mien. Alors, après avoir échangé 150 dates et notre agenda personnel au complet, NOUS AVONS UN RENDEZ-VOUS (une date fixée pour notre rencontre, pas une « date » en tant que telle, en tout cas si ce l’était, je n’étais pas au courant. Tu vois cette attitude est classique chez moi. Je veux commencer par être ami avec tout le monde, on dirait que si l’on commence tout de suite par plus qu’une amitié je feel bleu comme un gros bleuet (écoute, tu peux me surnommer Émile Nelligan pour cette magnifique comparaison digne d’un poète qui pratique l’art des mots depuis une dizaine d’années). J’ai l’impression que dans ces moments-là, il faut que je me la joue coquine et je suis nulle. Je ne suis juste pas capable. J’essaye d’appliquer les techniques que l’on voit dans les films typiquement américains. Du genre celles des jeunes filles qui conseillent Aquamarine (IL FAUT QUE TU VOIS CE FILM SI TU NE L’AS PAS VUE. Raymond était, définitivement, mon mec de rêve quand j’étais jeune), genre tourne ta couette autour de ton doigt, cambre le dos, ris fort, fais-lui de petits yeux doux, mors-toi, légèrement, la lèvre…. Mais…… j’ai plus l’air d’une fille avec un toc grave qui se tortille le 3/4 de la crinière autour du doigt ou d’une fille qui vient d’attraper la rage à cause du léger filet de bave qui me coule dans le coin de mes lèvres et de ma lèvre inférieure en sang dû à mon mordillage incontrôlé. En plus, j’ai toujours l’impression qu’une « game » de « sentiments » va commencer après notre rencontre. Cette « game » finit toujours par être un mess, car je dois parler de sentiments et dans cette situation-là, je suis pire que faire la coquine, si seulement tu savais. (Je ne sais pas si je suis seule, mais quand j’arrive pour parler de mes sentiments, mon cerveau bogue et il ne veut pas que je les divulgue à qui que ce soit. J’ai tellement un tempérament de fille indépendante que même ma tête est convaincue que je n’ai besoin de personne. Bon mon cœur, c’est un autre cas, mais encore là, il est très sélectif envers les gens qui constituent mon entourage. Ses critères de sélection se résument à une personne qui saura toujours comment me faire grandir et qui m’apportera plus que des potins de secondaire). Bref tout cela pour dire que même quand je le sais que c’est une « date », j’essaie de faire comme si, ce ne l’était pas.

Cette date était une journée où je travaillais en début d’après-midi et après j’allais directement le rejoindre, car il avait un empêchement vers l’heure du souper. Pas le temps de niaiser. MAIS l’affaire, c’est que je travaille dans une pizzéria, alors l’odeur des pizzas, ça me connaît. En gros, on s’aime beaucoup ! Dès mon entrée dans le restaurant, elle se colle à moi et elle ne me quitte pas jusqu’à tant que je la mette dans le lavage avec mes pièces de vêtements. (tsu tsu tsu, par contre, je tiens mentionné que ce n’est pas une pizzeria où la graisse coule sur les murs et Ginette avec sa mouche sur le bord de sa bouche crie avec sa voix puissante et agressante à son cuisiner « 3 pepperoni fromage larges » [dans ces moments-là, j’ai toujours le goût de lui proposer des alternatives moins agressantes comme, par exemple, marcher jusqu’à son cuisiner avec sur un bout de papier la commande ou l’utilisation d’un micro ou d’un walkie-talkie].

Alors, je commence mon shift [tu as rarement vu une fille aussi excitée de travailler de même de toute sa vie], je n’arrête pas d’en parler aux filles qui m’accompagnent dans mon emploi. L’air vire excité aussi dû aux petits excitements de chacune. La première serveuse est coupée, la deuxième aussi, la troisième… PUIS MOI. OK. Je cours vers mon auto. J’embarque et je me brûle au 3e degré, car mes bancs de cuir sont HYPER chauds, à cause du soleil qui plombe dessus. Je m’imagine dans la mer pour oublier la chaleur infernale et constante sous mes cuisses et je me mets en mode « HAWTTY MAUDY SHAWTY ». Je me change dans mon auto et je réalise que les vitres ne sont pas teintées. Pas grave, awaille en brassière et en bobette devant tous les clients de mon restaurant [bon, j’utilise la position « coquillage de mer » pour que personne ne me voie la bedaine à l’air]. Je me tortille de tous les bords et de tous les côtés, Dieu sait que ce n’est pas facile de changer son pantalon dans une auto. ET VOILA, je me mets à suer de la moustache, Christine. C’est terrible, comment le changement de vêtement me donne chaud. Je pars l’auto. J’essaie de trouver une manière de partir l’air conditionné, JE NE TROUVE PAS LE PITON, alors je conclus que je n’en ai pas [j’en avais, mais je n’étais juste pas au courant, c’est durant le chemin vers chez lui que j’ai réalisé. Merci le petit Jésus, il m’a rendue fraîche pour ma nouvelle rencontre]. En gros, j’ai chaud DE PARTOUT, c’est ben simple. Je réussis à mettre mon outfit qui on espère va encore sentir le downy,  malgré que j’aille chaud comme un chameau [tu t’en rappelles ?] et que l’odeur de la pizza napolitaine s’est imprégnée sur mes poils [ma chevelure] et ma peau. Mon ami me souhaite « bonne chance, pourquoi ? Je ne le sais pas, mais je le prends [bon, peut-être, car il me connaît par cœur et qu’il sait que je suis un peu légèrement beaucoup maladroite, mais bon]. Je baisse les fenêtres pour aérer mes aisselles [c’était nécessaire], je démarre le GPS [pour les intimes Janine la coquine] et je pèse sur le champignon. Awaille en direction de l’appartement de ma nouvelle flamme.

Je suis rendu proche de son appartement et je n’ai AUCUNE IDÉE où il se situe. Je fais trois fois le tour de sa rue ONE WAY, car je dépasse TOUJOURS, son appartement. Eh oui, Janine [le GPS] à cette habitude très désagréable de me dire  à la dernière minute que je suis arrivée à la destination. Bref,  je te confirme que ce n’est pas facile de revenir sur ses pas dans un one way tsé. Après 15 minutes de “je tourne en rond” [on prie pour qu’il ne m’ait pas vue passée 3 fois devant son appartement, il aurait été légèrement découragé, mais bon. Je ne peux pas avoir tous les talents, dont ceux de conduire à Montréal sans aucun problème. Tsé, je viens de la campagne, moi]. Je me stationne N’IMPORTE OÙ, car, je suis heureuse d’avoir arrêté au bon moment et je le texte “SOS, je ne sais pas où me stationner”. Il me répond et me dit qu’il descend dans quelques minutes. Je le vois sortir de son appartement et je le vois marcher dans la rue DANS MA DIRECTION [Bon je te dirais que c’était pas mal un guess, car avec ma myopie je te dirais que je voyais seulement qu’un corps flou s’approcher de moi]. Je sors de mon auto,  je prends mon téléphone, je prends mes clés et je me dirige vers lui. Écoute, plus j’avance, plus la maladie du Parkinson me pogne. Dès que ma vision m’indique que c’est bel et bien lui, je commence à devenir HYPER nerveuse. J’essaie de fermer mon maudit GPS, mais je ne suis pas capable, car JE SHAKE TROP. Je te le jure. Je cliquais n’importe où sauf sur le piton “fin”. Malgré mes multiples essais lorsque je me dirige vers le garçon, Janine ne cesse de répéter “VOUS ÊTES ARRIVÉE À LA DESTINATION ». ELLE L’A MÊME RÉPÉTÉ QUAND JE LUI DONNAIS DEUX BECS. Après 150 essaies et un sourire de fille ben malalaise qui sait qu’elle est rendue à la destination, Janine décide qu’elle n’a pas assez d’attention. À la place de se fermer par elle-même, car cela fait plus de 10 minutes que je suis à la foutue destination. ELLE A RÉPONDU à sa question « comment ça va ? ».La maudine, elle a répondu en disant :  « vous êtes arrivés à la destination », mais avec un ton sensuel. Je vire agressive [tsé no way que mon GPS va me faire de la compétition pour ma nouvelle flamme]. Je tape avec mon index comme une vieille femme enragée qui maîtrise seulement le toucher de l’index sur son iPhone et je réussis, FINALEMENT, à mettre fin à celle-ci. Merci petit Jésus.

Il me confirme que je ne peux pas me stationner là. Alors, je décide de lui confier les clés de mon automobile et je lui dis, stationne où tu veux, je suis trop nulle en stationnement parallèle. [JE TE LE JURE, que je suis la pire, même si j’ai pratiqué ben des fois le tout avec Mireille durant mes cours de conduite technic. Soit que je passe à deux poils de rentrer dans l’autre auto ou je rentre dans le trottoir. C’est ben simple, je suis toujours, tout croche quand j’exécute cette manœuvre et je deviens tellement stressé que j’ai chaud et je vire essoufflée. Des plans pour que je me ramasse à l’urgence]. Bref, il rentre dans mon auto.. eh merde. J’ai oublié de ranger mon linge dans mon sac comme du monde. Il me dit « ouin, la Audi n’est pas propre » Eh merde de merde de merde. Mon chandail viré à l’envers tout croche, non seulement il est délavé, mais en plus il a les fameuses taches blanches que mon déodorant au melon d’eau a laissé sous les aisselles, mon linge étendu tout partout sur le banc et ma brassière qui pend de mon sac [oui, j’ai changé de brassière. Ce n’était pas pour être plus sexy, c’est seulement que ma camisole nécessitait une brassière sans bretelles. Je te l’ai déjà dit, je ne suis pas si coquine que cela]. Je suis, légèrement, beaucoup, malalaise. J’essaie de ranger le tout le plus rapidement  possible avec la vitesse d’une panthère pour qu’il oublie l’image de mes vêtements de travail dégueu. On roule un bébé peu, on trouve un stationnement et, il stationne mon auto. Ouin, ok j’aurais pu faire mieux moi-même, mais bon [on ne va quand même pas lui briser sa bulle, cela commencerait mal le début de notre après-midi. Ça me fait juste réaliser qu’il y a aussi pire que moi. Un petit high five à moi-même].

On se dirige vers son appartement. Il veut me le montrer avant d’aller prendre une bière, alors pourquoi pas ? Il commence à monter les escaliers toé chose… 2 À LA FOIS. Non, mais tu ne comprends pas, il est très rare que je m’aventure de ce genre de montée, car mes cannes ont une longueur qui fait en sorte qu’elles ne sont pas très alaises avec la montée des escaliers par coup de 2, mais elles montent des escaliers avec facilité une à la fois. Alors, je tente la montée « deux escaliers à la fois » pour pouvoir monter au même rythme que lui et lui montrer mon cardio de joueuse de soccer. EH MERDE. J’ai failli passer à 2 poils de me casser les 2 palettes dans les escaliers. J’avais oublié que je portais les pires flip flops sur la terre. Te l ’dis, c’est plus qu’un sport marché avec ces flip flops là. J’abandonne la montée sportive et je traîne en arrière comme une petite patate grelot… La première impression de moi qu’il a ? Je n’en ai aucune idée. On espère juste qu’elle n’est pas trop pire pour ne pas gâcher les 3 heures à venir…

Beach body? Body beach? En tout cas, tu m’as compris. ( partie #2 )

ATTENTION ! Pour les yeux sensibles, je tiens à mentionner que ce texte contient des termes à connotation sexuelle. Exemple : Seins, « Breast », Téties (expression personnelle, pour parler des seins. C’est comme une traduction mauvaise québécoise du mot « tits ») , Vulve, etc. Merci et bonne lecture.

Oh ben, oh ben, 3 semaines plus tard. Je reçois ma commande. Je la déballe. Je suis excitée. Et là, arrive le moment de l’ESSAYAGE. Ih boy… Je décide de commencer par le maillot rouge. C’était ma valeur sûre. Alors, awaille, on se met naked (traduction québécoise : « à poil ») et on se tortille le body pour rentrer dans le fameux maillot rouge. Je mets le haut. Christine. Je le savais. C’est encore arrivé. Je flotte dedans. Je peux faire du Hula Hoop avec mon top de maillot (tsé le « sport » ? Avec le cerceau que tu fais tourner autour de tes hanches et, pour les experts, autour de tes chevilles, de tes poignets et de ton cou. NE VOUS ÉTRANGLEZ PAS EN ESSAYANT CE SPORT S’IL-VOUS-PLAÎT). Mon tronc a encore décidé de faire sa diva. Je t’explique. J’ai le genre de grosseur de corps malaisante avec les maillots. Te l ’dis. Les designers de maillot bain et moi, nous faisons 2 (ou peut-être 10). J’ai un tronc pas assez large pour la grosseur de mes téties (je sais que tu as eu une image en tête. Calmos, je n’en ai vraiment pas des aussi gros que cela. Mon corps est juste mal proportionné dans sa petite-moyenne-malaisante taille). Alors, si je m’aventure dans la grandeur SMALL, les triangles compressent ma poitrine et les remontent dans mon cou, alors j’ai l’air d’avoir mis toute la money de mon Sugar Daddy dans ma nouvelle breast, MAIS c’est la parfaite grandeur pour mon tronc. Si je m’aventure dans la grandeur MEDIUM, le maillot se déplace sans aucune gêne sur mon tronc, mais les triangles sont de la bonne taille pour accueillir mes seins. Tu vois le genre. (Je sais que pour vous les garçons, c’est plus difficile, mais les filles, SUIS-JE LA SEULE?  SOS). À la fin, je finis toujours par prendre la grandeur medium (comme j’ai fait), car je préfère ne pas avoir à gérer mes téties quand ils voudront se sortir le bout du mamelon au grand public. Mettons que cette situation est déconseillée. EL SEMI-MONOKINI dans un party baignade, je te jure que tu ne vas pas te sentir A1 quand tout le monde va parler de la grosseur et de la couleur de tes salamis dans TOUS les prochains soupers qui suivront jusqu’à tes 50 ans. Ensuite, le bas. Ihp ok. Ok. Je dois légèrement faire une petite danse de type BALADI avec mes hanches pour rentrer dedans (je ne la maîtrise pas le déhanchement de cette danse, alors tous les gens qui souhaitaient me contacter pour avoir des cours. OUBLIEZ ÇA. Je suis nulle). Bref, j’ai vue élastique et j’ai vu mon bas de maillot de bain, mais, au moins, il est de la bonne grandeur. Je commence à faire mon premier tourniquet pour admirer ces morceaux de tissu qui ne cachent, définitivement, pas assez de peau. Et puis, je sens avec INTENSITÉ la brise de ma fenêtre de salle de bain… IL EST ÉCHANCRÉ, mais à un tel point que je me demande pourquoi ils ont fait un bas de maillot. Entre un morceau de tissu aussi gros que ma paume de main et rien, je ne vois pas c’est quoi la différence sur la plage. Le taux de sable qui te rentre dans la craque va pas mal être le même. Mettons que je ne mettrais pas cela pour un party piscine en famille. Je me garderai une petite gêne devant grand-ma et son maillot de bain une pièce avec la VIERGE MARIE dessus tsé. Bon, je termine mes tourniquets, je fais des poses à la classique « fille sur la beach qui feel le sun » devant mon miroir. Et je ne suis toujours pas certaine si j’ai acquis assez de confiance durant les 3 dernières semaines (le temps de recevoir ma commande) pour pouvoir le porter aisément devant les amis.

Maintenant, je me lance pour le maillot orange-brun brûlé. J’enfile le haut du bikini………. tu ne me croiras jamais……… J’ai l’air d’une tarte à la PUMPKIN. Honnêtement, je suis sûre que tu ne ferais même pas la différence entre moi  en position « roche » dans un champ de citrouilles et les vraies citrouilles autour de moi. (On ne va pas faire le test, ok ? Merci.) Bref, la couleur ne me va pas. En plus, on dirait que plus je m’observe dans le miroir, plus ma peau vire orange comme le maillot. (c’est à me demander si nous sommes rendus le jour de l’Halloween tsé ?) et la grandeur n’est encore pas très ajustée. Par contre, cette fois-ci, contrairement, au maillot précédent, mes seins sont un peu beaucoup compressés contre mon corps (eh, j’ai l’impression que si je porte ce maillot, je ne vais pas vraiment me présenter le tonton franc, mais bon. Je suis désolée d’avance, ce n’était pas mon intention). Juste avant de m’engager dans les tourniquets pour visualiser l’ensemble sur mon corps. J’exécute le mouvement « mettre son bas de maillot » et puis je réalise que je n’ai aucune idée quel bord va où (dans le fond [je déteste cette expression et je viens de faire une parenthèse dans une parenthèse, je suis tellement gossante], je ne sais pas quel bord va à l’avant pour couvrir ma partie intime, représentée généralement par la forme triangulaire et quel bord va à l’arrière pour couvrir mes foufounes). Sur cette parenthèse, tu peux comprendre qu’il est échancré, comme le rouge, à un tel point que l’on doute, encore une fois, de son utilité. Après 1 minute de réflexion en le tournant devant moi et en inclinant ma tête (comme si j’avais une meilleure perspective tsé) je trouve de quel bord il va et je l’enfile. Après un léger doute, mais sûre de ma shot qu’il est du bon côté sur mon corps, je trouve qu’il est coupé d’une façon très étrange pour cacher le devant. En effet, il monte EXTRÊMEMENT HAUT et il est très ÉTROIT au niveau de la vulve (oui, oui, j’ai utilisé le mot vulve). Je comprends à ce moment, que les fameuses photos dans le sable où les gens se font aller les cannes en l’air pour reproduire des poses de gymnastique les jambes écartées ou tout autres types acrobaties  « fancés », qu’elles seront très déconseillées avec ce bikini (je tiens juste à mentionner que je n’ai jamais compris la tendance « exécuter des poses de gymnases sur le sable qui à une température moyenne de 40 degrés » qui dure depuis 2001… C’est sûrement de la jalousie, car je n’ai jamais été capable de les exécuter. La fille n’est pas très flexible. Ce n’est pas ma force, mettons). Bref,  je devrai limiter mes mouvements (le seul mouvement que je me m’accorde est de marcher les cuisses serrées) SI JE LE METS. Finalement, je commence à virer trop orange bronzé fake, alors je décide de l’enlever même si je n’ai pas complété mes tourniquets et que je n’ai pas exécuté mes poses à la Tyra Banks.

Pour finir, la pièce de grâce, le maillot une pièce noire. (Accroche-toi à ton cell, je te jure que tu ne vas pas ben feeler). Écoute, j’enfile le maillot. IL EST TROP PETIT TOÉ CHOSE. L’endroit où ma poitrine doit se déposer arrive complètement sous la mienne. Alors, seules les BRETELLES VIENNENT S’ACCOTER SUR MES TÉTIES. JE TE JURE. Il n’y a que mes mamelons qui sont cachés. Non seulement j’ai l’air d’un lutteur prénommé « Maude Jalappenos Fire » (définitivement ce n’est pas, encore une fois, ma force la création de noms de lutteur mexicano), mais en plus le bas de maillot me pogne dans la craque comme s’il n’y avait pas de lendemain. Plus rien ne va. J’essaie de trouver espoir dans mon achat, alors je continue à me contempler dans le miroir avec mon nouveau maillot de bain vraiment trop vulgaire ET JE RÉALISE que Jean Airoldi m’a menti toute ma vie. CE N’EST PAS VRAI QUE LE NOIR AMINCIT. J’ai l’air d’avoir la bedaine et la shape d’un lutteur dans la catégorie des poids lourds (ou si tu préfères, j’ai l’air d’un saucisson. J’ai repris la « shape lutteur » pour être concept avec Maude Jalappenos Fire). Moi qui croyais que ma shape en forme de poire allait devenir à l’aide du noir en forme d’échalote (je n’ai pas trouvé de fruit mince et élancé, à part la banane, mais elle me rendait légèrement mal alaise. Je sais que l’échalote ce n’est pas mieux, mais bon). Pendant, un instant j’ai eu l’espoir que mes petits bourrelets « loud » se seraient pour une fois cachés sous la couleur noire. Quels faux espoirs ! Je suis découragée. Pourtant, il avait l’air si joli sur le mannequin le maillot… Maudine. C’est ben pour cela que je trouvais le magasinage en ligne trop beau, j’avais oublié pendant ces  instants que je n’avais, clairement, pas la même shape que la madame. (Tsé avec mon 5’5 et demi, on est loin du but. Mettons que l’on n’a pas la même longueur de cannes. Cela ne donne pas le même effet sur la beach).

Bref, moi qui voulais avoir un nouveau départ pour l’été 2017. J’ai vraiment raté. Je pense que c’était un message de rejet de la part du petit Jésus des partys piscines. Je suis condamné à « oublier mon maillot » dans les partys piscines..

MG

***Suite à ce texte,  tu dois comprendre quelque chose d’important. J’énonce souvent que je n’ai pas une « shape de mannequin » et que je ne l’apprécie pas. Cependant, je ne suis pas en train de dire qu’il faut que tu ressembles aux standards de beauté que la société nous impose, sinon je te considère comme laide. Au contraire, je veux que tu embrasses ton corps, tes courbes et tes différences. Peu importe le maillot que tu décides de porter, ne te cache pas. Je suis sûre que tu es magnifique. Je soulève seulement les idéaux « classiques » (si je peux les appeler ainsi) que j’entends souvent, des idéaux, quelquefois, très ridicules que j’ai et des petits complexes qui m’habitent chez MA personne pour que l’on en rie. (Pour ma part, je suis, encore, dans le processus « apprendre à s’aimer soi-même».)  N’oublie pas que tes complexes sont inexistants aux yeux des autres. Aie confiance en toi et en ce que tu es. En d’autres mots, sois femme. (Je sais que cela ne se dit pas, mais je trouvais que cela faisait « fierce » style Queen B).

Mes passions? Parles-tu du fruit de la passion?

Alors, pour débuter mon blogue, voici un de mes fameux malaises de date qui m’a marqué à vie.
Je suis au restaurant avec le gars et il est environ 21 h. Avant, d’aller plus loin dans mon histoire, je dois te mettre en contexte de la folie intérieure qui se passe dans mon estomac et  dans mes intestins. En gros, je tripe dessus ben raide. Je texte, subtilement, à ma mère qu’il est l’homme de ma vie, les papillons dans mon ventre se font aller depuis le début de la soirée qui a commencé dans les environs de 19 h. C’est la première fois depuis un an que quelqu’un me fait capoter de même. J’ai la face d’une fille, légèrement, retardée, tsé veut dire des fois mes yeux se mettaient à loucher, j’ai un petit sourire niaiseux, je me replace la mèche 150 fois, MAIS il a l’air ben alaise avec ça, sinon il aurait couru depuis très longtemps (ben en tout cas, c’est ce que je pense). Alors, nous sommes au restaurant et nous nous posons des questions pour apprendre plus à nous connaître. LE CLASSIQUE. L’affaire, c’est que je suis la pire pour répondre à ces questions. J’ai énormément misère à me mettre en valeur, car je ne suis pas nécessairement en paix avec moi-même (tsé je me trouve gossante et légèrement fofolle, alors j’y vais toujours pour genre « ben je suis une fille sympathique »). En plus, je trouve que ma vie parfois manque énormément d’action. J’ai toujours la même routine qui se résume à : étude, manger, famille, manger, amies, manger, dormir, dormir, travail, dormir et manger. Alors, tu vois le genre de vie que j’ai, tsé 0 palpitante.

Alors, on commence par commander notre nourriture, bon moi j’essaye d’être santé-fitness et je me commande une petite salade et une bière au hasard, car je n’ai aucune Christine d’idée des sortes de bières, car je DÉTESTE LA BIÈRE, mais ça l’air que selon les blogues féminins ou genre Wikipédia que ça l’attire ben la gent masculine quand on boit de la bière. Après un certain instant (durant lequel je maîtrisais la conversation, eh oui, je te le dis ? J’étais pas pire du tout), la salade est déposée sur la table par la serveuse qui fait de l’œil à ma date. PAS TOUCHE PLEASE. La panique me prend. Les laitues qui la constituent sont grosses comme ma noix (tête) et elles sont tapissées de pesto VERT (il est a mentionné que mes dents ne sont pas, complètement, droites, alors le petit jésus sait que le pesto aime, même adore, se loger dans mes craques de dents, des plans pour que je me retrouve avec le dentier vert). La panique me prend légèrement, mais je reste sereine et calme, 3-4 respirations du type exercice « le parapluie » de mon cours de relaxation et j’attaque la salade avec assurance. Après 2-3 laitues qui me font redouter de mon identité, parce que j’ai l’impression d’être un lapin et qu’au fond de mon cœur j’ai une envie de frites, il me pose cette question. CETTE FAMEUSE QUESTION. Accroche-toi parce qu’elle ramasse… « Quelles sont tes passions ? ». Mes yeux s’ouvrent, mon hamster tourne, je ne sais pas quoi répondre. Est-ce qu’il me parle de mes passions ? Ou du fruit de la passion ? Ou du magasin fruits & passion ? La question résonne dans ma tête et il me demande bel et bien QUELLES SONT MES PASSIONS !!

STOP. On fait pause sur l’histoire, je dois te mets en contexte de ma situation personnelle à ce moment de ma vie. Je m’approche de la fin de mon cégep et je ne sais plus ce que je veux faire de mon avenir. J’hésite à changer complètement de branche, car j’ai l’impression que mon domaine d’étude ne me passionne plus comme avant. Mon sport préféré depuis que je suis petite ne me fait plus vibré et depuis quelque temps j’ai arrêté de faire de la musique. Les 3 passions principales qui constituaient ma vie (les 3 passions classiques et non originales, non, mais c’est vrai on dirait que tout le monde à ces 3 passions la) ne sont plus présentes. Alors, moi et mon honnêteté, nous sommes confrontées à tout lui avouer.

ON REPREND. Je le regarde et je lui dis avec un ton plus ou moins convaincant, que je n’ai pas de passion, du moins que présentement je ne les connais pas et que je suis en période de questionnement. À ce moment, BOUM, je me suis tirée dans le pied. Je suis descendu sur l’échelle de « la fille intéressante » à -10 (0 n’étant pas intéressante et 10 très intéressante). Suite à cette réponse,  le regard du gars s’est éteint complètement et j’ai su que ma date était terminée. FINITO PÉPITO. AWAILLE À MAISON FILLE. Le léger, profond et intense silence qui en suit m’a donné le goût de me jeter en bas de ma chaise et  de ramper jusqu’à la sortie dans la position « chenille verte ». Il m’a répondu et je cite : « Ah…, tu n’as vraiment aucune passion ? » (si je pouvais continuer, je mettrais des petits points pendant 2-3 pages pour que tu ressentes le MALAISE). Et je lui répondis avec mon talent en improvisation de type solo dans le contexte « date » : « Nah…,  ben je ne le sais pas. Je n’y ai jamais vraiment pensé ». À ce moment, j’ai réalisé que j’avais perdu l’homme ma vie…… MAIS, avec fierté,  je me suis donné un high five pour le plus gros malaise créé à vie.

Morale de l’histoire (oui, oui parce que je te fais une morale pour de vrai) : j’ai réalisé que l’on ne prenait pas le temps de se poser la question « qu’elles sont nos passions ? » et que l’on ne prenait pas le temps de faire des activités qui nous font vibrer. Alors, si j’ai un conseil à te donner ; ne te fais pas chier (excuse-moi pour ce vocabulaire intense) à faire des choses qui ne te rendent pas heureuse. N’oublie pas que tu n’as qu’une seule vie (YOLO Tsé) profite-en.

MG