Mes passions? Parles-tu du fruit de la passion?

Alors, pour débuter mon blogue, voici un de mes fameux malaises de date qui m’a marqué à vie.
Je suis au restaurant avec le gars et il est environ 21 h. Avant, d’aller plus loin dans mon histoire, je dois te mettre en contexte de la folie intérieure qui se passe dans mon estomac et  dans mes intestins. En gros, je tripe dessus ben raide. Je texte, subtilement, à ma mère qu’il est l’homme de ma vie, les papillons dans mon ventre se font aller depuis le début de la soirée qui a commencé dans les environs de 19 h. C’est la première fois depuis un an que quelqu’un me fait capoter de même. J’ai la face d’une fille, légèrement, retardée, tsé veut dire des fois mes yeux se mettaient à loucher, j’ai un petit sourire niaiseux, je me replace la mèche 150 fois, MAIS il a l’air ben alaise avec ça, sinon il aurait couru depuis très longtemps (ben en tout cas, c’est ce que je pense). Alors, nous sommes au restaurant et nous nous posons des questions pour apprendre plus à nous connaître. LE CLASSIQUE. L’affaire, c’est que je suis la pire pour répondre à ces questions. J’ai énormément misère à me mettre en valeur, car je ne suis pas nécessairement en paix avec moi-même (tsé je me trouve gossante et légèrement fofolle, alors j’y vais toujours pour genre « ben je suis une fille sympathique »). En plus, je trouve que ma vie parfois manque énormément d’action. J’ai toujours la même routine qui se résume à : étude, manger, famille, manger, amies, manger, dormir, dormir, travail, dormir et manger. Alors, tu vois le genre de vie que j’ai, tsé 0 palpitante.

Alors, on commence par commander notre nourriture, bon moi j’essaye d’être santé-fitness et je me commande une petite salade et une bière au hasard, car je n’ai aucune Christine d’idée des sortes de bières, car je DÉTESTE LA BIÈRE, mais ça l’air que selon les blogues féminins ou genre Wikipédia que ça l’attire ben la gent masculine quand on boit de la bière. Après un certain instant (durant lequel je maîtrisais la conversation, eh oui, je te le dis ? J’étais pas pire du tout), la salade est déposée sur la table par la serveuse qui fait de l’œil à ma date. PAS TOUCHE PLEASE. La panique me prend. Les laitues qui la constituent sont grosses comme ma noix (tête) et elles sont tapissées de pesto VERT (il est a mentionné que mes dents ne sont pas, complètement, droites, alors le petit jésus sait que le pesto aime, même adore, se loger dans mes craques de dents, des plans pour que je me retrouve avec le dentier vert). La panique me prend légèrement, mais je reste sereine et calme, 3-4 respirations du type exercice « le parapluie » de mon cours de relaxation et j’attaque la salade avec assurance. Après 2-3 laitues qui me font redouter de mon identité, parce que j’ai l’impression d’être un lapin et qu’au fond de mon cœur j’ai une envie de frites, il me pose cette question. CETTE FAMEUSE QUESTION. Accroche-toi parce qu’elle ramasse… « Quelles sont tes passions ? ». Mes yeux s’ouvrent, mon hamster tourne, je ne sais pas quoi répondre. Est-ce qu’il me parle de mes passions ? Ou du fruit de la passion ? Ou du magasin fruits & passion ? La question résonne dans ma tête et il me demande bel et bien QUELLES SONT MES PASSIONS !!

STOP. On fait pause sur l’histoire, je dois te mets en contexte de ma situation personnelle à ce moment de ma vie. Je m’approche de la fin de mon cégep et je ne sais plus ce que je veux faire de mon avenir. J’hésite à changer complètement de branche, car j’ai l’impression que mon domaine d’étude ne me passionne plus comme avant. Mon sport préféré depuis que je suis petite ne me fait plus vibré et depuis quelque temps j’ai arrêté de faire de la musique. Les 3 passions principales qui constituaient ma vie (les 3 passions classiques et non originales, non, mais c’est vrai on dirait que tout le monde à ces 3 passions la) ne sont plus présentes. Alors, moi et mon honnêteté, nous sommes confrontées à tout lui avouer.

ON REPREND. Je le regarde et je lui dis avec un ton plus ou moins convaincant, que je n’ai pas de passion, du moins que présentement je ne les connais pas et que je suis en période de questionnement. À ce moment, BOUM, je me suis tirée dans le pied. Je suis descendu sur l’échelle de « la fille intéressante » à -10 (0 n’étant pas intéressante et 10 très intéressante). Suite à cette réponse,  le regard du gars s’est éteint complètement et j’ai su que ma date était terminée. FINITO PÉPITO. AWAILLE À MAISON FILLE. Le léger, profond et intense silence qui en suit m’a donné le goût de me jeter en bas de ma chaise et  de ramper jusqu’à la sortie dans la position « chenille verte ». Il m’a répondu et je cite : « Ah…, tu n’as vraiment aucune passion ? » (si je pouvais continuer, je mettrais des petits points pendant 2-3 pages pour que tu ressentes le MALAISE). Et je lui répondis avec mon talent en improvisation de type solo dans le contexte « date » : « Nah…,  ben je ne le sais pas. Je n’y ai jamais vraiment pensé ». À ce moment, j’ai réalisé que j’avais perdu l’homme ma vie…… MAIS, avec fierté,  je me suis donné un high five pour le plus gros malaise créé à vie.

Morale de l’histoire (oui, oui parce que je te fais une morale pour de vrai) : j’ai réalisé que l’on ne prenait pas le temps de se poser la question « qu’elles sont nos passions ? » et que l’on ne prenait pas le temps de faire des activités qui nous font vibrer. Alors, si j’ai un conseil à te donner ; ne te fais pas chier (excuse-moi pour ce vocabulaire intense) à faire des choses qui ne te rendent pas heureuse. N’oublie pas que tu n’as qu’une seule vie (YOLO Tsé) profite-en.

MG